Un festival sous le signe des mosaïques

Publié le 14/05/2016 - 16:30
Mis à jour le 15/05/2016 - 09:46

Du 6 au 15 mai, le festival de Musiques Anciennes Besançon/ Montfaucon propose sa 11ème édition autour du thème la musique en mosaïques. Un parcours musical et patrimonial d’Orbe à Jougne… MaCommune.info a rencontré Arthur Schoonderwoerd, le directeur du festival.

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Pour la 11ème édition du festival de Musiques Anciennes Besançon/ Montfaucon, les organisateurs ont décidé d’allier patrimoine et musique autour du thème "Musique en Mosaïques". Entre balade dans la foret de Jougne et découverte de mosaïques franc-comtoise : c’est une programmation riche qui se dessine…Rencontre avec Arthur Schoonderwoerd , le directeur du festival.

 MaCommune.info : Pourquoi avez-vous choisi ce thème ?

 Arthur Schoonderwoerd : "Tout d’abord, je n’ai pas choisi seul, nous avons un grand nombre de bénévoles très actifs et qui nourrissent une véritable passion pour ce festival. Cette année encore, ils étaient enthousiastes pour réaliser une nouvelle programmation. Concernant le thème, nous l’avions dans les tuyaux, restait à trouver les artistes. Il faut dire que grâce au terme mosaïque nous avons pu proposer un patchwork musical avec tous les styles et un parcours basé sur un voyage. Celui de l’évêque Sigéric qui est parti en 990 de Canterbury, à Rome, empruntant la Via Francigena. Lors de son parcours il s’est arrêté à Besançon, Montfaucon mais aussi à Orbe. Nous avons donc lié ces étapes avec des lieux de spectacles pour cette 11ème édition. Les mosaïques, ce sont aussi des œuvres patrimoniales et ils en existent à Besançon, au lycée Victor Hugo, par exemple mais aussi à Orbe.

C’est quoi la musique ancienne ?

A. S. : "Pour certains cette terminologie correspond à la musique baroque, pour d’autres à la période avant 1800. Pour moi c’est la musique d’hier, celle qui a été écrite par des compositeurs qui ne vivent plus. Ils ne peuvent donc, plus, défendre leur musique. Et cette musique va vivre sa propre vie et va changer. Lors de ce festival, nous essayons de retrouver les sources originales de l’écriture pour que cette musique soit jouée comme à l’époque. C’est pourquoi les musiciens utilisent les instruments de l’époque afin d’être le plus proche des idées des compositeurs"

Faites-vous aussi un peu de pédagogie musicale ?

A. S. : "Nous proposons des concerts plus ou moins longs, entre 25 minutes et une heure et demie pour permettre aux curieux de découvrir cette musique ancienne. Les petits formats sont l’occasion de déguster le programme ; parfois pour le public si le spectacle est trop long il ne se concentre plus de la même façon. Nous avons aussi choisi d’opter pour la proximité entre les spectateurs et les musiciens contrairement à ce qui est proposé depuis le 19ème siècle avec la mise en place de grands podiums qui éloignent les artistes de son public".

 Le développement durable s’invite au festival ?

 A. S. : "J’ai toujours trouvé, en tant que musicien, que le sport et la musique ne devraient pas être séparés. Du coup, j’essaye vraiment de les lier. Dans la chapelle Saint George à Ornans le samedi 7 mai, nous proposons trois concerts (15h, 16h et 17h) vélocipèdes, c’est-à-dire que toute personne venue en vélos pourra bénéficier d’une réduction de quelques euros sur sa place. Mais attention  il n’y a que 35 places pour ce concert alors je conseille aux cyclistes de partir tôt".

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