À Besançon, le salon Courbet se transmet de mère en fils…

Publié le 29/06/2023 - 12:28
Mis à jour le 30/06/2023 - 16:27

À partir du 1er juillet 2023, le Salon Courbet situé au centre-ville de Besançon change de propriétaire : Yolande Girardet, gérante du salon de coiffure depuis 1989, laisse la place à son fils, Romain. Rencontre.

C’est une nouvelle page qui se tourne pour ce salon de coiffure de la rue Gustave Courbet qui existe depuis (au moins) 1964. Yolande Girardet y est arrivée le 1er août 1989 en tant que salariée pendant 12 ans avant d’en devenir la gérante.

"Je me souviens quand ma patronne, Annie Gaudillière, m’avait dit qu’elle vendait, je m’étais dit que jamais je ne pourrais le gérer, mais Éric, mon mari, m’avait encouragée et je m’étais lancée…", se remémore Yolande, propriétaire du Salon Courbet depuis le 1er novembre 2001. "Aujourd’hui, c’est encore plus émouvant parce que je le cède à mon fils, comment peut-on finir mieux que ça ? C’est génial !", se réjouit la future jeune retraitée, "je suis super contente, je suis très fière de lui, de ce qu’il a fait, de ce qu’il va faire, depuis environ 5-6 ans, c’est Romain qui fait vivre le salon".

Les "clientes fidèles" comme plus beau souvenir

Pour elle, avoir travaillé dans son propre salon de coiffure, "c’est comme avoir travaillé tous les jours chez soi", même si les 10 premières années en tant que cheffe d’entreprise n’ont pas été de tout repos. "Je me souviens qu’un soir, j’ai fermé le salon en tant que salariée et que le lendemain je mettais la clé dans la serrure en tant que gérante… j’ai cru que le plafond allait s’effondrer sur ma tête, j’ai eu pendant 10 ans la tête dans le guidon et après ça, je me suis vraiment rendu compte que c’était un bel outil de travail", nous raconte-t-elle.

Et quand on lui demande quel est son meilleur souvenir dans son salon, elle nous répond : "mes clientes fidèles". Alors qu’elle compte ses derniers jours, ses dernières heures sur son lieu de travail, ses clientes ne tarissent pas d’éloges et de remerciements à celle qui les a coiffées, sublimées… "Elles me disent que je leur ai apporté beaucoup plus que de la coiffure, que je leur ai aussi apporté une oreille, une écoute…", nous confie Yolande, très émue.

Quand on lui demande le pire souvenir de sa carrière : le Covid. Pour cette gérante d’un lieu où le contact humain et le regard sont primordiaux, cette période a été "la plus dure et la plus compliquée à gérer, avec beaucoup de règles à respecter, beaucoup d’énervement de la part des clients et puis travailler avec des masques toute la journée, mettre des masques alors qu’on est visagiste, ce n’était pas le mieux…"

Yolande et Romain Girardet © Alexane Alfaro

Pendant toutes ces années, Yolande, passionnée par son métier, a coiffé sa clientèle, chaque jour, mais pas seulement… elle aimait aussi faire ça la nuit en participant à une trentaine de shows coiffure à Besançon et ses alentours au cours de sa carrière. "Tous les shows étaient organisés par l’équipe artistique de l’AFCO avec d’autres coiffeurs, j’adorais ça, c’était toujours beaucoup de stress, de trouille, mais on se dépassait, on faisait tout ce qu’on ne faisait pas en salon, c’était de l’immettable…", se souvient Yolande, "mais je ne le ferais plus, c’est trop de stress". 

Yolande Girardet a également coiffé gratuitement Miss Besançon et ses dauphines avant chaque évènement public pendant 2 ans. L’occasion pour cette coiffeuse de former son équipe aux chignons. 

Enfin, et pendant plus de 20 ans, Yolande Girardet a également formé une dizaine d’apprenties y compris son fils, Romain…

La coiffure de mère en fils…

Depuis son plus jeune âge, Romain Girardet rêve d’être coiffeur… mais en classe de 3e, il a voulu découvrir le métier de préparateur en pharmacie. Pour cela, il a fallu qu’il passe un BEP de Services à la personne… "Mais ça ne m’a pas du tout plu", se souvient-il. Alors direction la coiffure avec un stage d’été au Salon Courbet "pour voir ce que ça donne, découvrir l’univers de la coiffure et si le partenariat mère-fils fonctionne", précise Romain.

