Transfert des activités postales : la Poste condamnée sur la procédure…

Publié le 10/04/2014 - 18:39
Mis à jour le 11/04/2014 - 17:50

Suite à la plainte du CHSCT (comité d’hygiène et de sécurité et des conditions de travail) de la plate forme industrielle du Courrier de Besançon, le tribunal de grande instance de Besançon a condamné ce 8 avril La Poste en ordonnant la suspension de la procédure de transfert des activités postales jusqu’à la fin de la procédure d’information-consultation. La Poste prend acte de la décision, mais estime que le schéma des transferts de flux des plates formes du courrier n’est pas remis en cause. Pour le syndicat Sud, cette condamnation est déjà une bataille gagnée.

 ©
©

Plus sur la forme que sur le fond, le tribunal de grande instance de Besançon a condamné La Poste et lui reproche in fine de ne pas avoir respecté juridiquement la procédure "d’information consultation" du CHSCT de la plateforme industrielle du courrier (PIC) de Besançon. "Depuis le mois de septembre du trafic courrier est envoyé sur des autres établissements : Strasbourg, Pagny les Goins en Lorraine et Dijon. Sans jamais avoir respecté les instances réglementaires" explique le syndicat Sud. Pour lui le transfert de l’activité vers d’autres établissements équivaut à démanteler l’activité de l’établissement postal (centre de tri) qui emploie 250 agents.

Or le CHSCT (comité d'hygiène et de sécurité et des conditions de travail) aurait du être consulté dans le cadre d’une procédure précise. Le comité a donc assigné la Poste en référé. Suite à l’audience du 18 mars, le tribunal de grande instance de Besançon a notamment ordonné "la suspension de la procédure de transfert des activités postales jusqu’à la fin de la procédure d’information-consultation du CHSCT" à partir du 8 avril 2014 et sous astreinte par 1.000 euros par infraction constatée.

La direction de La Poste prend acte et devrait consulter "dans les meilleurs délais" le CHSCT afin de reprendre une procédure adéquate tout en estimant que cette décision ne remet pas en cause la schéma de modernisation de l’activité et des transferts de flux du traitement du courrier de la PIC de Besançon vers celle de Dijon. Fusion quand tu nous tiens ! 

La Poste est donc condamnée à verser au CHSCT 3.000€ de dommages-intérêts et à 4.200 € au titre des dispositions du code de procédure civile. Une bataille gagnée pour Sud PTT qui déclare vouloir désormais utiliser tous les moyens nécessaires pour maintenir l’activité sur Besançon.  "Nous espérons aussi que l’ensemble des élus agiront pour maintenir l’activité sur Besançon. Maintenant qu’ils et elles ont la preuve du bien-fondé de notre démarche… " 

Réfèré La Poste.pdf by macommune_info

Soyez le premier à commenter...

Laisser un commentaire

Justice

Il avait tué son compagnon en l’écrasant : peine de 15 ans de prison confirmée en appel   

Un homme de 46 ans a été condamné jeudi 22 janvier 2026 en appel à Lons-le-Saunier à 15 ans de réclusion criminelle pour avoir tué son compagnon en 2022 en lui roulant dessus avec sa voiture, la même peine que celle infligée il y a un an en première instance. L'accusation avait requis 25 ans de réclusion.

Le ”droit de correction parentale” n’existe pas, rappelle la Cour de cassation

La Cour de cassation a rendu mercredi 14 janvier 2026 une décision dans une affaire portant sur des faits de violences commises par un père sur ses enfants. Cette décision intervient après la relaxe prononcée par la cour d’appel de Metz le 18 avril 2024, fondée notamment sur l’invocation d’un prétendu ”droit de correction”.

Espoir pour Fralsen à Besançon : des offres déposées au tribunal…

Placée en redressement judiciaire, l’entreprise Fralsen, basée à Besançon, dispose désormais de nouvelles perspectives. Selon nos informations, plusieurs offres de reprise ont été déposées auprès du tribunal des affaires économiques de Lyon. Une étape cruciale alors que la société doit impérativement trouver un repreneur d’ici le 5 février 2026.

La demande de remise en liberté de Frédéric Péchier examinée le 11 février 2026

La chambre de l'instruction de la cour d'appel de Besançon examinera le 11 février 2026 une demande de remise en liberté de l'ex-anesthésiste Frédéric Péchier, condamné en décembre pour l'empoisonnement de 30 patients, dont 12 sont morts, a-t-on appris mardi 13 janvier 2026 de sources concordantes.

Incendie en Suisse : le propriétaire évoque une porte “verrouillée de l’intérieur” dans le bar

Le propriétaire français du bar incendié la nuit du nouvel an dans la station de ski suisse de Crans-Montana a indiqué aux enquêteurs avoir découvert juste après le drame qui a fait 40 morts qu'une "porte de service" était "verrouillée de l'intérieur" lors de son audition vendredi 9 janvier 2026.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi
Infos pratiques

Sondage

 3.97
couvert
le 26/01 à 12h00
Vent
4.11 m/s
Pression
1005 hPa
Humidité
90 %