Occupation de la fac de lettres au centre-ville de Besançon

Publié le 14/02/2018 - 08:47
Mis à jour le 14/02/2018 - 11:04

Ce mercredi 14 février 2018 depuis 8h, une trentaine d’étudiants sont retranchés depuis mardi soir dans la faculté de lettres au centre-ville de Besançon.

"A la fac, comme aux frontières, refusons le tri macroniste !" peut-on lire sur une banderole de la fac de lettres en souvenir du blocage du conseil d'administration au siège de l'université il y a tout juste un an le 14 février 2017. 

L'amphithéâtre Donzelot, dans lequel une discussion est programmée à 10h00, a été bloqué depuis la nuit dernière alors que certains étudiants nous confiaient qu'ils souhaitaient aller en cours. Les agents de l'université ont découvert ce mercredi à 6h30 que le site de Mégevand était bloqué par une trentaine d'étudiants a confirmé le doyen de la faculté prêt à recevoir une délégation mais les manifestants ont pour l'heure refusé tout rencontre.

Selon André Mariage, le doyen de l’UFR SLHS,"il n'y a pas de sélection à l'université Franche-Comté à part un examen de dossier. Il y a des filières en tension comme la psychologie, mais nous avons une marge. Tous les étudiants de l'académie de Besançon qui vont demander à entrer à l'université, que cela soit dans cette UFR ou dans une autre, seront admis". 

Ce mardi 13 février 2018, une assemblée générale regroupant des étudiants et des personnels éducatifs a voté en faveur de l'amphitéatre Donzelot et du blocage de la faculté SLHS (Sciences du Langage de l'Homme et de la Société) avant la participation à la journée de grève nationale du 15 février au lendemain des annonces attendues sur la réforme du baccalauréat.

"Non à la faculté d’élite !" 

"Cette décision a été prise suite à deux semaines intenses de volonté d’informer les étudiants et les professeurs concernant la réforme Vidal, sans succès" explique le syndicat Ameb dans un communiqué. "Ce blocage a été mis en place afin de montrer l’importance et la gravité de la situation vis-à- vis de nos poursuites d’études et celle des prochaines générations (…) Nous voulons nous opposer à une faculté d’élite, à la sélection sociale et nous battre pour une fac libre, ouverte, gratuite et émancipatrice pour tous !"

Les revendications de l'Ameb   

  • Retrait de la loi Vidal et Ore
  • Non à la hausse des frais de scolarité (Master à 4500€)
  • Oui à l’augmentation des capacités d’accueil, des budgets dédiés à l’éducation, des postes de personnels
  • Oui à des bourses qui permettent de vivre décemment et d’étudier sans travailler
  • Oui à la compensation et aux AJAC

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