Un blindé saute sur un engin explosif au Mali : trois militaires tués

Publié le 13/04/2016 - 14:07
Mis à jour le 13/04/2016 - 14:07

Le bilan s’est alourdi ce mercredi suite à l’explosion survenue ce mardi 12 avril 2016 vers 9h20. Trois militaires sont décédés. Ils appartenaient au 511e régiment du Train d’Auxonne (21).

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Le ministère de la Défense a précisé que le véhicule de l’avant blindé de la force Barkhane avait sauté sur un engin explosif alors qu’il faisait route vers Tessalit au Mali dans le cadre de l'opération de lutte contre les groupes armés terroristes dans la bande sahélo-saharienne.

Un soldat  de 1re  classe Mickaël Poo-Sing (19 ans) a été tué sur le coup. Il avait rejoint l'armée de Terre en février 2015. 

Trois autres soldats ont été blessés, dont deux dans un état grave. Ils ont été transportés à Gao où ils ont été pris en charge par la structure chirurgicale militaire française. Malgré les soins, le maréchal des logis Damien Noblet (31 ans, un enfant –Lamarche sur Saône)  et le brigadier Michael Chauwin (20 ans, célibataire, originaire du Nord) sont décédés dans la soirée. Un quatrième homme de 20 ans, habitant de Pontailler-sur-Saône, a également été blessé, mais ses jours ne sont plus en danger.

"L’armée de Terre rend hommage à nos trois frères d’armes morts pour la France, présente ses condoléances aux familles et à leurs proches et les assure de sa compassion et de son accompagnement. Elle soutient également son camarade blessé, et a une pensée particulière pour sa famille et ses proches" a indiqué le ministère de la Défense.

Le général d'armée Pierre de Villiers a tenu à s'associer à la douleur des familles auxquelles il apporte tout son soutien. "Je pense aussi à leurs frères d’armes pour qui le combat continue (…) Ce combat est le nôtre. Dans nos opérations extérieures, nous sommes engagés dans une véritable défense de l’avant pour protéger la France et les Français. Nous savons la confiance que nous accordent nos concitoyens dans ce combat. C’est pourquoi nous continuerons à lutter avec une détermination sans faille contre ceux qui cherchent à nous frapper".

Info +  

Le nord du Mali est tombé en mars-avril 2012 sous la coupe de groupes jihadistes qui ont été en grande partie chassés par une intervention militaire internationale, lancée à l'initiative de la France en janvier 2013 et qui se poursuit actuellement. Mais des zones entières échappent encore au contrôle des forces maliennes et étrangères, impliquant des troupes de la Mission de l'ONU au Mali (Minusma, déployée depuis juillet 2013).

La force de la Minusma compte près de 11.700 militaires et policiers, selon les effectifs à la mi-décembre 2015. La force française Barkhane mobilise quant à elle 3.500 hommes déployés dans cinq pays du Sahel (Burkina Faso, Mali, Mauritanie, Niger et Tchad).

Sept militaires français ont été tués depuis le lancement de cette opération, qui a succédé le 1er août 2014 à l'opération Serval (juillet 2013 - juillet 2014), au cours de laquelle dix soldats avaient été tués. 

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