Manifestation le 9 mars : appel unitaire des organisations de jeunesse et étudiantes

Publié le 08/03/2016 - 14:06
Mis à jour le 08/03/2016 - 16:48

Six organisations de jeunesse et étudiantes de Besançon lancent un appel à se mobiliser massivement le 9 mars contre la réforme du code du travail. Une assemblée générale est organisée à la faculté de lettres à 10h et une manifestation partira à 13h de la Place de la Révolution.

 ©
©

Précaires un jour, précaires toujours ? Les jeunes, étudiant.e.s, et lycéen.ne.s disent non au projet de loi Travail !

 A travers le projet de la Loi Travail, le gouvernement vient de déclencher une offensive sans précédent contre les jeunes et les salarié.e.s.  Nous, lycéen.ne.s, étudiant.e.s, jeunes chômeur.se.s, sommes déjà précaires pendant nos études et notre insertion professionnelle, il faudrait maintenant que nous acceptions d’être précaires à vie !

  Le contenu de ce projet, directement inspiré des revendications du MEDEF, représente un véritable retour au siècle dernier pour le monde du travail avec une fois de plus les jeunes comme cibles favorites. Les accords seraient négociés au sein de l’entreprise et primeraient sur les accords de branche et le Code du Travail, exerçant un dangereux chantage pour les salarié.e.s. Ceux-ci auront pour conséquences d’imposer des augmentations de temps de travail et des baisses de salaire aux salarié.e.s. Ce que le gouvernement nous promet c’est :

 - Travailler plus pour gagner moins : avec cette réforme le patronat pourra nous imposer des semaines allant jusqu’à 46 heures et des heures supplémentaires moins rémunérées qu’auparavant. Les apprenti.e.s de moins de 18 ans pourront être contraint.e.s de travailler jusqu’à 10h par jour et 40h par semaine.

 - Se faire virer plus facilement : les licenciements seront possibles sans réels motifs économiques et même de façon abusive avec le plafonnement des indemnités prud’homales

 - Augmenter encore le chômage : du temps de travail supplémentaire pour celles et ceux qui ont un emploi, et moins d’offres d’emplois disponibles pour notre génération alors que 25% d’entre nous sommes au chômage voire 40 ou 50% dans les quartiers populaires ou en Outre-mer.

  Avec cette réforme le gouvernement veut donc nous précariser à vie. La succession de réformes libérales renforce le bizutage social dont nous sommes victimes, nous obligeant à enchaîner les contrats précaires, les stages et les services civiques rémunérés à la moitié du Smic.

  L’ensemble de ces mesures est inacceptable et nous appelons tou.te.s les jeunes de ce pays à se mobiliser pour exiger le retrait du projet de loi Travail et des mesures immédiates pour la dignité des jeunes et des salarié.e.s :

-          Pour les apprenti.e.s et les stagiaires : rémunération et droits à la hauteur du poste occupé. Pas de rémunération en dessous du SMIC et mêmes droits que les autres salarié.e.s comprenant une protection sociale. 

-          La mise à disposition de budgets supplémentaires pour offrir à tous les jeunes une éducation avec une formation de qualité. Mettre en place et une véritable protection sociale durant leurs études avec un revenu, ainsi que compter les années d’études dans le calcul de la retraite et de l’assurance chômage.

-          En finir avec la précarité : le CDI comme norme d’emploi, la répartition par la diminution du temps de travail sans baisse de salaire entre toutes et tous pour en finir avec le chômage et assurer une protection sociale suffisante à chacun, salarié.e.s comme personnes sans emploi.

Pour cela nous appelons tou.te.s les jeunes à se réunir, à débattre et à s’organiser dans les lycées, les universités, les quartiers et les entreprises.

 Nous appelons à rejoindre la journée nationale d’actions et d’initiatives de mercredi 9 mars, en participant à l’assemblée générale organisée à l’université à 10h (amphi Donzelot – fac de lettres) puis à la manifestation qui partira à 13h de la place de la Révolution.

 À l’image de la mobilisation contre le Contrat Première Embauche, où la jeunesse avait fait reculer le gouvernement aux côté des salarié.e.s, nous appelons à poursuivre le mouvement, notamment lors des journées de mobilisation intersyndicale.

 Les organisations signataires se retrouveront le mercredi 9 mars au soir pour discuter des suites de la mobilisation.

