Accès aux transports collectifs : l’UFC Que choisir du Doubs révèle des ”zones blanches”

Publié le 26/11/2024 - 18:02
Mis à jour le 28/11/2024 - 15:52

Alors que le recours aux transports en commun plutôt qu’aux véhicules individuels constitue un levier primordial pour réduire les émissions de gaz à effet de serre et les dépenses des consommateurs, l’UFC-Que choisir du Doubs - Territoire de Belfort a rendu public ce mardi 26 novembre un état des lieux jugé ”désolant” de l’accès aux transports en commun dans le département du Doubs.

Compte tenu de l’importance de permettre au plus grand nombre des habitants du Doubs, de disposer d’un accès à une offre de qualité de transports en commun, l’UFC-Que choisir du Doubs - Territoire de Belfort appelle à ”une refonte de la politique de mobilité permettant le développement d’une mobilité durable et équitable.” 

”Au quotidien, prenez les transports en commun”. C’est l’un des messages promotionnels qui doivent obligatoirement être présents dans toute publicité en faveur de véhicules terrestres à moteur. Afin de mesurer à quel point ce message, qui découle de la loi d’orientation des mobilités de 2019, reste un vœu pieux pour de nombreux habitants du Doubs, l’UFC-Que choisir du Doubs - Territoire de Belfort a cartographié la réalité de leur accessibilité aux transports en commun. 

"26,9 % des habitants du Doubs n’ont pas accès aux transports en commun à proximité de leur domicile" - UFC-Que choisir du Doubs - Territoire de Belfort

Selon l'association, "disposer d’un accès à une gare ou station de transport en commun à proximité de son domicile ne constitue pas une condition suffisante pour que les transports publics soient effectivement utilisés par les consommateurs, puisque cela dépend bien également des dessertes assurées, de la fréquence des passages ou encore de la ponctualité." 

Pour autant, il s’agit d’une condition nécessaire et dans le Doubs, 72,2 % des communes ne disposent d’aucun arrêt de transports en commun (bus, tramway ou encore trains). Dans le détail, l’analyse de l’association de consommateurs montre que dans 38,8 % des communes, plus de la moitié des habitants, n’ont aucun accès aux transports en commun dans un rayon de 10 minutes de marche de leur domicile. A l’échelle du département, cette absence d’accès facilité à un transport en commun concerne 26,9 % des habitants du Doubs contre 17,4 % en moyenne nationale.

Un réseau ferré "encore trop centré sur les grandes villes" 

Les transports ferrés (trains, métros, tramways) sont des éléments structurants pour la mobilité collective et offrent souvent un potentiel de desserte supérieur à celui des bus. En se focalisant spécifiquement sur l’accès aux gares, l'étude montre qu’aucune gare n’est disponible dans 93,8 % des communes du Doubs. Au global, 92,5 % des habitants du département n’ont pas un accès à une gare à moins de 10 minutes de marche de chez eux. En prenant en compte la possibilité d’une multimodalité consistant à accéder à une gare en utilisant un vélo, il est constaté que ce sont encore 64,3 % des habitants du Doubs qui résident à plus de 10 minutes en vélo d’une gare. 

"Un modèle de financement qui aggrave les inégalités territoriales" 

Le financement des transports publics dépend aujourd’hui en grande partie des contributions des entreprises locales, concentrées dans les grands centres urbains. Pour l'UFC Que choisir, "cette inégalité de financement pénalise les territoires moins urbanisés, où les autorités locales de mobilité n’ont pas les moyens de développer des services publics de transport adaptés aux besoins des habitants. Un rééquilibrage s’avère indispensable pour garantir un accès équitable aux transports en commun dans le Doubs." 

