Spectacle équestre : quand les Comtois font de la voltige

Publié le 24/05/2013 - 12:15
Mis à jour le 24/05/2013 - 17:55

Le parc Micropolis à Besançon accueille aujourd’hui et demain le spectacle équestre de la compagnie Jehol, installée à côté de Levier. Un show de haut vol qui réunira sur scène 12 chevaux, un mulet, sept artistes et une fanfare. Benjamin Cannelle, metteur en scène et artiste de la compagnie nous en dit plus.

Entretien

Macommune.info : Vous avez baptisé votre spectacle « Ruelle », pourquoi ?

Benjamin Cannelle : "L’idée de départ était de partir de gens que nous pouvons croiser dans la rue et imaginer à partir de là une ouverture sur le monde à travers un partenariat avec les chevaux. La rue est le témoin de nos vies et dans le spectacle nous retrouvons cela : on y découvre des hommes au quotidien mais aussi des histoires d'amour, des batailles et de l'amitié.

Cela démarre lentement et ça va crescendo. Le spectacle dure 1h20. Nous avions déjà fait un premier essai lors d’une représentation l’été dernier sans musiciens. Cette fois nous avons retravaillé la forme. Nous avons fait venir une fanfare de musiciens de Roumanie, habituée à ce type de spectacle équestre. Une costumière a également préparé durant trois semaines nos tenues."

Quelles sont les figures que vous proposerez ?

"Il y aura beaucoup de voltige mais pas de cascades. Notre prestation se situe entre la danse et la gymnastique à cheval. Elle se décline en deux formes : on peut aussi bien utiliser la croupe du cheval comme un agrès, plus à la façon du cirque, que nous servir de poignets, comme en voltige cosaque. Il y aura aussi une partie pyrotechnie avec les chevaux.

Les figures les plus spectaculaires sont celles durant lesquelles nous passons sous le ventre ou sous l’encolure du cheval au galop. À un moment donné, un homme et une femme se tiendront également debout sur le cheval au galop et effectueront des portés. C’est assez exceptionnel, toutes les troupes ne le font pas. Cela demande des heures de répétition. Et pour ce spectacle nous avons eu la chance d’être entouré de Manu Bigarnet, un professeur de voltige de renommée qui a été formé au Centre national des arts du cirque et qui a travaillé pendant 20 ans pour Bartabas et son théâtre Zingaro."

Vous travaillez avec des chevaux comtois. Plus habitués au travail de la terre, se prêtent-ils bien à ce genre d’exercices ?

"Durant le spectacle, il y aura des numéros de dressage mettant en scène quatre chevaux comtois en liberté. Ils se prêtent bien à la voltige car ce sont des chevaux dociles, qui ont envie de faire. Il suffit juste de travailler avec eux. Nous nous servons aussi de leur inertie pour réaliser nos figures. En général, on utilise plutôt des chevaux ibériques ou arabes pour ce genre de spectacle. Nous, nous préférons travailler avec les comtois.

C’est une histoire de famille, mon père avait un élevage de comtois. De plus, au bout de quelques minutes de spectacles, les gens oublient qu’il s’agit d’abord de chevaux de traits. Par ailleurs, nous avons intégré aussi ici quatre chevaux espagnols ainsi qu’un mulet pour le côté humoristique du spectacle."

Depuis combien de temps votre compagnie existe t-elle ?

"La compagnie à une quinzaine d’années. Nous étions une bande de copains qui voulaient faire quelque chose avec les chevaux. On a d’abord présenté des petits spectacles un peu partout en France puis on s’est professionnalisé peu à peu. Aujourd’hui, nous voulons aller plus vers le spectacle de mise en scène et le cirque contemporain. On a démarré avec cinq ou six chevaux, aujourd’hui il y en a une quinzaine.

Nous sommes 12 au sein de la compagnie et la particularité est que nous avons chacun plusieurs casquettes : dresseur, moniteur d’équitation, voltigeur, cavalier, acrobate au sol… Nous n’avons pas de formation spécifique, nous avons appris sur le tas et avec l’expérience. Nous travaillons beaucoup sur des galas avec des numéros de voltige cosaque en Autriche, en Allemagne…"

Les 24 et 25 mai à Micropolis, à 20h. À partir de 25 euros.

Culture

À contre-courant des grands festivals, le modèle Détonation confirmé à Besançon

VIDÉO • Le festival Détonation fera son retour à La Rodia pour une 13e édition placée sous le signe de la continuité. Organisé sur deux jours, l’événement a dévoilé ce lundi 18 mai 2026 une programmation de 45 artistes réparti(e)s sur plusieurs scènes, fidèle au format adopté depuis deux ans. Cette encore, Détonation confirme son positionnement axé sur la découverte, la diversité artistique et une expérience à taille humaine, en marge des logiques de têtes d’affiche dominantes...

Louise Lerouge revient avec un thriller où les croyances deviennent suspectes…

La maison belfortaine Entre Chien & Loup Éditions annonce la sortie d’un nouveau roman policier signé Louise Lerouge, romancière installée en Franche-Comté. Intitulé Le dernier alignement, l’ouvrage paraîtra le 16 mai 2026. Ce polar s’inscrit dans une ligne éditoriale mêlant enquête, atmosphère et exploration des croyances contemporaines.

Nuit européenne des musées : une édition 2026 entre expérimentation et transmission au Musée Courbet

À l’occasion de la Nuit européenne des musées, le musée départemental Gustave Courbet à Ornans, proposera samedi 23 mai 2026 une programmation mêlant médiation culturelle, pratiques artistiques et performances musicales. L’événement, en accès gratuit de 14 heures à 21 heures, s’inscrit cette année sous le signe de l’expérimentation, avec une attention particulière portée à la jeunesse et aux formes sensibles de découverte des œuvres.

Quand le dessin devient dialogue : dix artistes en correspondance entre Besançon et Dijon

À l’occasion du Printemps du dessin, événement national dédié à la création contemporaine autour du dessin, deux structures culturelles de Bourgogne-Franche-Comté s’associent pour proposer une exposition collective intitulée Correspondances illustrées. Porté par Le 52 à Besançon et Tache Papier à Dijon, le projet met en lumière le travail de dix artistes de la région, réunis en cinq binômes.

Non, le Dino-Zoo n’est pas fermé, il est ouvert !

Contrairement à une idée largement répandue liée à une incompréhension, le Dino-Zoo n’a pas fermé ses portes. Depuis l’annonce, en mars 2026, de son placement en redressement judiciaire, de nombreux visiteurs pensent à tort que le parc a cessé son activité. Une confusion que l’équipe s’efforce de dissiper, aussi bien sur les réseaux sociaux que lors de sa présence à la Foire comtoise.

Drôlement Bien 2027 : le festival dévoile sa programmation…

VIDÉO • Installé depuis 2023 à Besançon, le festival Drôlement bien s’est fait une vraie place dans le paysage bisontin. Placé sous le signe du rire, l’événement comptera encore de nombreux artistes du 21 au 24 janvier 2027. Zoom sur la programmation du festival avec son fondateur Hamid Asseila.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi
 7.66
partiellement nuageux
le 19/05 à 00h00
Vent
1.33 m/s
Pression
1019 hPa
Humidité
93 %

Sondage