Chevaux maltraités et squelettiques en Haute-Saône : une éleveuse condamnée

Publié le 08/02/2018 - 17:08
Mis à jour le 16/04/2019 - 15:45

Un poulain agonisant, des chevaux blessés, maltraités et squelettiques : une éleveuse de 35 ans, à laquelle 44 chevaux et 29 chiens avaient été retirés, a été condamnée ce jeudi 8 février 2018 à Vesoul à six mois de prison avec sursis.

L'éleveuse était poursuivie pour des "mauvais traitements" sur les chiens et les chevaux de son exploitation, commis de mars 2016 à janvier 2017.

Le tribunal correctionnel de Vesoul a suivi les réquisitions de la procureure Julie Bressand en condamnant la prévenue à une peine de six mois de prison avec mise à l'épreuve avec interdiction de gérer une entreprise commerciale avec des animaux pendant cinq ans. Elle devra également indemniser les nombreuses parties civiles.

  • En janvier 2017, la SPA avait saisi 44 chevaux et 29 chiens détenus dans des conditions sanitaires indignes dans l'élevage situé à Gézier-et-Fontenelay (Haute-Saône).

Les équidés, notamment des pur-sang arabes égyptiens, ont été retrouvés extrêmement maigres, déshydratés, dans des enclos insalubres et parfois dangereux. Un poulain, agonisant et présentant une plaie ouverte au poitrail, avait dû être euthanasié.

Une propriétaire a raconté devant le tribunal le sort subi dans l'exploitation par sa jument, pleine, retrouvée "couchée, squelettique, couverte d'escarres et pourrissant sur place". La jument a finalement pouliné de manière prématurée, son poulain est décédé et elle a dû être euthanasiée. Les chiens - des bouviers bernois et des laïkas - dormaient sur le sol gelé, à même leurs excréments.

Lors de l'audience début janvier, le ministère public avait souligné la "mauvaise foi" et "l'improvisation totale" de l'éleveuse qui gérait seule une exploitation ayant accueilli jusqu'à plus de 100 équidés.

Pour son conseil, Me Jérôme Pichoff, elle "a tout fait pour avoir une exploitation qui fonctionne", mais elle a été "dépassée" par cet élevage devenu trop important.

L'éleveuse sera par ailleurs jugée le 4 octobre prochain pour des faits de "harcèlement moral" envers une apprentie âgée de 16 ans qui avait alerté les autorités sur l'état de santé des animaux. Cette "lanceuse d'alerte" s'est suicidée en août 2016, cinq mois après la rupture de son contrat d'apprentissage avec sa patronne.

(Source AFP)

Soyez le premier à commenter...

Laisser un commentaire

Justice

Il avait tué son compagnon en l’écrasant : peine de 15 ans de prison confirmée en appel   

Un homme de 46 ans a été condamné jeudi 22 janvier 2026 en appel à Lons-le-Saunier à 15 ans de réclusion criminelle pour avoir tué son compagnon en 2022 en lui roulant dessus avec sa voiture, la même peine que celle infligée il y a un an en première instance. L'accusation avait requis 25 ans de réclusion.

Le ”droit de correction parentale” n’existe pas, rappelle la Cour de cassation

La Cour de cassation a rendu mercredi 14 janvier 2026 une décision dans une affaire portant sur des faits de violences commises par un père sur ses enfants. Cette décision intervient après la relaxe prononcée par la cour d’appel de Metz le 18 avril 2024, fondée notamment sur l’invocation d’un prétendu ”droit de correction”.

Espoir pour Fralsen à Besançon : des offres déposées au tribunal…

Placée en redressement judiciaire, l’entreprise Fralsen, basée à Besançon, dispose désormais de nouvelles perspectives. Selon nos informations, plusieurs offres de reprise ont été déposées auprès du tribunal des affaires économiques de Lyon. Une étape cruciale alors que la société doit impérativement trouver un repreneur d’ici le 5 février 2026.

La demande de remise en liberté de Frédéric Péchier examinée le 11 février 2026

La chambre de l'instruction de la cour d'appel de Besançon examinera le 11 février 2026 une demande de remise en liberté de l'ex-anesthésiste Frédéric Péchier, condamné en décembre pour l'empoisonnement de 30 patients, dont 12 sont morts, a-t-on appris mardi 13 janvier 2026 de sources concordantes.

Incendie en Suisse : le propriétaire évoque une porte “verrouillée de l’intérieur” dans le bar

Le propriétaire français du bar incendié la nuit du nouvel an dans la station de ski suisse de Crans-Montana a indiqué aux enquêteurs avoir découvert juste après le drame qui a fait 40 morts qu'une "porte de service" était "verrouillée de l'intérieur" lors de son audition vendredi 9 janvier 2026.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi

Sondage

 5.11
pluie modérée
le 23/01 à 18h00
Vent
3.53 m/s
Pression
996 hPa
Humidité
94 %