Success-story: La vache qui rit... aux éclats aux Etats-Unis

Publié le 16/02/2012 - 08:12
Mis à jour le 16/02/2012 - 10:10

La portion triangulaire du groupe Bel, née dans le Jura en 1921, connait depuis quelques années un développement spectaculaire outre-Atlantique grâce à un cardiologue  fondu de Vache qui rit.  

Quelle est la Franc-Comtoise la plus connue aux Etats-Unis ? C’est incontestablement la portion de fromage jurassienne dénommée là-bas The laughing cow. La marque de Lons-le-Saunier, nonagénaire depuis 2011, fait un tabac outre-Atlantique depuis qu’un cardiologue a préconisé en 2004 la consommation d’une portion quotidienne de Vache qui rit light. Le snack idéal pour des Américains gourmands de pauses « goûter » tout au long de la journée. En quelques semaines, les ventes ont explosé.

Jeunes femmes actives

Le docteur Agatston a même publié un livre de recettes recourant copieusement au fromage fondu franc-comtois. Le soufflé est retombé, mais la mode est restée, entretenue par des campagnes de publicité à la télé. Alors qu’au Canada le marketing de Bel s’adresse plutôt aux enfants et au Mexique aux familles, les Etats-Unis ont cela de particulier que la publicité de La vache qui rit, diététique oblige, vise les jeunes femmes actives.

Sur les terres de Kraft et de son incontournable Philadelphia, fromage fondu le plus vendu au monde et qui tente de percer en France, Bel s’est positionné sur le marché américain haut de gamme et, pour enfoncer le clou, a débauché le responsable de la division fromage fondu de son concurrent, Lance Chambers, qui a inscrit La vache qui rit dans tous les circuits de distribution.

Jusque-là, le marché des Etats-Unis était plutôt négligé par Bel qui avait pour simple objectif de satisfaire la demande des expatriés français peu enclins à consommer les fromages locaux.

Un cas d’école

Il aura fallu la publicité gratuite du fameux cardiologue pour que Bel ose affronter directement le géant de l’agro-alimentaire Kraft. « On a soudain reçu des commandes des quatre coins du pays, sans bien comprendre ce qui nous arrivait », se souvient Eric de Poncins, responsable de Bel sur le continent américain cité par le magazine Challenges. A tel point que pendant un moment la demande avait du mal à être satisfaite. Le site de production de Lons-le-Saunier avait été appelé à la rescousse.

De 2008 à 2001, la part de marché de Bel dans le fromage de snacking aux Etats-Unis est passée de 14% à 22% et le chiffres d’affaires a grimpé de 80 à 200 millions de dollars. Une véritable prouesse qui est devenue un cas d’école étudiée dans les écoles de commerce.

Le groupe Bel compte deux sites de production aux États-Unis, à Leitchfield dans le Kentucky et à Little Chute dans le Wisconsin. La construction d’un troisième site vient d’être décidée à Brookings dans le Dakota du Sud. On y produira du Mini Babybel, autre fleuron du groupe dont les ventes s’envolent également depuis trois ans.

À ce jour, elles représentent environ 8 000 tonnes par an, dont plus de la moitié doivent être importées pour répondre à l’augmentation de la demande.

Un chiffre d’affaires de 2,4 milliards d’euros

Le groupe Bel est un des leaders mondiaux du secteur des fromages de marque. Son portefeuille de produits est constitué de La vache qui rit, Kiri, Mini Babybel, Leerdammer ou Boursin, ainsi qu’une vingtaine d’autres marques locales.

Le groupe a réalisé en 2010 un chiffre d’affaires de 2,4 milliards d’euros avec  près de 11 300 collaborateurs répartis dans une trentaine de filiales dans le monde.

Ses produits sont élaborés dans 26 sites de production et distribués dans plus de 120 pays.

Soyez le premier à commenter...

Laisser un commentaire

Economie

Espoir pour Fralsen à Besançon : des offres déposées au tribunal…

Placée en redressement judiciaire, l’entreprise Fralsen, basée à Besançon, dispose désormais de nouvelles perspectives. Selon nos informations, plusieurs offres de reprise ont été déposées auprès du tribunal des affaires économiques de Lyon. Une étape cruciale alors que la société doit impérativement trouver un repreneur d’ici le 5 février 2026.

Il n’y aura pas de vaches montbéliardes au Salon de l’agriculture 2026 à Paris

Le président de Montbéliarde Association, Samuel Carrey a annoncé ce mardi 13 janvier 2026 sur Ici Besançon que les vaches montbéliardes ne participeront pas au prochain Salon international de l’agriculture, prévu à Paris du 21 février au 1er mars 2026. Comme pour plusieurs autres races bovines, notamment les limousines, landaises, parthenaises et charolaises, cette absence est liée à la dermatose nodulaire contagieuse (DNC).

Psychopraticienne à Mamirolle, Laura Vieille a transformé une épreuve de vie en vocation

Victime d’un AVC à 13 ans, Laura Vieille est aujourd’hui psychopraticienne et a ouvert son cabinet à Mamirolle le 1er septembre dernier, liant ainsi son vécu personnel à une pratique professionnelle. La jeune femme s’est spécialisée autour du trauma et des étapes de vie difficiles. 

ESTM Pigier à Besançon : formations, portes ouvertes et job dating au programme !

PUBLI-INFO • Spécialiste des formations en alternance, l’ESTM Pigier de Besançon multiplie les initiatives à destination des futurs étudiants, du post-bac au Bac+5. Nouvelle formation diplômante, journée portes ouvertes et plusieurs job dating rythmeront notamment l’année 2026, qui s’annonce particulièrement dynamique pour l’établissement.

La station de Métabief veut créer des “passerelles” entre le Haut-Doubs et la Suisse…

Dans la continuité de son master plan signé le 14 octobre dernier, une autre démarche a été entreprise avec la Suisse : celle de renforcer les liens pour mieux travailler ensemble. Pour ce faire, le syndicat mixité du Mont d’Or (SMMO) a déposé un projet baptisé "Passerelle" dans le cadre du programme Interreg France-Suisse. Une réponse sera donnée au mois de mai 2026. L’occasion d’en savoir un peu plus avec le directeur du SMMO, Guillaume Thiériot.

Mercosur : face au risque politique, Emmanuel Macron choisit de dire non malgré des concessions “incontestables”

Dans un communiqué diffusé dans la soirée du jeudi 8 janvier 2026, Emmanuel Macron a tranché. Malgré les concessions "incontestables" de Bruxelles, la France votera "contre" l'accord commercial avec le Mercosur, un choix qui ne bloquera pas le traité et qui l'expose à un procès en perte d'influence, mais qui devrait permettre de sauver le gouvernement.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi

Sondage

 7.35
couvert
le 14/01 à 03h00
Vent
4.59 m/s
Pression
1017 hPa
Humidité
82 %