Les femmes s'en mêlent à La Rodia : la célébration de la scène féminine indépendante !

Publié le 25/03/2016 - 10:27
Mis à jour le 25/03/2016 - 16:22

Le festival itinérant Les femmes s’en mêlent se déroule partout en France jusqu’au 2 avril 2016. A Besançon, La Rodia recevra Elvett composé d’une chanteuse et Shilpa Ray le 31 mars. Le chargé de communication Simon Nicolas répond à nos questions… 

Le festival Les femmes s'en mêlent est un festival itinérant national. Quel est l'objectif de La Rodia de recevoir ce festival ?

Simon Nicolas : "La Rodia soutient activement la démarche de ce festival ! Le festival Les Femmes S'en Mêlent célèbre la scène féminine indépendante depuis maintenant 16 ans et ça sera la deuxième fois qu’on les accueille à la Rodia. En plus de faire la part belle à la scène féminine, les artistes de ce festival sont toujours innovantes, téméraires, affranchies et profondément singulières et c’est exactement ce que l’on défend avec La Rodia donc ca nous paraissait une évidence de leur faire une place dans notre programmation !" 

A La Rodia, des femmes se produiront le 31 mars, Elvett et Shilpa Ray. Pourquoi ces artistes ?

S.N : "Le principe du festival est de proposer un « catalogue d’artistes » labelisés par le festival et on a immédiatement été séduit par Shilpa Ray. C’est une artiste qu’on suivait depuis un moment notamment quand elle a été signé sur le label de Nick Cave et qu’elle a assuré ses premières parties. Son dernier album est tout simplement génial ! On y retrouve ses ballades amères, avec ce son de garage teigneux ou des brûlots rock qui font de cette artiste la nouvelle PJ Harvey ! Elvett n’était pas a la base dans le festival et on a réussi à les intégrer à la programmation. C’est un groupe qu’on a déjà accueilli à la Rodia sous la version antérieur qui s’appelait Aloan. Le nouveau projet est dans la veine electro pop avec une dualité entre les rythmiques et la voix de Lyn M !" 

A Besançon et en Franche-Comté, y a-t-il beaucoup d'artistes féminines ?

S.N : "A Besançon déjà il y a beaucoup de groupes dont une bonne partie qui répète au Bastion. Donc oui il y a des artistes féminines et dans différents styles en plus : Claire de Clara Yucatan, bien sur le trio des Cancoyote girls (Maggy Bolle, Clothilde Moulin, la Lue) mais aussi Moon en hip-hop qui s’est produit il y a 2 semaines à la Rodia, Charlie de Oli and Sam, Joyce Tape, Anne qui fait de la batterie dans le duo electro rock Vyryl, Cécile qui joué longtemps avec My Lady’s House et qui a un nouveau projet rock, les Fées Minées, les Maries couchent pas la, Marion Roch, Leopoldine..."

Recevez-vous souvent des femmes artistes ? La Rodia est-elle engagée dans l'égalité femme-homme dans le milieu du spectacle ?

S.N : "Bien sûr c’est important pour nous, une bonne partie de notre staff (y compris technique) est constitué de femmes et nous aspirons à une plus grande parité entre les sexes. On se rend compte que la proportion d’artistes féminines a tendance a augmenter avec le temps et surtout les femmes ne sont plus forcément les chanteuses, on les retrouve derrière une batterie ou parfois derrière une console de mixage !" 

Un conférence sur les femmes dans le rock est prévue le 31 mars à 18h30. Pouvez-vous nous en dire plus ?

S.N : "On profite de la venue de ce festival pour organiser une conférence autour des femmes dans le rock le meme soir (gratuit).

Les archéologues s’accordent généralement sur le fait que le terme rock n roll apparait une première fois chez Trixie Smith, chanteuse de Blues dans les années 20. De Joan Jett à Patti Smith en passant par Blondie, le punk rock fût également marqué par de grandes figures féminines et aujourd’hui PJ Harvey, Peaches ou Imelda May font indéniablement partie du paysage. Cette rencontre propose de revisiter 50 ans de rock au féminin."

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