J’ai testé pour vous le premier spectacle de la nouvelle Madeleine Proust

Publié le 29/09/2023 - 07:00
Mis à jour le 29/09/2023 - 11:20

La première représentation de La Madeleine Proust interprétée par la comédienne Corinne Lordier, plus connue sous le surnom de Conie, s’est déroulée jeudi 28 septembre 2023 au Théâtre de Morteau, là où Lola Sémonin avait donné vie à son personnage il y a 40 ans. Nous y avons assisté et voilà ce qu’on en a pensé…

C’est dans un Théâtre de Morteau plein a craquer que Conie a fait ses premiers pas dans la peau de La Madeleine Proust face au public ce jeudi soir. Un public déjà fan de l’ancienne Madeleine, impatient de voir ce que va donner la nouvelle comédienne. Après quelques mots de Lola Sémonin, créatrice du personnage et metteure en scène du spectacle, ça y est, on retrouve le décor de la grand-mère préférée des francs-comtois. Tous les points de repère y sont : la cuisine et sa fenêtre, l’horloge franc-comtoise, le four, le téléphone, Elmo, la table… tout y est.

La Madeleine Proust interprétée par Corinne Lordier. © Alexane Alfaro

Des appréhensions avant le spectacle...

La Madeleine fait alors son entrée sous les applaudissements d’un public chaleureux et encourageant, comme si tout le monde retrouvait un membre de sa famille. C’est à ce moment là que l’”évaluation” commence… Tout le monde doit prendre ses marques à commencer par la comédienne, mais aussi le public qui est visiblement très franc-comtois. Les points de repère spatio-temporels y sont, mais le physique de Conie, bien différent de celui de Lola Sémonin, va-t-il fonctionner dans ce rôle ? Et son accent ? Ne va-t-il pas être trop surjoué ? Lola Sémonin a l’accent franc-comtois naturellement tandis que Conie, originaire de Bourgogne, a dû l’apprendre… Et les blagues, vont-elles sortir ”comment avant” ?

Un public averti qui a donné sa chance à la nouvelle comédienne

Dès les première répliques, on est plongé sans attendre dans l’univers de la Madeleine Proust, on l’observe. L’écriture de ce spectacle fait résonner d’anciennes expressions déjà entendues dans les spectacles précédents et c’est tant mieux, on retrouve bien là la Madeleine. Le public est très réceptif, nous aussi. C’est parti pour 1h30 d'un seule en scène en période de confinement en pleine épidémie de Covid, avec son lot d'absurdités que nous avons toutes et tous vécus.

La Madeleine Proust interprétée par Corinne Lordier. © Alexane Alfaro

La nouvelle Madeleine s’est parfaitement approprié le personnage. Dans ce spectacle, on retrouve bien sûr des caractéristiques de l’ancienne et heureusement, mais on assiste aussi à des différences… et de belles différences ! La voix de cette comédienne, très éloignée de celle de Lola Sémonin, fonctionne très bien, c’est même un atout dans plusieurs répliques, en particulier les expressions qui partent dans les aigus. Côté accent, on réalise le jeu et le travail de la comédienne : il n’est pas surjoué, il sonne bien, il continue de faire rire le public. Bluffant !

Standing ovation

Autre détail et pas des moindres dans les spectacles de la Madeleine Proust : la bonne odeur de cuisine. Les légumes qui cuisent dans le fait-tout pour la soupe et le fameux gâteau de ménage sont de vraies madeleines de Proust pour les fans du personnage franc-comtois. Ces étapes de cuisine ponctuent des histoires hilarantes, parfois émouvantes, et surtout, qui en mettent un bon coup sur les personnes qui nous gouvernent et les absurdités auxquelles nous avons assisté, voire participé pendant l’épidémie de Covid-19. À noter également la présence de l'absence des personnages hauts en couleur de Rissé, Camel, Jennifer ou encore Simone... C’était très très drôle et nous n’avons pas vu le temps passer.

