Manif' des agriculteurs : sandwiches gratuits au son des cloches à Besançon

Publié le 05/11/2014 - 11:32
Mis à jour le 06/11/2014 - 11:16

Une soixantaine d’agriculteurs du Doubs se sont retrouvés ce mercredi 5 novembre 2014 vers 10h30 devant le centre commercial Chateaufarine et ont fait retentir les cloches en vidant les rayons dans les allées de l’hypermarché Géant de Besançon.  Objectif : repérer les produits qui ne viennent pas de France et comparer les prix. Au programme également : distribution gratuite de sandwiches pour inciter les clients à consommer local.

Incompréhension. Les agriculteurs se sentent accablés par les contrôles et les réglementations. Dans le Doubs, pas de tracteurs bloquant les routes, pas de fumier déversé, mais une action se sensibilisation. "Nous ne voulons pas pénaliser les gens qui travaillent et stigmatiser encore plus notre profession" explique un des agriculteurs présents à l'appel de la FDSEA et des jeunes agriculteurs du Doubs. 

Baisse des prix et directive nitrates

Cloches à la main, ils ont arpenté le rayon boucherie, pour repérer les produits qui ne viennent pas de France et repérer les prix de vente de leurs produits.  Arnaud Gaillot, secrétaire général des jeunes agriculteurs du Doubs explique que les revendications sont nombreuses, mais il en retient deux. La première concerne la baisse des prix payés aux producteurs.  "Nous subissons une baisse des prix qui s'est accélérée depuis quatre mois. En un an, pour une vache moyenne, le prix au kilo (poids carcasse) est passé de 2,80 – 3€ à 2 € voire moins. En revanche dans les rayons, le prix souvent, ne change pas ! Où passe l'argent ?"

La deuxième revendication forte concerne l'élargissement de la directive nitrates (dérivés des engrais azotés) qui a fait basculer près de 4.000 communes et 63.000 exploitations dans l'illégalité et leur impose des investissements parfois coûteux pour limiter la pollution des eaux. Dans le Doubs, cela concerne seulement dix communes. "Certains agriculteurs ont déjà réalisé des investissements, mais qui ne correspondent déjà plus aux nouvelles normes imposées. Déjà que les prix des produits baissent, ils ne peuvent plus s'en sortir !"

Pour apaiser les tensions sur ce point, la ministre de l'Écologie Ségolène Royal a pris le soin de publier un communiqué mardi promettant d'appliquer la directive nitrate au plus près, pour éviter des zonages administratifs non justifiés.

Consommer local : "L'État et les collectivités doivent montrer l'exemple " 

Après avoir vidé les barquettes de viande des rayons dans une dizaine de caddies,  les agriculteurs ont décidé d'offrir durant la pause déjeuner des sandwiches "Pain – jambon -  Comté" exclusivement made in Doubs afin d'encourager à manger français et local. "Il est regrettable de voir par exemple au CHU  de Besançon que l'on consomme des produits étrangers alors que l'abattoir n'est qu'à un kilomètre !" regrette  Jean-Yves Maire secrétaire général adjoint de la FDSEA du Doubs. Les agriculteurs souhaitent que l'État et les collectivités montrent l'exemple en confectionnant en restauration collective au moins deux plats sur trois à partir de produits français.

Enfin les agriculteurs ont exprimé leur ras-le-bol administratif et souhaitent d'urgence une simplification. "On a plus l'impression d'être des paysans, mais des bureaucrates…"


Nature

L’Aspas dénonce le projet de prélèvement de 330 chamois et demande l’arrêt de la chasse de loisir dans le Doubs

La délégation Association pour la protection des animaux sauvages (Aspas) Doubs réagit, dans un communiqué du 11 juillet 2026, au projet d'arrêté de la préfecture du Doubs qui prévoit d'autoriser le prélèvement de 330 chamois au maximum durant la prochaine campagne de chasse, de septembre 2026 à janvier 2027.

Incendies et sécheresse dans le Doubs : La France insoumise appelle à une réponse politique

Dans un communiqué du dimanche 12 juillet 2026, La France insoumise (LFI) du Doubs réagit à la multiplication des incendies et à la sécheresse qui touchent le département. Le mouvement estime que ces événements ne relèvent pas de phénomènes isolés mais sont liés au changement climatique et aux choix économiques et politiques.
 

Risques d’incendie : feux d’artifice interdits en Haute-Saône et dans le Jura

Un arrêté préfectoral a été pris dans la soirée du 9 juillet 2026 par le préfet de la Haute-Saône, interdisant temporairement les spectacles pyrotechniques, les feux d’artifice et les feux festifs sur l’ensemble du territoire départemental du jeudi 9 juillet 2026 à 12h00 au dimanche 19 juillet 2026 inclus. La préfecture du Jura a annoncé prendre la même décision. Pour l’instant le Doubs n’est pas concerné.

Les Écologistes de Haute-Saône alertent sur l’avenir de la loi Nature, cinquante ans après sa promulgation

À l'occasion du cinquantième anniversaire de la loi relative à la protection de la nature, promulguée le 10 juillet 1976, le groupe des Écologistes de Haute-Saône appelle à renforcer les politiques de protection de la biodiversité et du climat. Le collectif estime que les principes fondateurs de cette loi sont aujourd'hui fragilisés, dans un contexte marqué par le réchauffement climatique et des restrictions budgétaires.

Face au changement climatique, les élus écologistes bisontins veulent construire des propositions avec les habitants

À Besançon, les élu(e)s Ecologistes, Génération.s et Société Civile du conseil municipal de Besançon misent sur le dialogue citoyen pour préparer la ville au changement climatique. C’est en ce sens qu’ils organiseront à la rentrée de septembre une convention citoyenne autour du sujet de la canicule et de la sécheresse afin de "nourrir des propositions" qu’ils présenteront ensuite en conseil municipal. D’ici là, les élus mèneront un cycle d’échange sous forme de rencontres informelles tout au long de l’été pour alimenter les réflexions.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi
 29.95
nuageux
le 15/07 à 17h00
Vent
4.5 m/s
Pression
1016 hPa
Humidité
52 %

Sondage