Le graffeur Nacle, invité à peindre une immense palissade de chantier sur le Pôle Viotte à Besançon

Publié le 07/07/2021 - 14:49
Mis à jour le 08/07/2021 - 15:16

Le graffeur bisontin Nacle a été choisi par la Ville de Besançon et le promoteur SMCI pour peindre et décorer une palissade d’environ 360 m2 sur le pôle Viotte actuellement en construction à Besançon. Lors d’un évènement ouvert au public à la rentrée prochaine sur les thèmes de la culture graffiti et du hip-hop, le graffeur, accompagné d’autres artistes, donnera vie au mur provisoire. Interview.

Cet été, une palissade de 360 m2, faite de panneaux de bois lisse, sera installée sur le pôle Viotte afin de sécuriser et protéger le passage de agents de l'Etat des travaux de la dernière partie du projet immobilier porté par SMCI. Pour ne pas laisser ce mur vide, la Ville de Besançon et le promoteur ont décidé de le faire vivre…

Qui êtes-vous ?

Nacle : "Je suis né à Besançon et je suis graffeur depuis 2007. Depuis 2017, je fais de ma passion mon métier. J'étais maçon : avant, je faisais des murs la semaine et je les peignais le week-end, et maintenant je ne fais que les peindre. J'ai commencé mes études à Besançon, je les ai terminées à Paris et je suis revenue à Besançon parce que c'est vraiment une ville à laquelle je suis très attachée."

Comment vous êtes-vous retrouvé dans ce projet sur le pôle Viotte ?

Nacle : "Ce sont les services de l'Urbanisme et de la Culture de Besançon qui m'ont contacté en se demandant ce qu'ils pouvaient faire de cette grande palissade sans en faire un support de communication uniquement et surtout qui ne soit pas dégradé. L'idée d'y faire un graffiti s'est rapidement présentée. Quand on m'a proposé de décorer cette palissade, de peindre dessus, je ne voulais pas tirer toute la couverture sur moi, je voulais plutôt fédérer, partager ça avec d'autres artistes, ça manque un peu à Besançon. On a un peu tous vieilli dans le graff' et aujourd'hui c'est plus difficile de se retrouver comme quand on avait 20 ans devant un mur."

Plus concrètement, qu'allez-vous proposer autour et sur cette palissade de 200 m2 ?

Nacle : "Sur cette palissade, il y aura une partie dédiée à la communication et une partie graffiti. Comme je vous le disais, l'idée n'est pas de peindre ce mur seul, mais d'inviter d'autres artistes lors d'un évènement sur 2 ou 3 jours, que l'on appelle dans le milieu du graffiti un Jam. Il s'agit d'un mini festival de graff'. Rien n'est encore défini, mais on sera plusieurs à peindre ce mur et en parallèle, on aimerait organiser un évènement culturel parce que ça manque un peu en ce moment… Ce serait l'occasion de montrer notre art, l'environnement dans lequel gravite le graffiti, c'est-à-dire la culture hip-hop, fédérer autour de cet évènement, faire venir des DJ, organiser un open mic, pourquoi pas mettre une petite scène sur laquelle des danseurs pourraient faire des démonstrations, inviter des gens à faire du parkour, etc. Aujourd'hui, tout est dans les tuyaux, mais rien n'est encore acté."

Et sur le mur, que prévoyez-vous ?

Nacle : "Sur le mur, il s'agira d'une fresque. C'est en cours de réflexion, mais on peut d'ores et déjà dire que les couleurs que nous utiliserons seront plutôt des camaïeux de bleu, des camaïeux de rouge orangé et des camaïeux de noir, blanc et gris. L'objectif est de coller au décor, de composer avec ce qui entoure cette palissade.

En terme de fresque, ce seront principalement des graffitis, un travail autour du lettrage, mais aussi des éléments plus figuratifs pour dynamiser la fresque et notamment des portraits en noir et blanc parce que c'est ce que j'affectionne le plus personnellement. Il y aura peut-être des animaux, le style de chaque artiste sera représenté. Il n'y a pas de cahier des charges imposé, mais c'est à nous de jouer avec les codes et on sait ce qu'attend la mairie. Je pense également que le portrait en noir et blanc de la personnalité féminine dont ce nouveau passage portera le nom, Gisèle Halimi, sera réalisé."

La palissade sera installée fin juillet 2021 pour une durée de 2 ans.

Culture

En Bourgogne-Franche-Comté, deux mois pour explorer les visages de l’enfermement à travers le patrimoine écrit

Du 1er septembre au 1er novembre 2026, l’Agence Livre & Lecture renouvelle son opération de valorisation du patrimoine écrit : Patrimoines écrits en Bourgogne-Franche-Comté, dans huit départements de la région. Intitulée “Captifs ?”, cette nouvelle édition invite le public à explorer la thématique de l’enfermement à travers les collections écrites, graphiques et iconographiques conservées dans toute la région.

À Amancey, des habitants collectent les souvenirs de leur territoire et les réunissent dans un livre

Depuis octobre dernier 2025, onze habitantes du secteur d’Amancey se sont engagées dans une expérience originale de collecte d’histoires de vie. Porté par l’association Place aux histoires, le projet visait à recueillir des témoignages d’habitants du territoire afin de favoriser les rencontres, la transmission et le lien social. De cette collecte est né un ouvrage intitulé Le Coffre aux histoires, entre Loue et Lison, qui sera présenté le 8 juillet 2026.

“Réalisme animal” : rencontre avec les trois commissaires de l’exposition du musée Courbet d’Ornans

VIDÉO • L’animal est au cœur de la nouvelle exposition qui musée Courbet d’Ornans du 27 juin au 8 novembre 2026. L’occasion de découvrir le travail de Paul Potter, Gustave Courbet, Jacques-Raymond Brascassat ou encore Rosa Bonheur… Les trois commissaires de l’exposition nous en parle.

“Réalisme animal” : 120 œuvres qui cassent les codes au musée Courbet d’Ornans

Du 27 juin au 8 novembre 2026, le musée Courbet d’Ornans donne à voir de nombreuses pièces issues de prêts d’institutions avec le soutien du musée d’Orsay. Si certaines œuvres sont exposées pour la première fois dans le Doubs, d’autres sortent tout droit des archives. L’occasion de découvrir la place qu’a prise l’animal au XIXe siècle.

Le patrimoine religieux du diocèse de Besançon exposé tout l’été au Centre diocésain

Le concours photo organisé ce printemps par le diocèse de Besançon a rencontré un très beau succès. Plus de 100 participants ont envoyé leurs clichés, rendant la tâche du jury particulièrement délicate. Au terme des délibérations, 30 photographies mettant en valeur des églises et bâtiments religieux du diocèse ont été sélectionnées. Elles sont exposées dans la galerie Ledeur jusqu’au 14 août 2026.

Près de 10.000 visiteurs pour la 12e édition des 24h du Temps à Besançon

Malgré un contexte marqué par la canicule et des restrictions d’accès au centre-ville liées à la Fête de la musique, la 12e édition des 24h du Temps, organisée du 19 au 21 juin 2026, a attiré près de 10.000 visiteurs sous les arcades du Musée du Temps. Consacrée cette année au thème du Vintage, la manifestation a confirmé l’intérêt du public pour l’horlogerie, son patrimoine et ses savoir-faire.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi
 20.85
légère pluie
le 29/06 à 05h00
Vent
2.59 m/s
Pression
1022 hPa
Humidité
85 %

Sondage