Le projet expérimental de revalorisation du site Kelton à Besançon, présenté au Salon des maires à Paris

Publié le 21/11/2022 - 07:31
Mis à jour le 05/12/2022 - 09:05

Mardi 22 novembre, le groupe SMCI sera présent au Salon des maires à Paris pour présenter un projet expérimental hors du commun sur le site Kelton à Besançon dont l’objectif premier est la revalorisation de la friche industrielle à des fins environnementales. Explications.

L'ancien site industriel Kelton à Besançon va devenir un lieu expérimental de régénération urbaine et environnementale du plus grand site industriel couvert de Grand Besançon Métropole. Ce site de 40.000 m2 de surface de plancher est aujourd’hui la propriété du groupe de promotion immobilière SMCI, très implanté en région Bourgogne-Franche-Comté, mais aussi en Rhône-Alpes et en région parisienne.

Habitat, ferme urbaine, stockage des eaux pluviales… en pleine ville

Sous l’impulsion de son président Fabrice Jeannot, l’objectif pour la maîtrise d’ouvrage (MOA) est d’enclencher la transition écologique du site en imaginant divers usages comprenant de l’habitat, une ferme urbaine irriguée par les eaux pluviales stockées du site, une ferme solaire, des services, de l’industrie, intégrés dans un écosystème économiquement viable et vertueux.

Rapidement, des questions se sont posées : Comment l’agriculture urbaine allait-elle contribuer à recomposer l’environnement du site industriel en cœur de ville ? Comment renaturer et retrouver de la pleine terre alors que l’implantation de l’usine et de ses dépendances a majoritairement artificialisé les sols depuis 60 ans ? Quel type d’agriculture allait pouvoir se développer de manière pérenne au sein d’un milieu actif et bâti ? Comment la transition écologique va-t-elle s’appliquer concrètement dans le cadre de cette régénération urbaine ?

"Toutes ces questions ont pu trouver des réponses grâce à un dialogue fructueux entre les services de la collectivité (urbanisme, espaces verts et biodiversité) et les initiateurs de la démarche du projet", nous indique-t-on dans un communiqué :

  • "une maîtrise unique du foncier" par le groupe SMCI qui a accepté de consacrer le temps nécessaire à l’ensemble des intervenants pour concevoir le meilleur projet possible en termes d’habitat (économies d’énergie, d’eau, matériaux biosourcés et durables etc.), d’exploitation agricole, industrielle, d’énergies renouvelables entre autres.
  • "un travail interdisciplinaire fondé sur les échanges de savoirs" entre les métiers de l’architecture, de l’urbanisme et des paysages, de l’ingénierie des sols et de l’agriculture, de l’eau, de l’énergie et des mobilités innovantes, tout en s’assurant de l’écoute de l’industriel en place.
  • "une collectivité engagée dans cette transition écologique" acceptant d’accompagner le projet avec la mise en œuvre d’un PLU expérimental.

"On est sur quelque chose d’unique"

Le service Urbanisme de la Ville de Besançon accompagne ce projet expérimental en apportant des modifications au Plan local d’urbanisme (PLU) afin qu’il soit adapté.

"Sur les projets immobiliers, on se pose toujours la question de la pérennité, la question de l’écologie dans le temps et on ne peut pas répondre de manière systématique, mais là, pour ce projet sur le site de Kelton, on est sur quelque chose qui est unique : on part d’un terrain industriel, bétonné à 100% où il n’y plus de biodiversité, etc. Et ici, le projet est de retirer le béton, de redonner place à la nature et de faire un projet agricole pour que d’un point de vue environnemental ce soit plus sain et en plus, on développe un projet d’habitat au-dessus du projet agricole donc d’un point de vue environnemental, c’est extrêmement positif", affirme Aurélien Laroppe, adjoint à la maire de Besançon en charge de l’Urbanisme.

Une conférence dédiée au Salon des maires

Le 22 novembre à 14h30, plusieurs intervenants prendront la parole lors d’une conférence Agriculture urbaine - Habiter un espace cultivé : illustration à Besançon pour expliquer aux maires présents chaque aspect du projet de quartier expérimental à Besançon dont Fabrice Jeannot, président du groupe SMCI, Aurélien Laroppe, adjoint à la maire de Besançon, Louis Moutard, architecte urbaniste, Silvio D’Ascia, architecte et Camille Rannou, responsable Agriculture urbaine pour Agrosolutions.

