Le pavillon de la méridienne de l’Observatoire de Besançon entièrement restauré

Publié le 04/11/2013 - 14:25
Mis à jour le 05/11/2013 - 15:05

Façades nettoyées, toit et son système d’ouverture restaurés, fenêtres et parquets rénovés, peintures intérieures refaites à l’identique et meubles d’époque, le pavillon de la méridienne de l’Observatoire de Besançon a fait l’objet de 690.000 euros de travaux d’embellissements. Ceux-ci ont été financés par la Ville et le Grand Besançon, avec le soutien de l’Etat – via la DRAC -, de la Région de Franche-Comté et du Département du Doubs. 

Patrimoine

Mardi 29 octobre 2013, une inauguration officielle a marqué la fin des travaux de rénovation du pavillon de la méridienne de l’Observatoire de Besançon. Mais avant les discours des nombreux officiels concernés, les participants à cette manifestation ont pu avoir quelques explications sur l’énorme lunette astronomique qui donne sa raison d’être à ce bâtiment.
 
Comme son nom l’indique, cette méridienne, datant de la fin du XIXe siècle, servait à observer les étoiles sur le plan méridien, soit un plan vertical orienté nord-sud. C’était alors la seule manière de déterminer l’heure exacte afin notamment de la transmettre aux horlogers. Utilisée à partir de 1886 pour l’observation des étoiles de repère, dites étoiles fondamentales, la nuit et pour celle du soleil le jour, la méridienne servit surtout, à partir de 1913 (lorsque l’Observatoire a été équipé pour recevoir les signaux horaires de la tour Eiffel) à l’élaboration de catalogues de position d’étoiles. Le dernier programme d’observation à cette fin a eu lieu en 1981.
 

La même fonction qu’une horloge astronomique

 
"On ouvrait le toit du bâtiment et les fentes existantes au nord et au sud une bonne heure avant l’observation pour qu’il n’y ait pas de turbulences d’air chaud, a expliqué François Puel, ancien adjoint astronome à l’Observatoire de Besançon, qui a travaillé avec cette méridienne de 1964 à 1981. On calait l’instrument en position d’observation et on s’installait couché dessous pour enregistrer le passage des étoiles. Une lunette méridienne avait à l'origine la même fonction qu’une horloge atomique aujourd’hui". (Lire l’encadré ci-contre pour plus de précisions sur le fonctionnement de cette méridienne).
 
Datant de 1883-1885, le pavillon qui abrite cette méridienne et porte son nom fait partie de l’ensemble des bâtiments en pierre et briques construits lors de la création de l’Observatoire de Besançon. S’étant élevée à 690.000 euros financés par la Ville et le Grand Besançon, avec le soutien de l’Etat (DRAC Franche-Comté), du Conseil régional de Franche-Comté et du Conseil général du Doubs au titre du patrimoine historique, sa restauration n’a pas qu’un but patrimonial, l’édifice continuant à être utilisé par le personnel de l’Observatoire.
 

Dans les règles de l’art

 
Ces travaux permettent en effet l’installation dans les bâtiments rénovés du service de contrôle et de certification chronométrique de l’Observatoire dont l’activité consiste à vérifier l'état de marche et la haute précision de montres mécaniques, conformément aux normes internationales. Un espace d’accueil a été aménagé à l’entrée du pavillon, l’aile est a été affectée à la fonction administrative, la salle de la lunette a été agencée en espace muséal et l’aile ouest en salle d’exposition – la première est consacrée à la sonde spatiale Gaïa – pouvant se transformer en espace de rencontre à la disposition du monde horloger. 
 
Boiseries, parquets et menuiseries extérieures restaurés, plafonds et plâtrerie remis en peinture en restituant les tons d’origine, façades extérieures nettoyées avec remplacement des pierres délitées, la rénovation a été faite dans les règles de l’art. Rappelons que ce pavillon de la méridienne, ainsi que la quasi-intégralité des édifices de l’Observatoire, à l’exception des bâtiments des bureaux et laboratoires d’essais, sont classés "monuments historiques" depuis le 3 mai 2012. 

Culture

Besançon, berceau oublié de l’anarchisme ?