Signataires : AMEB Solidaires Etudiant.e.s, Collectif Jeune CGT, Action Populaire, Mouvement des Jeunes Communistes, Jeunes Ecologistes, NPA

 

Education

Le PCF du Doubs appelle le préfet à " cesser " des interventions policières " disproportionnées "

La Fédération du Doubs du Parti communiste français interpelle le préfet sur les conditions de maintien de l’ordre lors des mobilisations lycéennes. Dans un courrier signé par son secrétaire, Matthieu Guinebert, le PCF demande que cessent les interventions qu’il juge disproportionnées.

Mobilisation lycéenne dans le Doubs : les syndicats appellent à rejoindre les jeunes le 6 octobre

La CGT social et médico-social du Doubs appelle l’ensemble des collègues à se mobiliser le 6 octobre 2026, y compris par la grève et des débrayages, afin de soutenir les lycéens. Le syndicat UD FO 25 appelle également à se joindre aux lycéens mobilisés, tout comme l'Union nationale interprofessionnelle des retraités et retraitées Solidaires.

Dans le Doubs, des syndicats de l’Éducation nationale soutiennent la mobilisation des lycéens

Plusieurs organisations syndicales de l’Éducation nationale et étudiantes apportent leur soutien aux lycéens mobilisés ces derniers jours dans un communiqué du 1er octobre 2026. Dans le Doubs, des établissements de Besançon, Montbéliard, Pontarlier ou encore Gray ont été concernés par des mouvements, notamment des blocages.

Lycées bloqués à Besançon : revendications mais aussi départs de feu, police et pompiers caillassés

VIDEO • Ce jeudi 1er octobre matin, de nombreux lycées, publics, mais aussi privé, sont bloqués à Besançon : Pergaud, Pasteur, Montjoux, Sainte-Famille, Condé, Victor-Hugo... La police et les sapeurs-pompiers sont mobilisés depuis 7h50, suite à plusieurs débordements devant des établissements dans le Doubs, compris à Besançon. Une policière a été blessée.

Impact de la musicalité sur les bébés : des jeunes parents recherchés pour la thèse d’une Bisontine

Marie Boukahri est en doctorat de psychologie à l’université de Franche-Comté et cherche des parents intéressés pour mener à bien sa thèse portant sur le lien créé avec leur bébé à travers le chant, la voix parlée, les livres musicaux… Il est possible de participer jusqu’à la fin de l’année 2026. Nul besoin d’être musicien, au contraire. Explications.

À Besançon, un nouveau cabinet dédié à la psychothérapie et à l’orientation des jeunes

À l’occasion de la rentrée scolaire, Muriel Bozon annonce l’ouverture à Besançon de son cabinet de psychothérapie et d’orientation scolaire. La praticienne souhaite notamment proposer un accompagnement aux adolescents, aux jeunes adultes et à leurs parents, autour des problématiques liées au bien-être, à la scolarité et aux transitions de vie.

Groupe scolaire Sainte-Famille Sainte-Ursule à Besançon : un parcours d’excellence de la maternelle au BTS

Quoi de 9 ? De la Toute Petite Section au BTS, le Groupe scolaire Sainte-Famille Sainte-Ursule à Besançon accompagne chaque élève dans un parcours d'excellence, fondé sur la bienveillance, l'innovation pédagogique et l'ouverture sur le monde. Un établissement où chacun peut apprendre, grandir et construire son avenir en toute confiance.

Quel est le calendrier des vacances scolaires 2026-2027 en Bourgogne Franche-Comté ?

Plutôt que de se lamenter sur le fait que certains, dont les écoliers, entament bientôt leur dernière semaine de vacances d’été, on préfère déjà penser aux suivantes ! Si la rentrée scolaire est fixée au 1er septembre 2026, on fait également le point sur le calendrier des vacances scolaires de l’année 2026-2027 pour la zone A, dont fait partie l’académie de Besançon.

Pierre Moya, nouveau recteur de la région académique Bourgogne-Franche-Comté et de l’académie de Besançon

Pierre Moya a été nommé recteur de la région académique Bourgogne-Franche-Comté et de l’académie de Besançon, ainsi que chancelier des universités, lors du Conseil des ministres du lundi 27 juillet 2026. L'annonce a été rendue publique ce mardi 28 juillet. Il succède à Nathalie Albert-Moretti, en poste depuis mars 2022, désormais nommée rectrice de la région académique Bretagne et de l’académie de Rennes. 

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi
 9.91C°
légère pluie
le 18/10 à 23h00
Vent
1.47 m/s
Pression
1024 hPa
Humidité
93 %

Sondage