Prêt-à-porter : Naf Naf repris par une entreprise turque, près de 90% des emplois sauvés

Publié le 19/06/2024 - 14:45
Mis à jour le 19/06/2024 - 14:17

C’est une nouvelle inespérée et rare dans le milieu du prêt-à-porter qui traverse une grave crise en France depuis plus d’un an : Naf Naf, lourdement endetté, vient d’être repris par une entreprise turque qui s’engage à sauvegarder près de 90% des emplois et conserver une centaine de boutiques en propre.

 © Élodie R.
© Élodie R.

"La CFDT restera vigilante sur le respect des engagements pris par le repreneur et sur la pérennisation de l’enseigne Naf Naf à laquelle tant les salariés que les clientes sont attachés", a réagi mardi le syndicat auprès de l’AFP.

La société Migiboy Tekstil a offert plus de 1,5 million d’euros pour reprendre l’iconique enseigne française, en redressement judiciaire depuis septembre dernier, selon une décision de justice consultée par l’AFP. L’entreprise turque sauve ainsi 521 emplois sur 586 et une centaine de boutiques en France, selon le jugement. Elle reprend également les filiales en Espagne, en Italie et en Belgique, a souligné la CFDT. Migiboy Tekstil est basée à Istanbul et emploie environ 750 personnes, peut-on lire sur son site.

Retour sur l'histoire de Naf Naf

Lancée en 1973 par deux frères, Gérard et Patrick Pariente, Naf Naf - en hommage au "petit cochon le plus fort et le plus malin des trois" - acquiert une certaine notoriété en 1983. Sa combinaison en toile de coton déclinée en plusieurs couleurs se vend alors à plus de 3 millions d’exemplaires, rappelle le site de la marque.

Un succès commercial qui prend de l’ampleur dans les années 1990 lorsque la marque lance des campagnes publicitaires très remarquées, avec pour slogan "Le Grand Méchant Look".

Mais en mai 2020, en pleine pandémie de Covid, la marque est placée en redressement judiciaire. L’entreprise est alors reprise par le groupe franco-turc SY International, qui emploie plus de 1.000 personnes dans le monde, et avait déjà acquis l’enseigne Sinéquanone en 2019.

La marque, qui s’est endettée durant la pandémie, notamment en raison de loyers impayés, est toutefois de nouveau placée en redressement judiciaire en septembre 2023.

Baisse de fréquentation

Dans la décision de mardi, le tribunal de commerce de Bobigny (Seine-Saint-Denis) observe également que la société a souffert d’"une baisse de fréquentation des zones de chalandises" (centres commerciaux, rues commerçantes...) et de l’effet "de l’inflation et de l’augmentation du coût des matières premières".

En octobre 2023, Naf Naf employait encore 682 salariés en France, possédait 125 boutiques en propre et 69 boutiques affiliées, selon ce même document. Des premières suppressions d’emplois et fermetures de boutiques étaient intervenues à la suite de l’ouverture de la procédure de redressement judiciaire de septembre mais cela n’avait pas suffi à redresser l’entreprise. Un appel d’offres avait alors été lancé pour la reprendre en avril.

Camaïeu, Kookaï, Gap France, Don’t Call me Jennyfer, André, San Marina, Minelli, Pimkie, Comptoir des Cotonniers, DPAM, Sergent Major, Princesse Tam Tam, Kaporal, IKKS... Le prêt-à-porter traverse une violente crise depuis plus d’un an.

Elle a été fatale pour certaines marques, qui ont été liquidées, comme Camaïeu en septembre 2022, avec le licenciement de 2.100 salariés qui avait fortement marqué les esprits. Plus récemment, une liquidation a aussi été prononcée pour San Marina et Burton of London. Certaines entreprises ont coupé dans les effectifs et fermé des magasins, comme Pimkie. D’autres avaient été placées en redressement judiciaire, comme Naf Naf ou Kaporal.

Ces marques ont souffert d’un cocktail détonant : pandémie, inflation, hausse des prix de l’énergie et des matières premières, des loyers et des salaires, ou encore concurrence de la seconde main et des enseignes de "fast fashion".

