La nécropole gallo-romaine de la Viotte va livrer ses secrets

Publié le 14/03/2013 - 12:14
Mis à jour le 14/03/2013 - 18:48

Dans le cadre des importants travaux actuellement menés sur le site de la gare Viotte à Besançon, les fouilles archéologiques ont débuté. Elles vont permettre d’approfondir les connaissances sur l’une des nécropoles gallo-romaines de Vesontio localisée en ce lieu depuis le XIXe siècle.

 ©
©

archéologie

Les archéologues ont investi le chantier de la gare Viotte à Besançon (à propos des travaux actuellement menés sur ce site, lire notre article ci-dessous). Jusqu’à mi-avril, ils vont minutieusement explorer le cimetière antique qui s’y trouve.

Cette nécropole mixte (inhumation et incinération) située sous l’actuelle gare Viotte et à ses alentours, le long de la rue de Vesoul, ancienne voie romaine conduisant à Vesoul, est connue depuis le XIXe siècle.  Datée par les précédentes fouilles du Ier siècle après Jésus-Christ au début du IVe siècle, elle est l’un des sept cimetières du Besançon de l’époque gallo-romaine (voir la liste de ces nécropoles à la fin de cet article).

Hors du pomerium

"La loi des Douze Tables interdit toute sépulture dans l’enceinte de Rome, indiquait Lydie Joan, en 2006*. Le regard ambigu que les Romains portent, en effet, sur la mort entraîne des règles précises quant à la localisation du domaine funéraire. Il faut repousser la mort sans toutefois la répudier. Ainsi, les nécropoles sont à l’extérieur de l’espace réservé à l’habitat, reléguées hors du pomerium (l’enceinte sacrée de la ville), tout en restant à la vue de tous, grâce à divers monuments longeant les axes routiers. Bien qu’aucune des sept nécropoles découvertes à Besançon n’ait été fouillée exhaustivement, leur localisation semble bien marquer les limites et les fluctuations du périmètre habité et les principaux accès de la ville."

Lors du diagnostic préalable à l’actuel chantier, deux tombes ont été retrouvées. Actuellement, en début de fouilles, une vingtaine de sépultures à inhumation et à crémation ont été repérées. Nous reviendrons plus en détail prochainement sur ce chantier archéologique qui devrait permettre de dater plus précisément ce cimetière, d'identifier les âges, sexes et pathologies des personnes inhumées, les techniques d'inhumation, le mobilier enterré avec les corps...

 Et les autres...

Les six autres nécropoles gallo-romaines de Vesontio connues sont :

  • la nécropole à incinération, rue du Général Lecourbe (alors sans doute l’une des entrées de la ville)
  • la nécropole à incinération dite "de Chamars"
  • la nécropole mixte (inhumation et incinération)  du Champ-Noir, rue Louise Michel
  • la nécropole à incinération de Port-Joint, avenue de Chardonnet
  • la nécropole à inhumation autour de l’église de Saint-Ferjeux
  • la nécropole mixte (inhumation et incinération) de Battant

* dans le catalogue de l’exposition "De Vesontio à Besançon" qui s’est tenue au musée des Beaux-Arts et d’Archéologie .

Culture

Le Doubs à la Belle Époque, un voyage au cœur de la mémoire comtoise

À travers 300 cartes postales anciennes, l’ouvrage Le Doubs d’antan, sorti le 24 septembre 2026 et signé Jean-Claude Barbeaux, retrace le quotidien des Doubiens au début du XXe siècle. Publié aux Éditions Hervé Chopin dans la collection "Images d’antan", ce livre met en lumière les activités économiques, les transformations des transports et les premiers développements du tourisme dans le département.

Besançon, berceau oublié de l’anarchisme ?

Dans la boucle du Doubs, entre une citadelle classée à l'Unesco et les ateliers d'horlogerie qui firent sa fortune, Besançon a nourri l'une des traditions libertaires les plus singulières de France. De la naissance de Pierre-Joseph Proudhon au projet avorté de Commune en 1871, retour sur une histoire où la "ville horlogère" a longtemps battu au rythme des idées anarchistes... pour rappel.

À Besançon, Ludovic Fagaut accusé de dépolitiser l’art

Dans un communiqué de presse, l’ex-adjointe en charge de la Culture et conseillère municipale à la Ville de Besançon, Aline Chassagne (PCF) dénonce une « mise en pratique » de la « cancel culture » par le maire de Besançon Ludovic Fagaut. La raison à cela ? La décision prise par la Ville de Besançon de débaptiser le nom de l’exposition "Ni Dieu ni maître ! Art et anarchie de Courbet à Banksy" qui sera présente à Besançon du 27 février au 4 juillet 2027, pour "L’Art en liberté. De Courbet au Street art". Une décision également dénoncée en vidéo par Hélène Magnin-Feysot, conseillère municipale (LFI) sur ses réseaux sociaux.

À Besançon, Céline Girard redonne vie aux céramiques brisées grâce à l’art japonais du kintsugi

Installée à partir du 4 novembre 2026 Grande Rue, à Besançon, la restauratrice de céramiques Céline Girard perpétue la méthode traditionnelle japonaise du kintsugi. À l’Atelier Yumi Kintsugi, elle répare les objets abîmés à l’aide de laque végétale urushi et de poudre métallique, notamment d’or, pour faire des traces de la cassure un élément esthétique à part entière.

Le Festi’Diff revient faire vibrer la scène au rythme de l’inclusion à Labergement-Sainte-Marie

Le Festi’Diff de l’Espace Mont d’Or proposera une 9e édition placée sous le signe du partage, de la création et de l’inclusion les 13 et 14 novembre 2026 à l’Espace des Vallières de Labergement Sainte-Marie. Un événement pensé pour et autour de l’intégration du public handicapé ou empêché pour que "les différences ne soient plus un handicap, mais un enrichissement".
 

Festival de la photographie à Besançon – Rencontre avec GLADYS, figure singulière de la photographie contemporaine française

VIDÉO • Il y a des photographies que l’on regarde et puis il y a celles qui nous regardent en retour. À Besançon, la rencontre avec la photographe GLADYS appartient à cette seconde catégorie. À l’occasion du Festival de la photographie, organisé par Grain d’Pixel, la Galerie de l'ancienne poste accueille, jusqu'au 25 octobre 2026, le travail de cette photographe française de renommée internationale. Une exposition qui s’inscrit dans un contexte tout particulier : celui du bicentenaire de la photographie, qui invite à célébrer deux siècles d’images, mais aussi à s’interroger sur ce que la photographie continue de raconter de notre époque...
 

Tableau de Gustave Courbet : droit de réponse de Me Béatrice Cohen

DROIT DE RÉPONSE • En tant que conseil de la société adjudicataire du tableau litigieux, Béatrice Cohen, avocate au Barreau de Paris, souhaite apporter plusieurs précisions à la suite de la publication, le 10 septembre 2026, sur le site MaCommune.info, de l’article intitulé Une expertise judiciaire conclut à l’authenticité d’un tableau inédit de Gustave Courbet.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi
 10.17C°
légère pluie
le 18/10 à 11h00
Vent
2.92 m/s
Pression
1020 hPa
Humidité
91 %

Sondage