Dans la boucle du Doubs, entre une citadelle classée à l'Unesco et les ateliers d'horlogerie qui firent sa fortune, Besançon a nourri l'une des traditions libertaires les plus singulières de France. De la naissance de Pierre-Joseph Proudhon au projet avorté de Commune en 1871, retour sur une histoire où la "ville horlogère" a longtemps battu au rythme des idées anarchistes... pour rappel.

À Besançon, Ludovic Fagaut accusé de dépolitiser l’art

Dans un communiqué de presse, l’ex-adjointe en charge de la Culture et conseillère municipale à la Ville de Besançon, Aline Chassagne (PCF) dénonce une « mise en pratique » de la « cancel culture » par le maire de Besançon Ludovic Fagaut. La raison à cela ? La décision prise par la Ville de Besançon de débaptiser le nom de l’exposition "Ni Dieu ni maître ! Art et anarchie de Courbet à Banksy" qui sera présente à Besançon du 27 février au 4 juillet 2026, pour "L’Art en liberté. De Courbet au Street art". Une décision également dénoncée en vidéo par Hélène Magnin-Feysot, conseillère municipale (LFI) sur ses réseaux sociaux.

À Besançon, Céline Girard redonne vie aux céramiques brisées grâce à l’art japonais du kintsugi

Installée à partir du 4 novembre 2026 Grande Rue, à Besançon, la restauratrice de céramiques Céline Girard perpétue la méthode traditionnelle japonaise du kintsugi. À l’Atelier Yumi Kintsugi, elle répare les objets abîmés à l’aide de laque végétale urushi et de poudre métallique, notamment d’or, pour faire des traces de la cassure un élément esthétique à part entière.

Le Festi’Diff revient faire vibrer la scène au rythme de l’inclusion à Labergement-Sainte-Marie

Le Festi’Diff de l’Espace Mont d’Or proposera une 9e édition placée sous le signe du partage, de la création et de l’inclusion les 13 et 14 novembre 2026 à l’Espace des Vallières de Labergement Sainte-Marie. Un événement pensé pour et autour de l’intégration du public handicapé ou empêché pour que "les différences ne soient plus un handicap, mais un enrichissement".
 

Festival de la photographie à Besançon – Rencontre avec GLADYS, figure singulière de la photographie contemporaine française

VIDÉO • Il y a des photographies que l’on regarde et puis il y a celles qui nous regardent en retour. À Besançon, la rencontre avec la photographe GLADYS appartient à cette seconde catégorie. À l’occasion du Festival de la photographie, organisé par Grain d’Pixel, la Galerie de l'ancienne poste accueille, jusqu'au 25 octobre 2026, le travail de cette photographe française de renommée internationale. Une exposition qui s’inscrit dans un contexte tout particulier : celui du bicentenaire de la photographie, qui invite à célébrer deux siècles d’images, mais aussi à s’interroger sur ce que la photographie continue de raconter de notre époque...
 

Tableau de Gustave Courbet : droit de réponse de Me Béatrice Cohen

DROIT DE RÉPONSE • En tant que conseil de la société adjudicataire du tableau litigieux, Béatrice Cohen, avocate au Barreau de Paris, souhaite apporter plusieurs précisions à la suite de la publication, le 10 septembre 2026, sur le site MaCommune.info, de l’article intitulé Une expertise judiciaire conclut à l’authenticité d’un tableau inédit de Gustave Courbet.

Ce week-end, les Absinthiades ont mis Pontarlier au vert…

PALMARÈS DES MEILLEURES ABSINTHES • Les 3 et 4 octobre 2026, Pontarlier a une nouvelle fois vécu au rythme de la fée verte. Pendant deux jours, les Absinthiades ont réuni professionnels, amateurs, passionnés et curieux autour d’un même emblème : l’absinthe. Un rendez-vous devenu incontournable, où la découverte se mêle à la convivialité et où, le temps d’un week-end, la célèbre boisson est véritablement reine.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi
 11.42C°
peu nuageux
le 16/10 à 05h00
Vent
2.08 m/s
Pression
1024 hPa
Humidité
90 %

Sondage