La veille d'un nouveau procès, Guéant "hospitalisé d'urgence" selon son avocat

Publié le 14/02/2022 - 13:30
Mis à jour le 14/02/2022 - 13:34

© Peter Potrowl ©
© Peter Potrowl ©

L’ex-ministre de l’Intérieur et ex-préfet de Franche-Comté (1998-2000)  Claude Guéant a été « hospitalisé d’urgence » lundi pour « subir une opération chirurgicale », a affirmé son avocat à l’AFP, rendant encore plus probable le renvoi de son procès pour « escroquerie » de frais de campagne qui doit s’ouvrir mardi à Nanterre.

L'homme de 77 ans, qui souffrait déjà "de problèmes cardiaques" a contracté, durant son incarcération de deux mois à la prison de la Santé à Paris, "plusieurs pathologies supplémentaires sévères", a assuré Me Philippe Bouchez El Ghozi.

M.Guéant avait été incarcéré du 13 décembre au 9 février, une première pour un ex-locataire de Beauvau, et bénéficie depuis d'une liberté conditionnelle.

A sa sortie d'hôpital, Claude Guéant "devra être au repos chez lui pendant une dizaine de jours, et espère pouvoir retrouver ses pleines capacités dans environ un mois", a ajouté son conseil, qui demandera mardi matin à Nanterre le renvoi de son procès, prévu sur deux jours.

L'ancien secrétaire général de l'Elysée sous Nicolas Sarkozy devait y être jugé pour "escroquerie" pour le remboursement des frais de sa campagne législative de 2012, après la diffusion d'un tract en sa faveur par le maire UMP (devenu LR depuis) de Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine).

Une infraction passible de cinq ans d'emprisonnement et 375.000 euros d'amende. Celui qui fut aussi préfet et directeur général de la police nationale devait également comparaître devant le tribunal correctionnel pour "financement illicite" de campagne.

Parmi les prévenus, figure également Pierre-Christophe Baguet, maire LR de Boulogne-Billancourt, pour "financement illicite" de campagne.

Dans ce dossier, l'accusation reproche à MM. Baguet et Guéant d'avoir cherché à faire financer par la ville de Boulogne-Billancourt des dépenses de propagande électorale au soutien de la candidature de Claude Guéant. Ce que contestent formellement les deux prévenus.

Outre ce procès, les péripéties judiciaires continuent pour l'ancien ministre. M. Guéant doit être rejugé dans le dossier des sondages de l'Elysée, après avoir fait appel de sa condamnation, le 21 janvier, à un an d'emprisonnement, dont huit mois ferme, pour favoritisme.

Il reste également mis en examen dans l'affaire des soupçons de financement libyen de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy en 2007.

Sa récente incarcération à la Santé était due à une autre affaire: la justice avait estimé qu'il ne faisait pas les efforts nécessaires pour s'acquitter des sommes qu'il avait été condamné à payer, en 2017, dans l'affaire des primes en liquide du ministère de l'Intérieur.

(AFP)

Justice

La Cour de cassation rejette le recours de Frédéric Péchier sur sa demande de mise en liberté

La Cour de cassation a rejeté mardi 12 mai 2026 le recours de l'anesthésiste Frédéric Péchier, condamné en décembre à perpétuité pour 30 empoisonnements dont 12 mortels, qui réclamait sa remise en liberté pour préparer son procès en appel, a-t-on appris de source judiciaire.

Vols de camions chez des artisans du Haut Doubs : 126 gendarmes mobilisés et 12 personnes interpellées

Mardi 5 mai 2026, une opération judiciaire a été menée simultanément dans les départements du Doubs, de la Côte d’Or et de la Haute-Saône pour des faits de vol avec trois circonstances aggravantes, blanchiment d’argent, escroquerie, travail dissimulé et non-justification de ressources.

Affaire Avenir Fermetures : 100 victimes, 700.000 € de préjudice et une enquête pénale ouverte à Besançon

Les sociétés Avenir Fermetures Saint-Vit et Rioz, spécialisées dans la menuiserie, font l’objet de procédures de liquidation judiciaire devant le tribunal de commerce de Besançon. Plusieurs clients affirment avoir versé des acomptes pour des travaux jamais réalisés, donnant lieu à un préjudice financier significatif et à la création d’un collectif d’aide aux victimes de ces affaires, a-t-on appris en mars 2026.

Poulain jeté dans un trou : un éleveur condamné et interdit à vie de détenir un animal

Un éleveur de chevaux du Doubs qui avait jeté un poulain dans un trou, entraînant sa mort, a été condamné lundi 27 avril 2026 à Besançon à une interdiction définitive de détenir un animal et d'exercer une profession en lien avec les animaux, a-t-on appris auprès du parquet.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi
 5.99
couvert
le 15/05 à 06h00
Vent
1.14 m/s
Pression
1002 hPa
Humidité
93 %

Sondage