70 ans de musique classique à Besançon : entre tradition et innovation

Publié le 07/09/2017 - 07:00
Mis à jour le 07/09/2017 - 09:08

Le festival de musique de Besançon a lancé la carrière de certains des plus célèbres chefs d’orchestre du monde et la 70e édition, qui s’ouvre ce  vendredi  8 septembre 2017 avec une programmation toujours plus proche du public, devrait révéler les talents de demain.

 ©
©
  • Du 8 au 23 septembre, le festival accueillera plus d'une trentaine de concerts de musique classique, mais aussi de jazz et de musique du monde. L'édition 2017 sera marquée par le 55e Concours international de jeunes chefs d'orchestre, présidé cette année par l'Américain Leonard Slatkin.

"C'est le concours de direction le plus complet et varié au monde avec, en quatre jours, des épreuves symphoniques, d'opéra, de concerto, d'oratorio et une création contemporaine mondiale" du compositeur français en résidence Philippe Hersant, souligne le directeur du festival, Jean-Michel Mathé. Vingt candidats de 10 nationalités différentes, sélectionnés parmi 280 prétendants, participeront du 11 au 16 septembre aux épreuves finales de cette compétition qui se tient tous les deux ans à Besançon.

Créé en 1948 par le violoniste et chef d'orchestre Gaston Poulet, le Festival de musique de Besançon fut le troisième festival de musique à voir le jour en France, après ceux de Strasbourg en 1932 et d'Aix-en-Provence en 1948.

  •  Au milieu du XXe siècle, Besançon a ainsi accueilli une pléiade de stars de la musique classique telles que les chefs d'orchestre Georges Prêtre, Georg Solti, Eugen Jochum, Zubin Meta et Bernard Haiting ou les solistes Isaac Stern, Georgy Cziffra, Wilhem Kempf et Clara Haskil.

Le festival a définitivement acquis ses lettres de noblesse avec la création en 1951 du très prestigieux Concours international de jeunes chefs d'orchestre qui a sacré, entre autres, Gerd Albrecht, Michel Plasson, Zdenek Macal, Sylvain Cambreling ou Yutako Sado, lançant ainsi leur prestigieuse carrière. La victoire du chef d'orchestre japonais Seiji Ozawa en 1959 a conféré une aura particulière au festival bisontin en Asie, continent dont proviennent près d’un tiers des 20 finalistes du concours 2017.

Jean-Michel Mathé : "Nous sommes fiers de ce prestige passé et nous essayons d'en être dignes"

Au fil des ans, le paysage festivalier s'est modifié. "Avant, il y avait 10 festivals de musique classique en France, aujourd'hui il y en a environ 800, donc c'est plus dur de compter", note le directeur de l'événement. Le festival a  progressivement évolué pour "répondre aux attentes de ses partenaires" en devenant "plus accessible".  "L'économie des festivals a aussi changé", analyse-t-il. "On n’a plus les moyens d'avoir des stars pendants 10 jours".

"Dans les années 50-60, le festival était assez élitiste et mondain, alors qu'aujourd'hui, nous sommes aussi fiers de proposer un festival différent, plus ouvert, plus proche du public et plus divers", déclare Jean-Michel Mathé.

Une programmation riche 

  • La 70e édition du Festival de musique de Besançon s'ouvrira vendredi avec un concert symphonique gratuit et en plein air donné par l'Orchestre Victor-Hugo Franche-Comté.

La programmation du festival restera axée sur la musique symphonique, avec notamment la venue de grands orchestres tels que le Royal Philharmonic Orchestra de Londres, dirigé par Charles Dutoit, et celle de célèbres solistes comme les pianistes Alexandre Tharaud ou Nicholas Angelich.

