L'académie de Besançon et le musée de la Résistance et de la Déportation concrétisent (enfin) leurs 50 années de relation

Publié le 25/03/2024 - 16:31
Mis à jour le 28/03/2024 - 15:00

Anne Vignot, maire de Besançon, et Nathalie Albert-Moretti, rectrice de la région académique Bourgogne Franche-Comté et de l’académie de Besançon se sont retrouvées au musée de la Résistance et de la Déportation lundi 25 mars 2024. Objectif : signer une convention entre les deux parties et le musée dont le but est de promouvoir à travers l’histoire de la Seconde Guerre mondiale, l’éducation citoyenne et les valeurs républicaines de la Résistance à tous les élèves dans le cadre d’activités et de sorties scolaires.

Depuis le début des années 70, l’académie de Besançon et le musée de la Résistance et de la Déportation à la Citadelle de Besançon travaillent en étroite collaboration, notamment dans le ”prêt” de professeurs de l'Éducation nationale au musée, comme l’a rappelé Nathalie Albert-Moretti : ”Depuis l’ouverture de ce musée, on a constamment un ou une professeur(e) d’Histoire-Géographie qui est placé aux côtés du musée et qui travaille sur tous les aspects du parcours pédagogique et éducatifs au bénéfice des élèves de l’académie". Et d'ajouter : "On vient de signer pour la première fois une convention entre l’académie et la Ville à propos de nos liens avec le musée de la Résistance et de la Déportation, véritable joyaux, et cette convention vient acter ce qui se réalise depuis les années 70, des liens étroits tissés et majeurs pour l’activité du musée, mais aussi l’éducation des élèves de Franche-Comté.”

Un "engagement fort en faveur du devoir de mémoire, de la lutte contre toute forme de haine"

Anne Vignot et Nathalie Albert-Moretti sont toutes les deux d'accord pour affirmer que ce partenariat acte leur "engagement fort en faveur du devoir de mémoire, de la lutte contre toute forme de haine" à l'heure pendant laquelle l'exécutif a décidé de relever le plan Vigipirate à son niveau maximal, "urgence attentat", comme l'a rappelé la maire de Besançon.

Ce partenariat, enfin concrétisé, permet également de "préparer les visites des élèves qui y viennent s’acculturer, découvrir et réfléchir sur ces sujets fondamentaux qui font l’histoire de notre République. Ce musée est vraiment au coeur de la formation des jeunes citoyennes et jeunes citoyens", a indiqué la rectrice.

Musée de la Résistance et de la Déportation à la Citadelle de Besançon. © Alexane Alfaro

Culture

Le Doubs à la Belle Époque, un voyage au cœur de la mémoire comtoise

À travers 300 cartes postales anciennes, l’ouvrage Le Doubs d’antan, sorti le 24 septembre 2026 et signé Jean-Claude Barbeaux, retrace le quotidien des Doubiens au début du XXe siècle. Publié aux Éditions Hervé Chopin dans la collection "Images d’antan", ce livre met en lumière les activités économiques, les transformations des transports et les premiers développements du tourisme dans le département.

Besançon, berceau oublié de l’anarchisme ?

Dans la boucle du Doubs, entre une citadelle classée à l'Unesco et les ateliers d'horlogerie qui firent sa fortune, Besançon a nourri l'une des traditions libertaires les plus singulières de France. De la naissance de Pierre-Joseph Proudhon au projet avorté de Commune en 1871, retour sur une histoire où la "ville horlogère" a longtemps battu au rythme des idées anarchistes... pour rappel.

À Besançon, Ludovic Fagaut accusé de dépolitiser l’art

Dans un communiqué de presse, l’ex-adjointe en charge de la Culture et conseillère municipale à la Ville de Besançon, Aline Chassagne (PCF) dénonce une « mise en pratique » de la « cancel culture » par le maire de Besançon Ludovic Fagaut. La raison à cela ? La décision prise par la Ville de Besançon de débaptiser le nom de l’exposition "Ni Dieu ni maître ! Art et anarchie de Courbet à Banksy" qui sera présente à Besançon du 27 février au 4 juillet 2027, pour "L’Art en liberté. De Courbet au Street art". Une décision également dénoncée en vidéo par Hélène Magnin-Feysot, conseillère municipale (LFI) sur ses réseaux sociaux.

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Installée à partir du 4 novembre 2026 Grande Rue, à Besançon, la restauratrice de céramiques Céline Girard perpétue la méthode traditionnelle japonaise du kintsugi. À l’Atelier Yumi Kintsugi, elle répare les objets abîmés à l’aide de laque végétale urushi et de poudre métallique, notamment d’or, pour faire des traces de la cassure un élément esthétique à part entière.

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Le Festi’Diff de l’Espace Mont d’Or proposera une 9e édition placée sous le signe du partage, de la création et de l’inclusion les 13 et 14 novembre 2026 à l’Espace des Vallières de Labergement Sainte-Marie. Un événement pensé pour et autour de l’intégration du public handicapé ou empêché pour que "les différences ne soient plus un handicap, mais un enrichissement".
 

Festival de la photographie à Besançon – Rencontre avec GLADYS, figure singulière de la photographie contemporaine française

VIDÉO • Il y a des photographies que l’on regarde et puis il y a celles qui nous regardent en retour. À Besançon, la rencontre avec la photographe GLADYS appartient à cette seconde catégorie. À l’occasion du Festival de la photographie, organisé par Grain d’Pixel, la Galerie de l'ancienne poste accueille, jusqu'au 25 octobre 2026, le travail de cette photographe française de renommée internationale. Une exposition qui s’inscrit dans un contexte tout particulier : celui du bicentenaire de la photographie, qui invite à célébrer deux siècles d’images, mais aussi à s’interroger sur ce que la photographie continue de raconter de notre époque...
 

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