Communauté urbaine de Besançon: ne pas laisser trop de temps au temps

Publié le 19/04/2016 - 09:14
Mis à jour le 27/04/2016 - 09:52

Tous les regards et les attentions sont encore braqués sur  notre nouvelle grande région. Elle unit désormais, pour le meilleur (et le pire), la Franche-Comté et la Bourgogne. Terres voisines longtemps antagonistes, elles vont devoir conjuguer un futur commun. Beaucoup d’informations, qu’il faut bien sûr recouper, laissent entrevoir tous les obstacles à franchir. Et il y en a ! Nous sommes focalisés sur ces difficultés, au risque de perdre de vue une autre donnée territoriale, tout aussi importante, tout aussi proche sinon plus, celle d’une possible Communauté urbaine de Besançon. Une véritable opportunité pour l’ex-capitale régionale.

Même si la taille requise des 250.000 habitants n’est pas atteinte, Besançon peut y prétendre. En effet un amendement, que certains appellent « l’amendement Fousseret », mais présenté à l’initiative de la  députée-maire de Rennes, offre cette possibilité aux capitales régionales ayant perdu ce statut lors des fusions de régions. C’est bien le cas de Besançon.

Il reste néanmoins des conditions à remplir, des compétences communales qu’il faudra transférer à la communauté urbaine. La fameuse loi NOTRe ! Parmi elles, l’adoption d’un PLUI – Plan local d’Urbanisme intercommunal, la voirie et la mutualisation de moyens de son entretien, la gestion des eaux pluviales (eau et assainissement déjà actés) et aussi les cimetières.

À la clef de ce regroupement, l’attribution de dotations de l’État. Ces dernières compenseraient en partie, mais en partie seulement, l’absence de moyens financiers supplémentaires accompagnant les transferts de  compétences de l’État vers les collectivités locales, les communes entre autres…Un baume fiscal apaisant en quelque sorte, car, si ces dotations ne sont pas attribuées, la fiscalité locale risque de s’en ressentir…surtout le contribuable, c’est à dire vous et moi !

Certains cercles bisontins se disaient inquiets encore récemment de ce qu’ils qualifiaient "de lenteurs" et qu’ils attribuaient, non pas à des clivages politiques, mais plutôt aux craintes de certains élus, quel que soit le parti politique, de voir leurs attributions, dossiers et champs d’action leur échapper.

Pour aller de l’avant, à la Communauté d’Agglo du Grand Besançon, la CAGB, une commission de 14 membres vient d’être constituée,  chapeautée par un comité de pilotage. Tout doit être bouclé pour la fin 2016, date butoir. Il reste donc huit petits mois pour tout mettre en place et ne pas être retoqué.

Bien sûr les enjeux géopolitiques locaux pèsent lourds en la matière. Il s’agit bien évidemment de la place de Besançon face à Dijon.Des prétentions jugées hégémoniques de cette dernière et vérifiables, dans les faits. La preuve, la dernière volte-face de l’État déshabillant Besançon de son tribunal de commerce spécialisé au profit de Dijon.

Sans user de rhétorique guerrière, les élus francs-comtois, de tous bords  et quelles que soient leurs responsabilités, doivent prendre conscience de l’urgence de l’union dans la rapidité des prises de décisions. Les administrés et donc électeurs ne comprendraient pas qu’il en soit autrement !

loi notré

Dire, quoi dire et comment le dire ? Telle est la question

Nous en convenons tous, ou la plupart d’entre nous, « un président » en exercice « ne devrait pas dire ça » et sûrement pas comme ça. Cette obligation de rigueur n’est pas, et ne doit pas être, seulement celle d’un président en exercice. Elle doit s’étendre à tout un chacun, et bien sûr aussi à un ex-président qui envisage de l’être à nouveau…

Comme un moment de grâce…

Quelque part, un coin de France, un bout de plage, une douce fin d’après-midi d’été. Une ambiance estivale, calme, mêlant des âges, des conditions toutes différentes, mais vivant chacune et chacun ce moment à sa convenance.

Librairie Siloë-Chevassu : Pierre Chevassu tourne la page…

J’ai souvent eu le plaisir de rencontrer Pierre Chevassu. Professionnellement, dès qu’il s’agissait d’un reportage lié aux livres, à l’édition ou à la librairie, il était un interlocuteur tout indiqué. Quand il s’agissait de faits religieux aussi. Et bien sûr quand il s’agissait de la parution d’un livre religieux, encore plus. Toujours disponible dans sa librairie Siloë-Chevassu de la Grande Rue à Besançon. Lecteur, je le rencontrais aussi; je questionnais souvent ce libraire, au visage empreint d’une tranquille bienveillance, à propos de tel ou tel livre, spécifique; il était alors patient, attentif, disponible. Bisontin, je le croisais, de temps à autre, surtout certains matins, devant un café, attablé dans une brasserie de la place Granvelle. Nous partagions alors ce moment, discutant de choses et d’autres, souvent bien sûr de littérature ou de l’actualité.

Politique

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