Bruno Le Maire appelle les entreprises à augmenter les salaires

Publié le 24/05/2022 - 10:02
Mis à jour le 24/05/2022 - 09:28

Face à une inflation de plus en plus importante, Bruno Le Maire a appelé lundi les entreprises, lors d’une réunion à Bercy, à augmenter les salaires. « Les entreprises qui peuvent augmenter les salaires doivent augmenter les salaires », a déclaré le ministre au terme de cette rencontre. « Il faut que nos compatriotes se disent : ça me rapporte de travailler, et pas ça me coûte cher », à cause du prix de l’essence, a-t-il ajouté.

 ©
©

"Le retour de l'inflation est une source de préoccupation et d'inquiétude, d'angoisse pour des millions de compatriotes", a souligné Bruno Le Maire, alors que la hausse des prix à la consommation a atteint 4,8 % sur un an en avril. S'adressant aux patrons, il a souhaité "que, tous ensemble, nous puissions apporter des réponses à cela", tout en rejetant "des augmentations générales, partout, décidées par l'administration", car "ce n'est pas comme ça que ça marche".

"La réponse à l'inflation doit être équitablement partagée […] Cela ne peut reposer uniquement sur l'État", a encore plaidé le ministre, renouvelé vendredi dans ses fonctions au sein du gouvernement d'Élisabeth Borne. Il a rappelé les mesures déjà prises lors du précédent quinquennat pour protéger le pouvoir d'achat des ménages, comme le bouclier énergétique, ainsi que les engagements du président Emmanuel Macron qui feront l'objet d'un projet de loi présenté en conseil des ministres avant les législatives des 12 et 19 juin 2022.

Méfiance des entreprises

Faisant écho, le président de la Confédération des petites et moyennes entreprises (CPME), François Asselin, qui avait rejeté en matinée sur France Info toute "hausse de salaire uniforme", a souligné les marges de manœuvre réduites de nombreuses sociétés. "Une entreprise ne peut distribuer que ce qu'elle gagne […]. Le principe de réalité s'impose à elle", a-t-il dit.

"On a des entreprises qui sont fragilisées, donc il faut faire attention, ne pas handicaper l'avenir, qui est incertain", a abondé Dominique Métayer, président de l'Union des entreprises de proximité (U2P). Les représentants patronaux ont aussi fait valoir les efforts déjà consentis.

Face aux tensions de recrutement, "beaucoup d'entreprises ont fait des augmentations individuelles" de salaires, a assuré François Asselin. En outre, "environ 50 % des TPE/PME ont versé à leurs salariés la prime Macron" créée fin 2018, défiscalisée et dont le montant maximal devrait tripler au cours du quinquennat, selon une promesse de campagne du président Macron. Pour inciter davantage d'entreprises à franchir le pas, François Asselin a suggéré au gouvernement de les autoriser à verser la prime en plusieurs traites, de façon à contourner d'éventuelles difficultés passagères de trésorerie.

Baisse des impôts de production

Sur France Info, le président délégué du Medef, Patrick Martin, a plaidé pour les "dispositifs d'intéressement, de primes". Ils doivent "permettre de trouver une solution de compromis qui satisfasse tout le monde et ne mettent pas les entreprises en difficulté sur la durée". Pour redonner du pouvoir d'achat aux salariés, le coprésident du Mouvement des entreprises de taille intermédiaire (METI) Frédéric Coirier a, lui, dit miser sur la baisse annoncée des impôts de production.

"Il faut revenir à la moyenne [européenne], pour restaurer les marges de nos entreprises. À partir du moment où elles ont des marges, elles investissent, elles créent de l'emploi et elles peuvent augmenter les rémunérations des salariés", a-t-il expliqué. Un retour à la moyenne continentale qui équivaudrait, selon lui, à 35 milliards d'euros de baisse des impôts de production. Soit cinq fois plus que les 7 milliards d'impôts de production que l'exécutif s'est engagé à faire disparaître en supprimant la cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises.

Les entreprises s'inquiètent en outre de l'augmentation de leurs coûts liés à d'autres facteurs que les salaires. "Nous voyons flamber nos prix d'approvisionnement en matières premières, l'énergie en premier. Et lorsqu'on ne peut pas répercuter sur les prix de vente, c'est compliqué", a expliqué le patron de la CPME.

(AFP)

Economie

Vers un relèvement du plafond du Livret A en février

Le gouvernement a annoncé mardi 3 novembre 2026 un relèvement du plafond du Livret A pour février 2027, une mesure destinée à financer l'adaptation au changement climatique des infrastructures publiques, dont les lycées, mais qui laisse les banques sceptiques sur fond de désamour des épargnants pour ce produit.