Face aux constats dressés, l’UFC-Que Choisir du Doubs - T.Belfort appelle à "une refonte de la politique de mobilité permettant le développement d’une mobilité durable et équitable" passant par : 

  • Des investissements ambitieux dans les réseaux de transports en commun pour assurer une offre de qualité au-delà des seules zones urbaines afin de réduire la dépendance à la voiture ; 
  • Une refonte du financement des autorités organisatrices des mobilités locales (AOML) leur garantissant les ressources nécessaires pour le développement des transports en commun, en particulier en zones rurales et périurbaines ; 
  • Une révision des règles d’aménagement du territoire qui soit basée sur l’intégration des transports en commun aux décisions d’urbanisme, en lien avec les besoins de logement, pour favoriser une réelle inclusion territoriale. 

En outre, dans l’objectif de décrire encore plus finement les réalités auxquelles sont confrontées les consommateurs sur l’accès aux transports en commun, l’UFC-Que Choisir du Doubs - T.Belfort demande "une fiabilisation des données officielles de localisation des arrêts de transports en commun et qu’elles prennent en compte les aspects qualitatifs de l’offre (fréquence, ponctualité...)."

Transports

Trafic des poids lourds sur la RN83 : un recul de 37 % après six mois d’interdiction du transit

Six mois après l'entrée en vigueur de l'arrêté interdisant le trafic de transit des poids lourds sur la RN83, les premiers résultats présentés en préfecture font état d'une baisse significative de la circulation des camions sur cet axe. Une réunion du comité de suivi mis en place dans le cadre de l'étude sur le trafic des poids lourds sur la RN83 s'est tenue ce lundi 6 juillet en préfecture du Doubs.

À Besançon, le tramway Victor Hugo se transforme en galerie d’art mobile

Depuis le 1er juillet 2026, Ginko propose à ses voyageurs une expérience originale en transformant le tramway "Victor Hugo" en véritable galerie d'art mobile. Baptisée "La tête dans les étoiles", cette exposition embarquée invite les passagers à découvrir la beauté de l'Univers à travers une sélection de photographies astronomiques accompagnées de textes de Victor Hugo jusqu’au 20 août 2026.

Pourquoi les lignes de tramway seront interrompues pendant 5 semaines cet été à Besançon ?

La circulation des deux lignes du tramway de Besançon sera interrompue du 13 juillet au 15 août 2026 afin de permettre la réalisation d’importants travaux sur les voies ferrées. Cette interruption s’inscrit dans le cadre de la création du quatrième terminus à Brûlard. À terme, cet aménagement permettra d’augmenter la fréquence de circulation des tramways.

Canicule et transports en communs bisontins : la CGT demande des bus et tram climatisés

Vendredi 26 juin 2026, la Commission santé sécurité et condition de travail (CSSCT) de Keolis Besançon Mobilités a consigné auprès de la direction, une alerte pour danger grave et imminent, en raison de la canicule affectant les transports urbains. Suite à cette alerte, la CGT a adressé un courrier à la CAGB, autorité organisatrice et propriétaire des infrastructures et du matériel roulant.

Fortes chaleurs : Ginko renforce la desserte de la piscine de Chalezeule et de la forêt de Chailluz

Face à l’épisode de fortes chaleurs qui touche actuellement le territoire, le réseau de transports Ginko adapte son offre estivale afin de faciliter l’accès aux lieux de fraîcheur de l’agglomération bisontine. Dans un communiqué du 24 juin 2026, l’exploitant annonce que les lignes Ginko Piscine et Ginko Chailluz circulent désormais quotidiennement.

Près de 80 arrêts Ginko “reconditionnés” cet été dans le Grand Besançon

Après une première phase en 2025, Grand Besançon Métropole poursuit le reconditionnement des abris voyageurs du réseau Ginko en mettant l’accent sur le réemploi plutôt que le remplacement à neuf. Au total, ce sont près d’une vingtaine d’abribus et une soixantaine de station de tram qui seront rénovés jusqu'au 10 août 2026

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi
 21.55
ciel dégagé
le 09/07 à 23h00
Vent
2.48 m/s
Pression
1013 hPa
Humidité
64 %

Sondage