"Vous faites référence à quelle nuit ?": Nicolas Zepeda ne lâche rien

Publié le 07/04/2022 - 16:22
Mis à jour le 07/04/2022 - 16:22

Le Chilien Nicolas Zepeda a encore nié son implication jeudi à Besançon, lors des premiers instants de son ultime interrogatoire devant la cour d’assises du Doubs où il répond de l’assassinat de son ex-petite amie japonaise Narumi Kurosaki en décembre 2016.

 ©
©

"Il est établi que vous avez passé la nuit du 4 au 5 décembre 2016 avec Narumi, qu'après ça, plus personne ne l'a revue vivante, contrairement à vous qu'on a revu", attaque d'emblée le président de la cour d'assises du Doubs, Matthieu Husson.

"Voulez vous nous dire ce qu'il s'est passé ?", l'interroge-t-il sans détours. "Vous faites référence à quelle nuit ?", réplique le Chilien de 31 ans, déclenchant des soupirs dans la salle d'audience. Depuis le début de son procès le 29 mars, Nicolas Zepeda répond volontiers aux questions par d'autres questions.

  • La date étant dûment précisée par le président de la cour, il lâche finalement: "j'ai déjà répondu à cette question, cette nuit-là je dormais".

Malgré d'intenses recherches à Besançon et dans une zone forestière du Jura, où Nicolas Zepeda a fait des arrêts suspects au volant de sa voiture de location, le corps de Narumi Kurosaki n'a jamais été retrouvé. Clamant son innocence depuis le début, le jeune homme a également contesté jeudi avoir fait traduire des messages en japonais et les avoir envoyés à la famille de Narumi Kurosaki, malgré les témoignage de deux Japonaises.

"Si ce n'est pas vous (qui avez envoyé ces messages), qui est-ce ?"

"Il s'agissait d'un message que Nicolas Zepeda voulait traduire dans un style féminin", s'est souvenu Megumi Sugisaki, 27 ans, témoignant en visioconférence depuis Tokyo. Il "disait que la personne qui parlait allait entreprendre un voyage et que pour cette raison elle ne pouvait pas répondre", a-t-elle précisé.

Des messages similaires ont été envoyés aux proches de Narumi via ses comptes, usurpés par Nicolas Zepeda selon les enquêteurs pour brouiller les pistes et retarder le lancement des recherches après sa disparition. Le 15 décembre, Nicolas Zepeda "m'a demandé de supprimer toute trace de correspondance avec moi et, sans m'en dévoiler la raison, il m'a demandé de faire une capture d'écran pour prouver que j'avais effacé", a-t-elle témoigné.

"Si ce n'est pas vous (qui avez envoyé ces messages), qui est-ce ?", demande le président à l'accusé. "Moi aussi, j'aimerais bien savoir", lui répond celui-ci.

(Source AFP)

Soyez le premier à commenter...

Laisser un commentaire

Justice

Il avait tué son compagnon en l’écrasant : peine de 15 ans de prison confirmée en appel   

Un homme de 46 ans a été condamné jeudi 22 janvier 2026 en appel à Lons-le-Saunier à 15 ans de réclusion criminelle pour avoir tué son compagnon en 2022 en lui roulant dessus avec sa voiture, la même peine que celle infligée il y a un an en première instance. L'accusation avait requis 25 ans de réclusion.

Le ”droit de correction parentale” n’existe pas, rappelle la Cour de cassation

La Cour de cassation a rendu mercredi 14 janvier 2026 une décision dans une affaire portant sur des faits de violences commises par un père sur ses enfants. Cette décision intervient après la relaxe prononcée par la cour d’appel de Metz le 18 avril 2024, fondée notamment sur l’invocation d’un prétendu ”droit de correction”.

Espoir pour Fralsen à Besançon : des offres déposées au tribunal…

Placée en redressement judiciaire, l’entreprise Fralsen, basée à Besançon, dispose désormais de nouvelles perspectives. Selon nos informations, plusieurs offres de reprise ont été déposées auprès du tribunal des affaires économiques de Lyon. Une étape cruciale alors que la société doit impérativement trouver un repreneur d’ici le 5 février 2026.

La demande de remise en liberté de Frédéric Péchier examinée le 11 février 2026

La chambre de l'instruction de la cour d'appel de Besançon examinera le 11 février 2026 une demande de remise en liberté de l'ex-anesthésiste Frédéric Péchier, condamné en décembre pour l'empoisonnement de 30 patients, dont 12 sont morts, a-t-on appris mardi 13 janvier 2026 de sources concordantes.

Incendie en Suisse : le propriétaire évoque une porte “verrouillée de l’intérieur” dans le bar

Le propriétaire français du bar incendié la nuit du nouvel an dans la station de ski suisse de Crans-Montana a indiqué aux enquêteurs avoir découvert juste après le drame qui a fait 40 morts qu'une "porte de service" était "verrouillée de l'intérieur" lors de son audition vendredi 9 janvier 2026.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi
Infos pratiques

Sondage

 2.84
couvert
le 26/01 à 06h00
Vent
3.12 m/s
Pression
1001 hPa
Humidité
94 %