Commerce : GBM porte à huit le nombre de dimanches d’ouverture en 2027

Parmi les dossiers sur lesquels auront à se prononcer les élus du conseil communautaire du jeudi 5 novembre 2026 figure la question des dimanches travaillés. Un point présenté mardi 3 novembre 2026 lors de la conférence de presse d’avant-conseil de Grand Besançon Métropole dans le cadre de l’attractivité commerciale par Patrick Bouzat, conseiller communautaire délégué au commerce de proximité et à l’artisanat.

Sondage – Avec la baisse des températures, avez-vous rallumé votre chauffage ou résistez-vous encore pour faire des économies ?

Avec la baisse des températures, la question du chauffage revient au cœur des préoccupations des ménages. Si certains ont déjà rallumé leurs radiateurs pour retrouver un peu de confort, d'autres préfèrent encore patienter et enfiler un pull supplémentaire pour éviter de voir leur facture d'énergie s'envoler. Et vous, avez-vous déjà rallumé le chauffage ou résistez-vous encore ? C'est notre sondage de la semaine.

En Bourgogne-Franche-Comté, un quart des parents ne parviennent plus à couvrir les besoins essentiels de leurs enfants

En deux ans, la situation financière des familles de Bourgogne-Franche-Comté s’est nettement détériorée. Selon une enquête de l’Observatoire de la famille menée avec OpinionWay, entre le 29 janvier et le 19 février 2026, un quart des parents déclarent désormais ne plus pouvoir répondre aux besoins essentiels de leurs enfants, contre 10 % en 2024. Malgré leurs efforts pour préserver leur quotidien, les renoncements se multiplient.

Hausse du gaz, baisse du gazole, pneus hiver… Ce qui change au 1er novembre 2026

Nouvelle hausse du prix repère du gaz, début de la trêve hivernale, retour de l'obligation des équipements hivernaux dans certaines communes, nouvelles règles pour le crédit à la consommation… Plusieurs changements entrent en vigueur en novembre 2026. On fait le point sur les principaux à connaître avec l’aide du site officiel du Gouvernement info.gouv.fr.

Retour de la Grande Collecte Solidaire de jouets dans les éco-centres du Sybert… et ailleurs !

Du 16 au 29 novembre 2026, le Sybert s’associe à Ecomaison et ecosystem, pour organiser une grande collecte de jouets d’occasion dans les éco-centres de Besançon-Tilleroyes, Saint-Vit et de Thise-Chalezeule à travers sa "Grande collecte solidaire des jouets". Les centres partenaires de l'opération disposeront chacun d’un point de collecte accessible à tous les habitants lors des heures d’ouverture pour venir y déposer des jouets inutilisés, en vue de leur réemploi ou à défaut de leur recyclage.

HRV Concept : à Flagey, une entreprise lit l’état de forme dans les battements du cœur

À Flagey, Margaux et Jean-Louis Bourgon ont développé un dispositif nommé HRV Concept capable de lire l'état de forme, d’énergie et de récupération… dans les battements du cœur. Développé depuis 2023 comme marque, HRV Concept est depuis octobre 2026 devenue une société à part entière visant à commercialiser un protocole qui permet de piloter performance et bien-être dans le sport, comme en entreprise. Explications avec la dirigeante, Margaux Bourgon.

Déstockage de gazole : les distributeurs devront afficher " de manière claire " la baisse de prix

Les distributeurs de carburant devront indiquer "de manière claire par un affichage visible" le montant de la baisse de prix du gazole lié au déstockage de réserves stratégiques décidé mi-octobre par le gouvernement, selon un arrêté publié jeudi 29 cotobre 2026 au Journal officiel.

Plan d’urgence agricole : de nouvelles mesures pour soutenir les exploitations de la Haute-Saône victimes de la sécheresse

Suite des épisodes de sécheresse et de canicule qui ont fortement affecté les exploitations agricoles de la Haute-Saône, le Gouvernement complète le plan d’urgence agricole annoncé le 4 septembre.En Haute-Saône, pour le moment, 636 000 € ont été attribués au bénéfice de 205 exploitations, souligne la préfecture ce mois d’octobre 2026.

Bourgogne-Franche-Comté : hausse contenue du nombre d’inscrits à France Travail face à la moyenne nationale

La Direction régionale de l'Économie, de l'Emploi, du Travail et des Solidarités (DREETS) de Bourgogne-Franche-Comté a communiqué ce mercredi 28 octobre 2026 les chiffres relatifs à l’évolution du nombre d’inscrits à France Travail au cours du 3ème trimestre 2026.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi
 7.53C°
partiellement nuageux
le 04/11 à 19h00
Vent
4.59 m/s
Pression
1021 hPa
Humidité
77 %

Sondage