© Agrosolutions

  • Agriculture urbaine - Habiter un espace cultivé : illustration à Besançon
  • Mardi 22 novembre
  • À 14h30
  • Salon des maires (du 22 au 24 novembre 2022)
  • Porte de Versailles à Paris
  • Atmosphère Transition agricole et alimentaire - Pavillon 4
Soyez le premier à commenter...

Un commentaire

Laisser un commentaire

Economie

Mercosur : les eurodéputés votent en faveur du renvoi de l’accord devant la Cour de justice de l’UE

Le Parlement européen a voté ce mercredi 21 janvier 2026 en faveur d’une saisine de la Cour de justice de l’Union européenne, afin de vérifier la légalité de l’accord entre l’UE et le Mercosur. Les agriculteurs mobilisés devant le parlement ont poussé des cris de joie après l'annonce.

Quitter le salariat pour entreprendre : une reconversion qui séduit aussi à Besançon

La reconversion professionnelle vers un projet entrepreneurial occupe une place croissante dans le paysage économique et social français. De plus en plus d’actifs choisissent de quitter le salariat pour créer leur propre emploi, souvent dans une recherche de sens, d’autonomie et d’équilibre entre vie professionnelle et personnelle. Un constat partagé par la coopérative d’activités et d’emplois (CAE) Coopilote à Besançon, qui met en lumière plusieurs parcours d’entrepreneurs ayant fait le choix de l’entrepreneuriat comme voie de reconversion.

À Besançon, le restaurant L’Unalôme inaugure un nouvel espace culturel… dans sa cave

Référence reconnue de la scène gastronomique bisontine depuis 4 ans, le restaurant L’Unalôme annonce l’élargissement de son activité avec l’ouverture d’un espace dédié à la culture et à l’événementiel. Installé dans une cave voûtée réaménagée, ce nouveau lieu accueillera à la fois une programmation artistique régulière et des événements privatifs, a-ton appris ce mardi 20 janvier.

Menace de taxes douanières sur les vins : Macron et Genevard montent au créneau face aux menaces de Trump

La France a vivement réagi après la nouvelle menace de Donald Trump d’imposer des droits de douane de 200 % sur les vins et champagnes français. L’entourage d’Emmanuel Macron, tout comme la ministre de l’Agriculture Annie Genevard, ont condamné ces déclarations, mardi 20 janvier 2026.

Ambiance bar à jeux et cuisine mexicaine pour la réouverture du Pixel à Besançon

Situé en plein coeur de la Cité des Arts, le Pixel a fermé ses portes le 1er décembre 2023. Deux ans plus tard, le voilà qu’il s’apprête à rouvrir ses portes sous l’impulsion d’Eric Grux, Jocelyn Lamy et Johann Donnenwirth. À eux trois, ils représentent respectivement les entreprises Jinic Media, Lamy traiteur (Samouraï sushis) et les Jeux de la Comté et ont décidé d’unir leurs forces pour transformer Le Pixel en restaurant, coffee shop et bar à jeux, nommé Taqueria Quest. La pré-ouverture aura lieu le 30 janvier 2026 et l’ouverture officielle est prévue pour la fin du mois de février. 

Logement neuf : un marché national en repli, des signaux de résilience à Besançon

Dans un contexte national marqué par un ralentissement de la production de logements neufs, l’année 2025 apparaît contrastée pour Besançon. Si la baisse des ventes et des mises en chantier est nette, certains indicateurs locaux traduisent une capacité d’adaptation du marché et une confiance maintenue des opérateurs. Explications avec Fabrice Jeannot, vice-président de la Fédération des promoteurs immobiliers Bourgogne Franche-Comté ce lundi 19 janvier.

Le fisc réclame des millions d’euros de redressement à General Electric Belfort

Le fisc français a notifié un important redressement au groupe industriel GE Energy Products France (EPF), filiale de la multinationale américaine GE Vernova, lui reprochant d'avoir artificiellement réduit son bénéfice imposable de 212 millions d'euros, a-t-on appris vendredi auprès du CSE de l'entreprise basée à Belfort.

Jott en redressement judiciaire : les cinq boutiques de Besançon, Belfort, Dijon et Chalon-sur-Saône surveillées

Le tribunal des activités économiques de Marseille a décidé le 18 décembre 2025 de placer la société SAS JOTT sous le régime du redressement judiciaire. Cette procédure, déclenchée en raison d’une situation de cessation des paiements, ouvre une période d’observation de six mois durant laquelle la viabilité de l’entreprise sera examinée. Une audience clé est prévue le 5 février 2026.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi

Sondage

 1.31
chutes de neige
le 22/01 à 09h00
Vent
1.26 m/s
Pression
998 hPa
Humidité
100 %