Une Franc-Comtoise publie "Smilaid" : l'histoire de Marga, violée, qui doit reconstruire sa vie volée

Publié le 09/03/2024 - 18:05
Mis à jour le 08/03/2024 - 11:21

Pour son troisième livre, Anne-Rafaèle Bertrand, artiste et auteure franc-comtoise, raconte l’histoire d’une jeune femme, Marie-Gaèle Roland, surnommée Marga par son patron, sur fond de charge mentale, d’absurdité des nouvelles technologies, et qui tente de se reconstruire suite à un très grave évènement, un viol. Interview.

Qui êtes-vous ? D'où venez-vous ? Quel est votre parcours ?

Anne-Rafaèle Bertrand : ”Je m'appelle Anne-Rafaèle Bertrand, j'ai bientôt ...bip... ans (grésillements du micro), je suis née dans le Jurâ (et j'y mets l'accent!).

L'écriture a toujours fait partie de ma vie. Je crois avoir composé mes premières poésies en primaire. J'aime les mots et les rimes, j'aime le rythme qu'on peut leur imposer, les effets de style, les silences dans la ponctuation… Bref, j'adore la langue française pour ses richesses et ses exceptions...

D’où vous vient cet amour pour l'écriture ?

Anne-Rafaèle Bertrand : ”Écrire m'a sauvée. Ça paraît niais dit comme ça, mais c'est vrai... Mettre noir sur blanc ce qu'on a dans la tête, ça change tout. Ça rend le futur moins gris et le présent moins brouillon... Ça permet de mettre en page les années qui passent et de donner un titre aux chapitres d'une vie qui s'écoule.

J'ai publié mon premier recueil de poésies De la misère ordinaire en 2009, puis mon premier roman Anna Épopée en 2019.

J'ai deux amours (la Kanterbräu, la Kronenbourg...). Pardon, ça c'est le côté Champâ(gnôle) qui ressort malgré moi. Non, j'ai deux passions : l'écriture et la musique et je veux que ces passions restent ce qu'elles sont : des sas de décompression.

J'étais "D.A" (Directrice Artistique) dans une agence de communication, je suis aujourd'hui graphiste, salariée dans une association à Besançon (Les invités au festin®) et j'aime mon métier parce qu'il a désormais un sens…”

Smilaid aux éditions A.R.B vient d'être publié. De nos jours, on voit beaucoup de smileys qui rient, qui sont en colère, qui pleurent, qui sont amoureux… partout sur les réseaux sociaux. Pourquoi cette contraction de "smiley" et de "laid" pour intituler votre livre ?

Anne-Rafaèle Bertrand : ”Mon nouveau roman "Smilaid", c'est la contraction de Smiley et de laid… Le pitch? Absurdité des nouvelles technologies, millions de pouces levés vers le haut qui poussent vers le bas. Et face à l'hérésie des nouveaux réseaux, un majeur levé bien haut : celui de Marga... Marga qui chiale parce qu'elle n'a plus d’emploi, qui chlingue et qui boit. Parce que Marga violée, elle doit reconstruire sa vie volée…”

Dans Smilaid, de quoi parlez-vous ? Ce sont de sérieux maux de la société actuelle...

Anne-Rafaèle Bertrand : ”C'est un roman "punk" je crois, brut, écrit un peu à la "va-comme-j'te-pousse" mais pas tant que ça… Si je devais sélectionner quatre mots pour le résumer, je dirais : harcèlement en gras, réseaux totalement barrés, ALCOOLISME en majuscules et Nokia 3310 en appels d’urgence…"

Infos pratiques

Smilaid (A.R.B) de Anne-Rafaèle Bertrand

Culture

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À Besançon, Ludovic Fagaut accusé de dépolitiser l’art

Dans un communiqué de presse, l’ex-adjointe en charge de la Culture et conseillère municipale à la Ville de Besançon, Aline Chassagne (PCF) dénonce une « mise en pratique » de la « cancel culture » par le maire de Besançon Ludovic Fagaut. La raison à cela ? La décision prise par la Ville de Besançon de débaptiser le nom de l’exposition "Ni Dieu ni maître ! Art et anarchie de Courbet à Banksy" qui sera présente à Besançon du 27 février au 4 juillet 2027, pour "L’Art en liberté. De Courbet au Street art". Une décision également dénoncée en vidéo par Hélène Magnin-Feysot, conseillère municipale (LFI) sur ses réseaux sociaux.

À Besançon, Céline Girard redonne vie aux céramiques brisées grâce à l’art japonais du kintsugi

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Le Festi’Diff revient faire vibrer la scène au rythme de l’inclusion à Labergement-Sainte-Marie

Le Festi’Diff de l’Espace Mont d’Or proposera une 9e édition placée sous le signe du partage, de la création et de l’inclusion les 13 et 14 novembre 2026 à l’Espace des Vallières de Labergement Sainte-Marie. Un événement pensé pour et autour de l’intégration du public handicapé ou empêché pour que "les différences ne soient plus un handicap, mais un enrichissement".
 

Festival de la photographie à Besançon – Rencontre avec GLADYS, figure singulière de la photographie contemporaine française

VIDÉO • Il y a des photographies que l’on regarde et puis il y a celles qui nous regardent en retour. À Besançon, la rencontre avec la photographe GLADYS appartient à cette seconde catégorie. À l’occasion du Festival de la photographie, organisé par Grain d’Pixel, la Galerie de l'ancienne poste accueille, jusqu'au 25 octobre 2026, le travail de cette photographe française de renommée internationale. Une exposition qui s’inscrit dans un contexte tout particulier : celui du bicentenaire de la photographie, qui invite à célébrer deux siècles d’images, mais aussi à s’interroger sur ce que la photographie continue de raconter de notre époque...
 

Tableau de Gustave Courbet : droit de réponse de Me Béatrice Cohen

DROIT DE RÉPONSE • En tant que conseil de la société adjudicataire du tableau litigieux, Béatrice Cohen, avocate au Barreau de Paris, souhaite apporter plusieurs précisions à la suite de la publication, le 10 septembre 2026, sur le site MaCommune.info, de l’article intitulé Une expertise judiciaire conclut à l’authenticité d’un tableau inédit de Gustave Courbet.

Ce week-end, les Absinthiades ont mis Pontarlier au vert…

PALMARÈS DES MEILLEURES ABSINTHES • Les 3 et 4 octobre 2026, Pontarlier a une nouvelle fois vécu au rythme de la fée verte. Pendant deux jours, les Absinthiades ont réuni professionnels, amateurs, passionnés et curieux autour d’un même emblème : l’absinthe. Un rendez-vous devenu incontournable, où la découverte se mêle à la convivialité et où, le temps d’un week-end, la célèbre boisson est véritablement reine.

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