Visite de la nouvelle expo du musée des Beaux-Arts : "Juliette Roche, L'insolite"...

Publié le 18/05/2021 - 17:00
Mis à jour le 12/08/2021 - 16:15

Nous sommes allés découvrir la nouvelle exposition du musée des Beaux-Arts et d’Archéologie de Besançon intitulée « Juliette Roche, L’insolite ». Elle est jusqu’au 19 septembre 2021. À ne pas manquer !

En partenariat avec avec la Fondation Albert Gleizes, le musée des beaux-arts et d’archéologie de Besançon consacre sa nouvelle exposition temporaire à Juliette Roche. Cette artiste méconnue, épouse d'Albert Gleizes, dévoile pourtant une riche production artistique. 

Zoom sur l'exposition "Juliette Roche, L'insolite". 

La visite débute sur une toile qui interpelle. Le visiteur fait face à Juliette Roche, un autoportrait qui déconstruit déjà les codes. L'artiste s'est représentée sur l'envers de la toile. Le ton est donné pour la suite de la visite…

© Hélène Loget

L'artiste ose les couleurs franches, tranchées. Le tout avec "un jeu de références", prévient Christian Briend, administrateur de la Fondation Albert Gleizes et conservateur au Centre Pompidou, Musée national d’art moderne. Elle impose son style en peignant des couples désaccordés, des figures de dos tout en usant de caricature lorsqu'elle peint un couple de commerçants qui observe le visiteur.

©

Elle poursuit ses toiles avec la représentation d'un homme noir dans une société du début du 20e siècle. Elle va plus loin encore lorsqu'elle s'intéresse à l'univers du sport. 

© Hélène Loget

Juliette Roche est surprenante lorsqu'elle montre l'intérieur des Bains Deligny…

© Hélène Loget

… Ou encore des personnages ethniquement différents et nus.

"American pic nic" de Juliette Roche au musée des beaux-arts de Besançon. © Hélène Loget

Elle aime également se jouer du spectateur en se mettant, elle-même, à toiser le visiteur lorsqu'elle apparaît dans ses peintures.

© Hélène Loget

Enfin, c'est une femme engagée qui dénonce la Grande Guerre avec le "Hachoir". Une machine, allégorie de la machine de guerre. "C'est un manifeste pacifiste ici", précise Christian Briend. 

© Hélène Loget

Une femme mystérieuse qui "se moque des codes tout en étant très élégante", conclut Nicolas Surlapierre, directeur du musée des Beaux-Arts de Besançon, devant la toile "Madame Lecomte du Nouy". 

À propos de Juliette Roche

Peu exposée de son vivant, Juliette Roche, à la fois insolite et discrète, mêle à ses débuts les influences esthétiques. Élève des peintres Maurice Denis et Paul Sérusier à l’Académie Ranson, elle hérite des formes simples, du caractère décoratif et de l’univers symboliste du groupe des Nabis. Dans ses peintures, elle renouvelle les genres traditionnels par une grande liberté de ton. Sa fréquentation dès 1913 des "cubistes des Salons", dont son futur mari, Albert Gleizes, est une figure majeure, la conduira cependant à rythmer ses compositions de découpes géométriques.

À New York durant la Première Guerre mondiale, elle participe au groupe Dada aux côtés de Marcel Duchamp et de Francis Picabia qui fait son portrait en manomètre. Elle interrompt ce séjour américain en passant l’année 1916 à Barcelone. Tant à New York, où le monde du spectacle lui inspire de nombreuses compositions, qu’à Barcelone, où elle représente le défilé des passants sur les Ramblas, elle traduit en courbes et contre-courbes le dynamisme de la ville moderne. Malgré son inachèvement, sa peinture monumentale American Picnic (1918), stupéfiante relecture de la Danse de Matisse, propose sa vision utopique d’un Âge d’or où les considérations ethniques et la différenciation des sexes n’auraient plus cours.

Après la Première Guerre mondiale, Juliette Roche multiplie les natures mortes, les portraits féminins et les autoportraits, tout en se consacrant à des travaux d’illustrations et d’art décoratif, comme en témoignent d’étonnants panneaux de céramiques reprenant ses thèmes de prédilection. En 1927, avec son mari, elle fonde à Sablons (Isère), les « Coopératives artistiques et artisanales de Moly-Sabata », résidence d’artistes toujours en activité sous l’égide de la Fondation Albert Gleizes. Elle cesse de peindre après la disparition de son mari en 1953.