Mais musique baroque, musique vocale, musique de chambre, musique du monde et jazz auront aussi leur place, ainsi que des événements originaux comme le concert itinérant du quintette de cuivres Le Vesontio, embarqué sur un Dragon Boat, et l'orchestre virtuel interactif de Jacopo Baboni Schilingi, dont chaque instrument commence à jouer quand une personne se positionne sur l'estrade adéquate. Pour le directeur Jean-Michel Mathé, "un festival, c'est la tradition, mais c'est aussi l'innovation".

Culture

Le festival No Logo de retour à Pont-sur-L’Ognon pour débuter un nouveau chapitre

Un temps voué à disparaître après l’annonce de l’impossibilité d’organiser le festival à Ornans, le No logo 2026 aura finalement bien lieu. Après des mois de travail, les organisateurs ont dévoilé ce jeudi 30 avril 2026 le futur site d’accueil de la 13e édition qui se tiendra au domaine "Les 12 Ponts" à Pont-sur-l’Ognon les 7, 8 et 9 août 2026.

Des places de concerts de Céline Dion à gagner à la Cité de la gastronomie et du vin de Dijon

Du 4 au 9 mai, la radio RTL, partenaire du retour de Céline Dion, fait gagner des places partout en France. Le jeu est proposé dans six villes françaises, dont Dijon où le ou la gagnant(e) tiré(e) au sort repartira avec ses places de concert pour voir la chanteuse sur scène à Paris l’automne prochain.

La communauté de communes Entre Doubs et Loue lance sa saison culturelle estivale

La communauté de communes entre Doubs et Loue dévoile sa nouvelle saison culturelle estivale, placée sous le signe de la découverte et de la valorisation du territoire du Saugeais. Portée par le comité culturel Loue Saugeais et le Sadget Festival, cette programmation propose une série d’événements accessibles à tous, mêlant patrimoine, création artistique et convivialité.

“Des étincelles” : le parcours hors norme d’Henri Traforetti, sous la plume de Michèle Tatu

VIDÉO • À Besançon, Michèle Tatu, journaliste et critique de cinéma, et Henri Traforetti, ancien ouvrier devenu peintre, publient Des étincelles aux éditions de l’Oeil publié en mars 2026. Ce livre retrace un parcours singulier, entre luttes sociales, aventure cinématographique avec le groupe Medvedkine et expression artistique. Une plongée sensible dans une trajectoire de vie marquée par l’engagement. Entretien.

Un hommage aux Tsiganes déportés lors de la Seconde Guerre mondiale dimanche à Besançon

Dans le cadre de la journée nationale du souvenir des héros et des victimes de la déportation, le musée de la Résistance et de la Déportation de Besançon rend hommage au destin des Tsiganes avec une commémoration artistique et historique le dimanche 26 avril 2026.

“Le Désespéré” de Courbet vendu à l’étranger : l’État impuissant ?

Dans un communiqué daté du 20 avril 2026, le sénateur du Doubs, Jean-François Longeot, président de la Commission de l’Aménagement du Territoire et du Développement Durable, revient sur l’acquisition de l’œuvre Le Désespéré de Gustave Courbet par Qatar Museums. Saisi de cette situation, l’élu a interrogé la ministre de la Culture afin de comprendre les conditions dans lesquelles cette œuvre majeure a quitté le territoire français.

Deux artistes de Besançon à l’honneur à la Maison de la Bourgogne Franche-Comté à Mayence

À Haus Burgund, à Mayence, sept artistes issus de cinq écoles d’art et de design de Bourgogne-Franche-Comté présentent l’exposition Territoires croisés, Über die Grenzen, du 29 avril à fin août 2026. Ce projet met en lumière une diversité de pratiques contemporaines, allant de la peinture à la vidéo, en passant par la sculpture, la céramique ou encore l’édition. Deux artistes bisontin.es, anciennes étudiant.es de l’ISBA, seront mises à l’honneur : Jean(ne) Masson et Mathilde Noir.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi
 16.6
couvert
le 02/05 à 09h00
Vent
1.22 m/s
Pression
1022 hPa
Humidité
72 %

Sondage