Le marché automobile toujours en panne de croissance

Publié le 02/01/2015 - 17:34
Mis à jour le 17/04/2019 - 10:23

Après avoir touché le fond en 2013, le marché automobile français des voiture neuves affiche une croissance très faible de 0,3% en 2014. Malgré un retrait de 9,6% en décembre, le groupe PSA Peugeot Citroën termine l’année sur une hausse de 1,6%. 

Les marques françaises, qui représentent 55,34% du marché, se sortent bien de cette année 2014, puisque leurs ventes sont en hausse de 3,9%, tandis que celles des constructeurs étrangers reculent de 3,8%.

Ainsi, le groupe Renault enregistre une croissance de 6,8%, principalement portée par la marque à bas coûts Dacia, tandis que PSA Peugeot Citroën affiche une hausse de 1,6%. Et ce malgré un retrait de 9,6% pour PSA en décembre, et de 0,8% pour Renault.

Sur l'année, le constructeur Volkswagen enregistre une baisse de 1,9%, Ford est à -1,8%, Toyota à -5,9%, et General Motors à -19,4%, du fait en grande partie du retrait de sa marque Chevrolet. En revanche, le groupe Nissan est en hausse de 8,8%, BMW stagne à +0,2%, Fiat s'en tire avec une légère croissance de 0,9%, et Mercedes est à +2%.

Le marché devrait-être "plat" en 2015 

Avec 1.795.913 voitures neuves immatriculées en 2014 dans l'Hexagone, les niveaux restent bien inférieurs à ce qu'ils étaient avant la crise. Pour autant, 2014 aura vu le retour de la croissance, même très faible, après plusieurs années de chute, et le plus bas niveau depuis 15 ans atteint en 2013. François Roudier, porte-parole du CCFA, évoque "une année de stabilisation, on remonte lentement le fond de la piscine".

L'année 2014 s'achève donc sur une très faible croissance de 0,3% pour le marché automobile français, qui a stoppé l'hémorragie des ventes après avoir touché le fond en 2013, mais s'attend à ce que les niveaux restent faibles en 2015.

Si les constructeurs se réjouissent que les ventes soient de retour "dans le positif, on n'est plus dans les chutes qu'on avait connues auparavant", il est toutefois nécessaire de "rester lucide, on est très loin des deux millions (de véhicules vendus) qui représentaient le marché français traditionnel", ajoute François Roudier. Le CCFA tablait initialement sur une croissance comprise entre 1 et 3% pour 2014, mais s'était ensuite montré plus prudent, prévoyant alors +1 à +2%.

Après un début d'année qui avait vu le marché repartir à la hausse, laissant espérer quelques points de croissance, les derniers mois de l'année ont fait chuter la moyenne: -3,8% en octobre, -2,3% en novembre, et même -6,8% en décembre (-11% à nombre de jours ouvrables comparables).

Particuliers et entreprises ont repoussé leurs achats de véhicules neufs: "les ventes aux entreprises sont restées très faibles. Le contexte explique cette grande prudence", souligne Flavien Neuvy, directeur de l'observatoire Cetelem de l'automobile

Il précise qu'"en 2014, ce sont 3,3% des ménages français qui ont acheté un véhicule neuf", quand on en comptait plus de 6% au début des années 90.

Citadines et SUV gagnants de 2014

Les grands gagnants de 2014 sur le marché hexagonal ont été les SUV, ces 4x4 de ville, qui représentent désormais près d'un quart des ventes. Mais aussi les petites citadines, dont la part de marché est passée de 49% en 2012, à 54% en 2014 (42% en Europe).

Et la part de marché du diesel a continué à décroître, pour atteindre 64%, quand elle était de 73% en 2012, son plus haut niveau.

Pour 2015, le marché européen devrait rester stable ou en très légère croissance. François Belorgey observe ainsi "une crise de confiance globale qui ne favorise pas l'achat de voitures neuves", et n'anticipe pas, pour cette nouvelle année, "de raison macroéconomique ou microéconomique (qui provoquerait) un changement. Le marché devrait être très plat par rapport à 2014".