Conçue en partenariat avec la Fondation Albert Gleizes par le musée des beaux-arts et d’archéologie de Besançon, le MASC, Musée d’Art Moderne et Contemporain des Sables-d’Olonne et le Musée Estrine de Saint-Rémy-de-Provence, l’exposition sera présentée dans ces deux dernières institutions en 2022.

Infos +

Musée des beaux-arts et d’archéologie, 1 place de la Révolution, 25000 Besançon

  • Gratuit jusqu'au 31 août 2021
  • En saison haute du 1er avril au 31 octobre, et pendant les vacances scolaires de la zone A : lundi, mercredi, jeudi, vendredi / 10h-12h30 14h-18h
  • Exceptionnellement pendant la durée des expositions temporaires : lundi, mercredi, jeudi et vendredi / 10h-12h 14h-18h

Culture

À Besançon, Livres dans la boucle ouvre sa 11e édition sous le signe de la culture et des passerelles entre les arts

VIDÉO • La 11e édition du festival littéraire Livres dans la boucle a été officiellement inaugurée ce vendredi 18 septembre 2026 au café littéraire, à Besançon. Autour de Ludovic Fagaut, président de Grand Besançon Métropole et maire de Besançon, étaient réunis Nabia Hakkar-Boyer, vice-présidente de la Région Bourgogne-Franche-Comté, Guillaume de Tonquédec, acteur et auteur et président d’honneur de cette édition, ainsi que les partenaires financiers historiques du festival, Jean-Philippe Marguier, directeur de la communication du Crédit Agricole Franche-Comté, et Fabrice Jeannot, président du groupe immobilier SMCI.
 

Livres dans la Boucle : focus sur les événements consacrés à la jeunesse

Le festival Livres dans la Boucle revient les 18, 19 et 20 septembre 2026 à Besançon. Pour cette 11e édition, les plus jeunes aussi seront à l’honneur avec une programmation riche et variée. Ateliers, rencontres, lectures seront autant d’occasions de savourer des histoires, apprécier des créations, développer son imaginaire pour découvrir le plaisir de lire tout simplement.

Une double exposition fait son entrée à la Citadelle de Besançon

Du 20 septembre au 1er novembre 2026, la Citadelle de Besançon accueille "Forts des confins & forts des collines", une double exposition consacrée au travail de l’auteur-photographe Michel Eisenlohr. Elle propose ainsi une "plongée visuelle et historique dans l’univers des fortifications, entre Sud de la France et ceinture défensive bisontine", souligne la Citadelle.

Livres dans la Boucle : le programme du président d’honneur, Guillaume de Tonquédec

Comédien connu pour ses rôles au cinéma et au théâtre, Guillaume de Tonquédec présidera la 11e édition de Livres dans la Boucle, placée sous le thème du "Livre à la croisée des arts". Il interviendra tout au long du week-end lors de plusieurs temps forts du festival les 18, 19 et 20 septembre 2026 à Besançon.

Jean de Gribaldy : Pierre Diéterlé publie une nouvelle édition pour entretenir la mémoire du " Vicomte "

Douze ans après une première biographie publiée en 2014, Pierre Diéterlé revient sur le parcours de son grand-oncle, cycliste professionnel aux multiples facettes avec une nouvelle édition de Jean de Gribaldy, la légende du Vicomte. Présenté au salon Livres dans la Boucle ce week-end, l’ouvrage a été enrichi de nouvelles photographies, d’une vingtaine de témoignages, d’une nouvelle préface signée Sean Kelly et d’un format différent dans 160 pages.

Livres dans la Boucle : les auteurs de la région valorisés par un nouveau prix " Coup de coeur "

Le festival littéraire Livres dans la Boucle revient les 18, 19 et 20 septembre à Besançon avec une nouveauté, le prix Coup de coeur du festival. Une nouvelle façon pour les organisateurs de mettre davantage à l’honneur les nouveautés éditées en Région Bourgogne-Franche-Comté.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi
 19.04
partiellement nuageux
le 19/09 à 11h00
Vent
1.2 m/s
Pression
1024 hPa
Humidité
63 %

Sondage