En conclusion, nous avons été conquis par ce spectacle et par le jeu de Corinne Lordier. Et nous ne sommes pas les seuls puisque la comédienne a obtenu une standing ovation en clôture de sa première représentation publique. En quelques mots : bravo et merci pour ce moment !

©

Infos pratiques

Les prochaines représentations de La Madeleine Proust :

Culture

Au musée des Beaux-Arts de Besançon, les toiles de Ceija Stojka racontent le génocide tsigane

VIDÉO • Le musée des Beaux-Arts et d'Archéologie de Besançon présente, du 27 février au 21 septembre 2026, l’exposition Ceija Stojka - "Garder les yeux ouverts", en partenariat avec le musée de la Résistance et de la Déportation de Besançon. L'artiste autrichienne tsigane, déportée lorsqu'elle avait 10 ans, livre son témoignage à travers des peintures saisissantes.

La 9e biennale d’art singulier lance un appel à créations en Bourgogne-Franche-Comté

L’association Itinéraires Singuliers annonce le lancement de la 9e édition de sa biennale d’art singulier et ouvre un appel à créations intitulé "Naissances". Ce projet s’adresse aux structures sociales, médico-sociales, sanitaires, éducatives, scolaires et associatives de la région Bourgogne-Franche-Comté.

Municipales 2026 à Besançon : le SMA veut faire des musiques actuelles un enjeu central de la campagne

À l’approche des élections municipales prévues les 15 et 22 mars 2026, le Syndicat des musiques actuelles (SMA) a appelé les partis politiques à positionner les musiques actuelles comme un enjeu clé de la campagne. L’organisation professionnelle, qui rassemble plus de 600 entreprises de la filière, a interpellé les candidats sur leurs orientations en matière de politique culturelle locale.

Ateliers d’écriture avec l’artiste Taïeb à Besançon: “Rêverie-Files” au programme ce printemps

L’artiste Taïeb, récemment désigné "Révélation art urbain 2025" par la Société des auteurs dans les arts graphiques et plastiques, propose ce printemps deux sessions d’ateliers d’écriture intitulées Rêverie-Files. Ces ateliers, organisés par l'association bisontine Juste Ici, sont gratuits et ouverts à tous sur inscription, auront lieu en mars prochain à Besançon.

Sancey-le-Long célèbre le bicentenaire de la mort de sainte Jeanne-Antide Thouret

En 2026, la France rend hommage à sainte Jeanne-Antide Thouret, fondatrice des sœurs de la Charité, à l’occasion du bicentenaire de sa mort. Née en 1765 à Sancey-le-Long, dans le diocèse de Besançon, Jeanne-Antide Thouret a consacré sa vie à servir les plus pauvres, d’abord en France, puis en Italie. Canonisée en 1934 par le pape Pie XI, elle reste une figure majeure de l’histoire religieuse et sociale française.

La Fondation du patrimoine dévoile ses chiffres et récompense la Maison Faivre à Chay

La Fondation du patrimoine a annoncé ses résultats pour l’année 2025, marqués par un record de mobilisation en faveur du patrimoine français. Avec des ressources totales de 168,7 millions d’euros, dont 112,4 millions hors exceptionnels, la Fondation enregistre une progression de 32 % par rapport à 2024, confirmant son rôle de premier acteur privé de sauvegarde du patrimoine.

Laurianne Corneille et l’Orchestre Victor Hugo explorent Mozart et Mahler à Besançon et Fontaine-lès-Dijon

L’Orchestre Victor Hugo annonce une série de concerts en février et mars 2026 à Besançon et Fontaine-lès-Dijon, placée sous le signe de deux géants de la musique classique : Wolfgang Amadeus Mozart et Gustav Mahler. La pianiste Laurianne Corneille, artiste invitée de renom, interprétera des œuvres majeures de ces compositeurs, dans une exploration allant de la virtuosité mozartienne à la profondeur dramatique de Mahler.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi

Sondage

 18.21
ciel dégagé
le 26/02 à 15h00
Vent
2.4 m/s
Pression
1024 hPa
Humidité
52 %