Mots Doubs : "Le livre n’est pas foutu !"

Publié le 19/09/2014 - 18:01
Mis à jour le 19/09/2014 - 19:03

Le festival des Mots Doubs a ouvert ses portes aujourd’hui à Besançon. Les auteurs et les libraires sont prêts à écrire une nouvelle page et à accueillir les 30 000 visiteurs du salon sur trois jours.

Littérature

Pour cette nouvelle rentrée littéraire, ce sont 550 romans qui devraient être publiés. Une grande partie est présentée au parc de la gare d’eau à Besançon. Ce qui explique l’affluence dès le premier jour. D’avis d’habitués, cela a toujours été ainsi. « Il y a toujours beaucoup de monde, y compris le vendredi. Pour nous, c’est une façon de se faire connaître. Certaines personnes de notre région ne savent même pas que l’on existe », remarque la responsable du stand de l’éditeur Aencrages à Baume-les-Dames.

Les habitués au RDV

Plusieurs auteurs régionaux y ont aussi leur habitude. Ils sont une trentaine à participer à cette 13e édition, comme le doubiste Guy Girard, venu présenté son dernier ouvrage « D’ombre et de lumière ». « C’est l’histoire romancée du père d’un ami qui nous mène en plusieurs endroits à l’étranger en passant un peu par la Franche-Comté. J’y questionne la part de déterminisme qui pèse sur nos vies. »

Il aime venir aux Mots Doubs pour y rencontrer les lecteurs. Il regrette toutefois cette année avoir été placé un peu à l’écart. « Les auteurs francs-comtois ont été sectorisés. Ce n’est pas dans l’idée de départ du salon qui permettait l’échange entre chaque auteur. »

Un bon chiffre d’affaires pour les librairies

Pour les libraires, c’est également l’occasion d’aller à la rencontre du public. La libraire Silöé-Chevassu du centre-ville de Besançon y est présente depuis sa création. « Nous célébrons cette année notre 13e participation. Cela permet au public de voir que nous ne sommes pas une librairie uniquement dédiée aux ouvrages religieux », remarque Pierre Chevassu, à sa tête depuis 1979.

Si le salon leur demande beaucoup de travail en amont, il leur permet également un nombre de ventes important. En moyenne, cette librairie fait un chiffre d’affaires de 12 à 13 000 euros durant le salon. « Cela dépend aussi du plateau d’auteurs présentés. L’an passé nous n’avons fait que 10 000 euros. » Cette année, 29 auteurs seront présentés sur le stand, répartis sur les trois jours.

Pour ce libraire, l’avenir doit ainsi se voir d’un bon œil. « On dit toujours que le livre est foutu mais quand on voit le nombre de visiteurs, on se dit qu’on sert à quelque chose. » Et d’ajouter : « On parlait déjà de crise l’an passé mais je pense que si les libraires continuent à faire leur métier de libraires : à conseiller, informer, orienter…, il n’y a pas de soucis à se faire pour l’avenir. » Il remarque toutefois qu’il se vend de plus en plus de livres de poche, petits prix obligent…

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Culture

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