Tentative de suicide au gaz : procès aux assises pour une explosion ayant fait 15 blessés

Publié le 17/06/2019 - 14:23
Mis à jour le 17/06/2019 - 14:23

L’explosion avait soufflé un immeuble à Dijon et fait quinze blessés. Le responsable présumé, un homme de 53 ans qui avait tenté de mettre fin à ses jours, est jugé à partir de lundi par la cour d’assises de la Côte-d’Or.

 ©
©

Les faits remontent au 16 septembre 2016 : peu après 9h, une déflagration secoue le quartier de la gare. L'immeuble d'un étage où elle s'est produite est presque entièrement détruit. Autour, certains bâtiments menacent de s'effondrer. Parmi les blessés, deux le sont grièvement, dont l'accusé. Alors qu'il est retiré des décombres par les secours - certains parleront de "scène de guerre" - il indique de lui-même avoir ouvert des bouteilles de gaz et mis le feu pour mettre fin à ses jours.

Brûlé sur 20% du corps, le quinquagénaire est conduit dans un service pour grands brûlés à Metz. Il sera mis en examen quelques semaines plus tard et placé en détention provisoire. Interrogé lundi sur une déception sentimentale à l'origine de ses intentions suicidaires, l'accusé, retrouvé deux jours avant les faits avec des plaies aux poignets, reconnaît qu'il était très amoureux de sa voisine, avec qui il entretenait une relation amicale et qui l'avait éconduit à plusieurs reprises.

"On avait décidé de laisser tomber ces histoires amoureuses, ce que je croyais pouvoir faire, mais ce n'était pas le cas", explique cet homme aux cheveux poivre et sel coupés ras, vêtu d'un t-shirt bleu. "D'un seul coup dans ma tête, il fallait que je meure, je ne sais pas pourquoi." Devant les jurés, il dit avoir du mal à se souvenir des faits, la faute aux médicaments et à l'alcool qu'il avait consommés. Il parle de sa colère mais nie avoir menacé sa voisine, comme elle l'affirme, indiquant n'avoir pas pensé aux conséquences de son geste.

Parmi la cinquantaine de parties civiles, une femme aujourd'hui âgée de 59 ans est la plus grièvement touchée. Elle se trouvait à Dijon pour raisons professionnelles et a dû être amputée d'une jambe après l'explosion.

"Sa vie a basculé en une fraction de seconde. Elle veut comprendre comment un homme peut, par égoïsme, risquer d'attenter à la vie des autres", a indiqué son avocat, Jean-Philippe Morel. L'accusé, dont le procès est prévu jusqu'à vendredi, risque 30 ans de réclusion criminelle pour "destruction du bien d'autrui par un moyen dangereux pour les personnes" ayant notamment entraîné "une mutilation ou une infirmité permanente".

(AFP)

Justice

Lenteur de la justice : un problème d’effectifs pointé par la cour d’appel de Besançon

Si le thème des violences sexuelles est un sujet sensible, il l’est d’autant plus depuis la mort de Lyhanna, collégienne assassinée dans le Gers en juin dernier. Plusieurs mobilisations en France dénoncent la lenteur de la justice. Qu’en est-il exactement ? La cour d’appel de Besançon a souhaité faire un point ce 3 juillet 2026 avec les élus locaux du ressort pour répondre à leurs interrogations à ce sujet.

Chatons torturés et tués dans le Doubs : le mineur reconnu coupable, une décision saluée par la CNDA

Poursuivi pour avoir torturé et mis à mort des chatons avant de partager la vidéo sur les réseaux sociaux , le mineur a été reconnu coupable des faits le 1er juillet 2026 par le tribunal pour enfants de Besançon. Constituée partie civile aux côtés de 17 autres associations de protection animale, la Confédération Nationale Défense de l’Animal (CNDA) a pris acte de cette première décision de justice.

“Soutien aux violeurs étrangers” : la porte-parole de Némésis condamnée après une plainte d’Anne Vignot

La porte-parole du collectif d'extrême droite Némésis, Yona Faedda, a été reconnue coupable de diffamation par la justice à la suite d'une plainte déposée par Anne Vignot, ancienne maire de Besançon, a-t-on appris vendredi 3 juillet 2026. il s'agit de la première condamnation pénale de ce collectif Némésis.

Meurtre d’un jeune à Montbéliard : après trois jours de traque, un homme interpellé en Espagne

Paul-Edouard Lallois, procureur de Montbéliard a tenu une conférence de presse ce 29 juin 2026 aux côtés de Laurent Perraut, directeur interdépartemental de la police nationale (DIPN) du Doubs, suite au décès du jeune Ulysse Bihouis Camara survenu la nuit du 13 au 14 juin à Montbéliard.

La justice examine une remise en liberté de l’ex-anesthésiste Frédéric Péchier

La justice examine ce mardi 16 juin 2026, plus d'un an avant son procès en appel à Lyon, une demande de remise en liberté de l'ex-anesthésiste Frédéric Péchier, condamné fin 2025 à la perpétuité pour 30 empoisonnements dont 12 mortels dans des cliniques de Besançon.

Incendie de Crans Montana : demande de charges alourdies visant les co-propriétaires français

Deux avocats ont réclamé aux magistrats suisses une requalification des charges pesant sur le couple de Français co-propriétaires du bar de Crans-Montana incendié en janvier, après la révélation d'échanges de ces derniers avec des employés attestant de leur connaissance d'un risque d'incendie, ont confirmé mercredi 10 juin 2026 une avocate et une magistrate.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi
 18.2
peu nuageux
le 07/07 à 02h00
Vent
1.73 m/s
Pression
1020 hPa
Humidité
88 %

Sondage