Après cette première expérience validée, il intègre l’Afco, rue de Belfort à Besançon. De 2004 à 2006, il réalise ses années de CAP Coiffure au sein du salon de coiffure de sa maman, son mentor. Romain passe ensuite son Brevet professionnel au Salon Courbet sans grande envie : "Il était hors de question que je gère un salon de coiffure", se souvient-il, "je ne voulais pas le passer, mais mes parents, mes profs, tout le monde me disaient de continuer.  Je me suis quand même lancé, autant en finir tout de suite. Validé du premier coup, le tout sans avoir en tête de reprendre le salon de ma mère." 

En 2010, il décide d’aller voir ailleurs, dans le sud de la France où il est embauché au sein d’une équipe de 12 coiffeurs dans un salon de coiffure de 200 m2. Objectif : 3 ans. "Finalement j’y suis resté seulement une année", nous explique le coiffeur de 35 ans. "Ce n’était pas prévu qu’il revienne si vite", souligne Yolande, "j’avais embauché quelqu’un… alors je lui ai donné un challenge, celui de se faire une clientèle au salon." Pari réussi…

L’élément déclencheur

Il y a 3 ans, alors que Yolande se renseigne sur la date de sa retraite, elle annonce à son fils qu’elle partira le 1er juillet 2023 et lui propose de reprendre le salon. "Romain ne le sentait pas, mais petit à petit, les choses se sont faites, et il m’a dit OK", raconte Yolande. "Mes parents, mes amis et mon conjoint m’ont soutenu, ça a été l’élément déclencheur pour reprendre le salon", abonde Romain qui, dès le 1er juillet, gèrera une équipe de deux coiffeuses, Laurence, salariée depuis 21 ans et Flavie qui travaille au Salon Courbet depuis 2 ans.

Des projets pour l’avenir du Salon Courbet

Dans ce qui va être son salon dans quelques heures, Romain Girardet n’a pas l’intention de transformer son outil de travail, hormis quelques détails et quelques nouveaux services, lui qui a été élu Ambassadeur de la marque de produits Kératase il y a quelques mois. "Je ne veux rien changer dans le salon, il est tel que j’ai toujours voulu qu’il soit", nous confie-t-il. Depuis quelque temps, on peut lire sur la vitrine non plus seulement "Salon Courbet", mais "Salon Courbet by Romain", comme pour y ajouter sa signature et marquer un renouveau.

Romain, Yolande, Laurence et Flavie © Alexane Alfaro

Il compte également proposé quelques nouveautés à sa clientèle : lissage brésilien, "un soin qui maîtrise le cheveu dans son volume, sa frisure, l’antihumidité, c’est comme un brushing permanent", explique le professionnel, le "soin botox qui reconstruit le cheveu, le fortifie et le nourrit" et quelques "soins d’exception" comme "le soin Vello, une cure antichute qui permet rebooster la pousse avec minimum de duvet."

Tout est dit.

Infos pratiques

  • Salon Courbet by Romain
  • Ouvert du mardi au vendredi de 9h à 19h en continu et le samedi de 9h à 17h en continu.
  • Suivre sur Instagram, Facebook
  • Pour prendre rendez-vous : plateforme Planity (toutes les prestations peuvent être à réserver en ligne) ou par téléphone au 03 81 81 03 06.

Economie

En Bourgogne-Franche-Comté, les micro-entreprises gagnent du terrain, mais restent fragiles

En forte progression depuis plusieurs années, les micro-entreprises représentent désormais un tiers des très petites entreprises de Bourgogne-Franche-Comté. Si elles contribuent à l'emploi et au maintien des services, leurs revenus demeurent modestes et leur pérennité reste limitée, selon une étude de l'Insee publiée jeudi 9 juillet 2026 par Patrice Perron et Bénédicte Piffaut.

Le renouveau de l’ancienne gigafactory McPhy de Belfort-Fontaine

À l’occasion d’une rencontre organisée la semaine dernière à Bruxelles, le député européen Christophe Grudler (Renew Europe – MoDem) a échangé avec les dirigeants de John Cockerill Hydrogen sur l’avenir de l’ancienne gigafactory McPhy de Fontaine, dans le Territoire de Belfort. À l’issue de cet entretien, il s’est dit rassuré par les engagements du repreneur et participera, vendredi 10 juillet 2026, à l’inauguration du premier stack d’électrolyse polymère entièrement conçu et fabriqué en France sur le site de Fontaine.

Restauration, beauté, marque… Monoprix engage un vaste plan de modernisation de tous ses magasins d’ici 2030

À partir de ce mois de juillet, Monoprix lance un important programme de rénovation de l'ensemble de ses magasins en France. L'enseigne du groupe Casino prévoit de moderniser progressivement son parc d'ici à 2030, avec un investissement global de 325 millions d'euros. Le premier magasin transformé a été inauguré le 6 juillet à Aix-en-Provence, marquant le début de ce chantier national.