"Les automobilistes n'ont pas retrouvé le chemin des concessions, 2015 devrait rester dans cette tendance", prévoit également Flavien Neuvy, qui table néanmoins sur une hausse de l'ordre de 3%.

(avec AFP)

Economie

Bourgogne-Franche-Comté : l’Anis de Flavigny incarne le savoir-faire confiseur régional

Alors que les vacances d’été se poursuivent, les Confiseurs de France valorisent les spécialités qui font la richesse du patrimoine gourmand français. En Bourgogne-Franche-Comté, l’Anis de Flavigny figure parmi les produits emblématiques de cette tradition confiseuse. Fabriquée selon un savoir-faire ancestral, cette spécialité témoigne de l’attachement de la région à un patrimoine culinaire reconnu.

Un DSI externalisé made in Besançon : ADTC veut rapprocher les PME de leur stratégie numérique

Depuis le 30 juin 2026, ADTC propose à Besançon et en Bourgogne-Franche-Comté de gérer les systèmes d'information dans les PME et collectivités ne pouvant se permettre d'employer une personne à plein temps à ce poste. Alexandre Duffait ingénieur bisontin de formation et diplômé en management des systèmes d'information nous explique.

Comment la municipalité de Besançon peut-elle envisager le commerce sous temps de canicule ?

Après trois vagues de chaleur en deux mois, une quatrième va frapper la Bourgogne-Franche-Comté cette semaine à partir du 28 juillet. Ces températures extrêmes estivales modifient les habitudes quotidiennes et la façon dont nous effectuons nos achats à Besançon et les commerçants le savent bien. Nous avons interrogé Serge Couësme, adjoint au commerce de la municipalité de Besançon.

Les Instants gourmands reviennent fin août à Besançon : 4 jours de saveurs et de musique à Granvelle

Du jeudi 27 au dimanche 30 août 2026, les Instants gourmands feront leur retour sur la promenade Granvelle à Besançon. Organisé par l’Office du commerce et de l’artisanat, l’événement proposera une nouvelle édition placée sous le signe de la gastronomie, des découvertes culinaires et des animations musicales.

Quel est le poids du secteur hôtels, cafés et restaurants en Bourgogne-Franche-Comté ?

Les Urssaf Bourgogne et Franche-Comté ont annoncé, mi juillet 2026, la publication d’un nouveau format d’analyse statistique consacré aux hôtels, cafés et restaurants (HCR) en Bourgogne–Franche-Comté. Cette première édition s’adresse aux acteurs économiques, aux décideurs et aux partenaires institutionnels de la région.

À Besançon, Le 52 lance son appel à candidatures pour sa boutique éphémère de Noël 2026

Le 52, espace dédié aux Industries Culturelles et Créatives porté par l'association Culture Action Bourgogne-Franche-Comté, situé rue Battant à Besançon, lance son appel à candidatures pour la boutique éphémère de Noël 2026. Les créatrices et créateurs émergents de Bourgogne-Franche-Comté ont jusqu'au 31 août 2026 à minuit pour déposer leur dossier.

Observatoire des prix des fruits et légumes 2026 : pourquoi les légumes coûtent toujours plus cher aux Français ?

Selon l’Observatoire des prix des fruits et légumes 2026 de Familles Rurales dont les derniers résultats ont été publiés jeudi 23 juillet 2026, l’accessibilité économique des produits recommandés pour la santé continue de se dégrader. Si les prix des fruits se stabilisent, ceux des légumes repartent fortement à la hausse. L’association appelle les parlementaires à agir pour faciliter l’accès à une alimentation saine.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi
 26.52
légère pluie
le 03/08 à 20h00
Vent
4.39 m/s
Pression
1009 hPa
Humidité
48 %

Sondage