Les Eurockéennes, un "phénomène social total" qui se féminise (étude)

Publié le 25/01/2015 - 10:23
Mis à jour le 25/01/2015 - 10:23

Le festival des Eurockéennes de Belfort, l’un des plus importants de France, se féminise et attire un public venu non seulement pour la musique, mais aussi par l’expérience d’un « phénomène social
total », selon une étude sociologique dévoilée jeudi à Belfort.

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"La population des Eurockéennes est plus féminine, plus âgée, plus régionale, plus éduquée et active" que les années précédentes, résument les sociologues Emmanuel Négrier et Aurélien Djakouane. Leur enquête sociologique s'appuie sur 955 questionnaires et 83 entretiens menés auprès du public de l'édition 2014 du festival qui a rassemblé 110.000 personnes sur trois jours.
Les sociologues se sont interrogés sur les raisons qui attirent le public aux Eurockéennes. "Les gens viennent pour écouter de la musique et voir des concerts, mais aussi pour vivre un phénomène social total et une ambiance très particulière faite de rencontres, de fête et de convivialité", estime M. Djakouane.
Ce "phénomène social total" est particulièrement "incarné" par le camping du festival qui accueille environ 15.000 festivaliers chaque année,
ajoute-t-il.
En 2014, "la sociologie du festival a basculé avec une majorité de femmes (51%)", alors qu'elles étaient 46% lors de la précédente étude en 2010, a expliqué de son côté le sociologue Emmanuel Négrier.
"Ce résultat converge avec la part des femmes dans la population française (52%). On semble s'orienter vers quelque chose de durable", ajoute M. Négier qui note que "les festivals de mec, comme le Hellfest (80% d'hommes) sont désormais minoritaires en France".
L'étude montre que l'âge moyen des festivaliers augmente légèrement, passant de 27,8 ans en 2010 à 29 ans en 2014, preuve d'une fidélisation des spectateurs.
Les festivaliers sont également plus diplômés, avec 52,5% de bac +3, alors que les catégories sociales dont ils sont issus restent stables : 39% de personnes issues de la classe supérieure, 28 % de la classe moyenne et 32 % de la classe populaire.
En raison de la multiplication des festivals de musiques actuelles en Europe, le sociologue remarque par ailleurs une régionalisation du public des Eurockéennes venu à 72% du grand Est de la France (Franche-Comté, Alsace, Lorraine) en 2014, contre 56% en 2010.

(Source AFP)

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