Selon l’Institut français de la mode (IFM), le volume des ventes dans le secteur de la mode a reculé de 4% en 2023. "Au moins 4.000 emplois ont été supprimés en 2023", selon le panel Retail Int. pour l’Alliance du commerce, qui rappelle que la mode reste "le premier employeur" du commerce de détail hors alimentaire avec 220.000 salariés en France.

Selon l’observatoire économique de l’IFM, 782 points de vente de chaînes spécialisées ont fermé en 2023, et 191 chez les indépendants.

(Source AFP)

Economie

228 M€ de projet de budget pour la Ville de Besançon et une dette baissée de 11 M€

Pour le dernier conseil municipal de la mandature d’Anne Vignot qui se tiendra le lundi 23 février 2026, les élus bisontins auront à voter les futures orientations budgétaires du prochain budget qui  lui, sera voté après les prochaines élections municipales. Les "grands équilibres" permettant la continuité municipales ont donc été présentés en conférence de presse ce vendredi par l’adjoint en charge de l’Économie, Anthony Poulin, présent aux côtés de la maire de Besançon. 

Affouage 2026 à Besançon : il est possible de déposer son dossier du 23 février au 15 mars 

Chaque année, la Ville de Besançon propose aux foyers bisontins de participer à l’affouage, une opération qui permet de valoriser le bois de la forêt communale tout en répondant aux besoins domestiques des habitants. Pour 2026, une dizaine de lots sont disponibles, offrant à chacun la possibilité de se procurer du bois de qualité pour le chauffage.

Gel des tarifs des complémentaires santé : l’UFC-Que Choisir Besançon-Belfort veut faire appliquer la loi

INTERVIEW • Alors que les tarifs des complémentaires santé ne cessent d’augmenter, la loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026 prévoit un gel exceptionnel des cotisations. Une mesure contestée par les organismes assureurs, qui refusent pour l’instant de l’appliquer. À l'UFC-Que Choisir Besançon–Territoire de Belfort, son administrateur Jean-Pierre Courtejaire appelle au respect de la loi et invite les assurés à faire valoir leurs droits. Il revient pour nous sur les enjeux juridiques, économiques et politiques de ce bras de fer inédit entre pouvoirs publics, complémentaires santé et défenseurs des consommateurs.
 

FC Sochaux : une réduction de capital qui divise les actionnaires, un appel à trouver un investisseur “solide”

L’assemblée générale extraordinaire du FC Sochaux-Montbéliard s’est tenue le vendredi 13 octobre 2025, en amont du match opposant le club à Paris 13 Atletico, dans un climat jugé serein par l'un des participants, malgré une semaine agitée sur le plan médiatique et sportif.

Assemblées générales des Caisses locale : sociétaires du Crédit Agricole Franche-Comté, faites entendre votre voix !

PUBLI-INFO • Votre voix peut faire la différence : en votant, vous contribuez aux décisions qui font évoluer votre Territoire et soutenez les actions menées par l’une des 45 Caisses locales du Crédit Agricole Franche-Comté.

Club Numerik’ : la CCI Saône-Doubs veut accompagner la transformation numérique des entreprises locales 

La CCI Saône-Doubs lance le Club Numerik’, un nouveau club dédié aux entreprises du territoire, a-t-on appris mercredi 11 février 2026. Objectif : favoriser les échanges entre entreprises et accompagner la transformation digitale. La première réunion s’est tenue le 10 février et a réuni 20 participants.

Politique économique du Département du Doubs : l’opposition dénonce un soutien orienté vers des patrimoines privés

Le groupe d’opposition Doubs sociale, écologique et solidaire (DSES) au Département du Doubs a publié, le 9 février 2026, un communiqué critique à l’égard du dispositif économique départemental baptisé ”Le Doubs investit”. Les élus y dressent un bilan qu’ils jugent très éloigné des objectifs affichés de soutien à l’économie locale.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi

Sondage

 5.43
légère pluie
le 20/02 à 18h00
Vent
2.02 m/s
Pression
1027 hPa
Humidité
90 %