Ouverture d'une conférence sociale à Matignon en pleine accélération de l'épidémie

Publié le 26/10/2020 - 11:50
Mis à jour le 26/10/2020 - 11:50

Le premier ministre Jean Castex réunit les partenaires sociaux ce lundi 26 octobre 2020 à Matignon pour évoquer les conséquences économiques de la reprise de l’épidémie, notamment le sujet très sensible du report éventuel de l’application de la réforme de l’assurance chômage.

Le ministre de l’Économie Bruno Le Maire et la ministre du Travail Élisabeth Borne seront présents, en compagnie du secrétaire d’État chargé des Retraites et de la Santé au travail, Laurent Pietraszewski.

Lundi à partir de 9H00, il s'agira de faire "un point d'étape" sur les premiers chantiers lancés au ministère du Travail, notamment ceux en réponse à la crise, comme le suivi du plan jeunes, les reconversions professionnelles ou les métiers en tension.

Les discussions devraient être fortement influencées par les conséquences des nouvelles mesures prises pour ralentir l'épidémie, notamment le couvre-feu, instauré dans 54 départements et qui risque de dégrader un peu plus la situation de l'emploi.

"On n'est pas dans la situation du 17 juillet où on espérait avoir tous la crise sanitaire derrière nous", reconnaît-on à Matignon, à propos de la première "conférence sociale" organisée après la nomination de Jean Castex comme chef du gouvernement.

Et la réforme des retraites ?

Parmi les points qui seront également abordés: les syndicats comptent demander à nouveau l'abandon de la réforme de l'assurance chômage, que l'exécutif avait accepté en juillet de suspendre jusqu'au 1er janvier.

Celle-ci prévoit un durcissement de 4 à 6 mois de travail pour ouvrir des droits et une réforme du mode de calcul des allocations défavorables à ceux qui alternent chômage et contrats courts.

Si l'exécutif refuse de remettre en cause la "philosophie" de la réforme, il se dit prêt à en bouger certains "paramètres" et la question d'un nouveau report "fera l'objet d'un tour de table", admet-on à Matignon.

"La date du 1er avril 2021 est dans le paysage", confirme un syndicaliste.

Dans un entretien au Journal du dimanche, le directeur général de Pôle emploi, Jean Bassères, a annoncé avoir enregistré 404.500 demandeurs d'emploi supplémentaires entre février et août. Des "conseillers indemnisation" devraient être mis en place d'ici mars 2022 pour que chaque demandeur d'emploi puisse interroger un spécialiste sur ses allocations-chômage.

Le nouveau calendrier pourrait aussi concerner la réforme des retraites, qui devait normalement revenir dans le débat fin 2020-début 2021

Dans un courrier au Premier ministre le 14 octobre, les cinq leaders syndicaux (CFDT, CGT, FO, CFE-CGC et CFTC) ont suggéré au gouvernement d'"annoncer que l'heure n'est pas de remettre à l'ordre du jour le sujet des retraites".

Sur ce point, le gouvernement botte pour l'instant en touche en mettant en avant la concertation préalable sur le travail des seniors qui va bientôt démarrer.

Les syndicats insistent en outre pour parler des salariés et salariées des emplois dits de "la deuxième ligne", afin d'étudier une "revalorisation des salaires, conditions de travail, emploi et carrières".

D'autres sujets pourraient davantage faire consensus, comme la modification de plusieurs dispositifs existants de reconversion professionnelle, comme les congés de mobilité et les congés de reclassement, afin de faciliter le passage d'un secteur touché par la crise à un secteur en tension.

(SOURCE AFP)

Soyez le premier à commenter...

Laisser un commentaire

Transports

Des plaques d’immatriculation roses sont entrées en vigueur le 1er janvier 2026. Pourquoi ?

Un arrêté publié au Journal officiel du 2 décembre 2025 fait évoluer les règles applicables aux plaques d’immatriculation provisoires. Depuis le 1er janvier 2026, les véhicules circulant sous immatriculation provisoire WW ou W garage devront être équipés d’un nouveau modèle de plaque, identifiable notamment par sa couleur rose.

Sondage – Pensez-vous que le durcissement des sanctions permettra de réduire les grands excès de vitesse ?

Depuis le 29 décembre 2025, les grands excès de vitesse de plus de 50 km/h seront désormais considérés comme un délit pénal, avec des sanctions renforcées, dont une possible peine de prison et une inscription au casier judiciaire. Pensez-vous que ce durcissement des sanctions permettra de réduire les grands excès de vitesse ? C'est notre sondage de la semaine.

Les contrôleurs des transports bientôt équipés d’une caméra-piéton

Depuis le 19 décembre 2025, les contrôleurs des transports en commun peuvent utiliser une caméra-piéton pour constater une infraction, ou prévenir des incidents, apprend-on sur le site service-public.gouv.fr. Ce dispositif, pérennisé par un décret du 15 décembre dernier, ne concerne pour l’instant que les agents de contrôle de la SNCF et de la RATP. 11 000 agents seront ainsi équipés en France. 

Poids lourds interdits sur la RN 83 : FNE demande un report du projet de la RN 57

Dans un communiqué du 23 décembre 2025, France Nature environnement Doubs a salué la récente décision de l’État actant l’interdiction du trafic de poids lourds en transit sur la RN83 entre les échangeurs autoroutiers de Bersaillin (vers Poligny, Jura) et Valentin Nord à Besançon. Une mesure qui, pour l’association, amène à repenser également le projet de mise en 2x2 voies de la RN57 entre Besançon et Beure. 

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi

Sondage

 -6.51
nuageux
le 05/01 à 03h00
Vent
1.17 m/s
Pression
1016 hPa
Humidité
91 %