Matthias Marc et son épouse ouvrent La Maison des Cimes à Malbuisson cet été

À Malbuisson, sur les rives du lac Saint-Point, troisième lac naturel de France, Matthias et Hanna Marc ouvriront début août 2026 La Maison des Cimes, un établissement qui réunit un hôtel de neuf chambres, un restaurant gastronomique et un bistrot au feu de bois. Pensée comme une destination dédiée à la Franche-Comté, à ses paysages et à son art de vivre, La Maison des Cimes marque également le retour de Matthias Marc sur son territoire d'origine après douze années passées à Paris.

La Région veut “renforcer la place de la Bourgogne-Franche-Comté au sein de la base industrielle et technologique de défense nationale”

La Région Bourgogne -Franche -Comté , Grand Belfort Communauté d'Agglomération, en partenariat avec la Commission des Affaires étrangères, de la Défense et des Forces armées du Sénat, l’AER BFC, l'ADNFC et la French Tech BFC, ont organisé le 2 juillet 2026 la troisième édition de la Journée découverte des opportunités de marchés dans l’industrie de la Défense à Bourogne.

Made in chez Nous : à la rencontre des artisans qui façonnent le Doubs

QUOI DE 9 ? • Poussez la porte d'un atelier d’horloger, respirez l'odeur du bois fraîchement coupé, observez la confection d’articles de cuisine haut de gamme... Dans le Doubs, 60 entreprises ouvrent leurs portes pour raconter leur métier ! Le label Made in chez Nous, animé par Doubs Tourisme depuis plus de dix ans, invite les plus curieux (et les gourmands) à découvrir ce qui se fabrique tout près de chez eux, loin des visites touristiques classiques.

Grande braderie d’été à Besançon : le centre-ville s’est éveillé au rythme des bonnes affaires…

DIAPORAMA • Les rues du cœur de Besançon ont retrouvé, ce vendredi matin, leur parfum de fête et de bonnes affaires. Dès les premières heures d’ouverture, les visiteurs étaient déjà nombreuses et nombreux à flâner entre les étals et les boutiques participantes à la grande braderie d’été organisée par l’Union des commerçants de Besançon.

Après 10 ans chez Carglass, il lance son entreprise indépendante de remplacement de pare-brise en Franche-Comté

Après dix ans à travailler chez Carglass, un "Bisontin de coeur " a finalement fait le choix de se détourner des grands groupes pour créer sa propre entreprise de remplacement de pare-brise à domicile avec son meilleur ami. Depuis le 1er juin 2026 Les Bisontins du pare-brise interviennent dans toute la Franche-Comté.

Sondage – Selon vous, qu’est-ce qui ferait revenir davantage de clients en centre-ville ?

À l'occasion de la Grande Braderie d'été organisée par l'Union des commerçants de Besançon, qui animera le centre-ville les vendredi 3 et samedi 4 juillet 2026, les boutiques proposeront des offres promotionnelles et accueilleront les visiteurs dans une ambiance estivale. Au-delà de cet événement commercial, la question de l'attractivité du cœur de ville reste un enjeu important. Selon vous, qu'est-ce qui ferait revenir davantage de clients en centre-ville ? C'est notre sondage de la semaine...

Canicule : peut-on arrêter de payer son loyer quand on a trop chaud ?

Alors que les épisodes de fortes chaleurs se multiplient et sont de plus en plus difficiles à vivre, des locataires pourraient s'interroger sur leurs droits lorsque leur logement ne dispose ni de volets, ni d'autres équipements limitant les surchauffes estivales. La question revient régulièrement : est-il légal de suspendre le paiement de son loyer dans une telle situation ? 

Nouveau gérant et nouvelle identité pour l'ex-salle de sport Everest

EXCLUSIVITÉ • Depuis le 24 juin 2026, la salle de sport Everest Sport club située rue de l’Escale à Besançon a officiellement changé de main… et de nom ! Sous la nouvelle identité, "Phénix sport club", le repreneur, Anis Zouari veut faire de l’endroit un club de sport où bonne ambiance et services premium vont de pair. Nous nous sommes entretenus ce lundi 29 juin 2026 avec le nouveau gérant. 

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi
 16.9
ciel dégagé
le 10/07 à 08h00
Vent
2.62 m/s
Pression
1012 hPa
Humidité
81 %

Sondage