Conseil régional: le dialogue social va-t-il sortir de l'ornière ?

Publié le 21/10/2010 - 14:52
Mis à jour le 21/10/2010 - 14:52

A la veille d’une importante réunion du comité technique paritaire, salariés et exécutif de la Région se sont observés ce jeudi matin en chiens de faïence à travers les vitres de l’Hôtel de Grammont à Besançon.

A l'appel d'une intersyndicale CFDT, CGT, FO, FSU et UNSA, une bonne centaine de salariés sur 430 se sont réunis dans le brouhaha devant les fenêtres du conseil régional à l'endroit même où se tenait une réunion des vice-présidents autour de Marie-Guite Dufay. Ils voulaient dénoncer par anticipation une éventuelle rupture de l'accord sur le temps de travail signé en 2001.

Les collectivités territoriales devant aligner leur dispositif de compte épargne temps sur celui de la fonction publique, avec la possibilité de monétiser des jours épargnés, Marie-Guite Dufay souhaite « avoir une discussion sur le temps de travail dans le cadre d'une vaste concertation sur six mois ». « Nous n'avons encore rien décidé, mais il n'y a pas de sujets tabous. Il est possible que rien ne bouge sur les RTT. Notre préoccupation c'est d'être le plus efficace possible au service des citoyens », a rassuré la présidente lors de point presse.

Alors que 86% des salariés ont choisi une configuration de travail de 39h hebdomadaires assorties de 24 jours de RTT dans l'année, ils soupçonnent la direction de vouloir leur imposer la prise d'une partie des congés (de 11 à 13 semaines) ou des récupérations à Noël et au mois d'août, périodes calmes par excellence pour le service public régional.

Dans une pétition signée par 260 personnes, remise au directeur de cabinet Jean Auvillain, les syndicats réclament le strict statu quo. « Les gens veulent décompresser quand ils en ont besoin, non pas quand on leur dicte », estime Dominique Aubry-Frelin, secrétaire de la section CFDT, qui précise qu'une modification du système mettrait de nombreuses femmes en difficulté, notamment pour la garde de leurs enfants. « Nous demandons que le dialogue social ne soit pas seulement invoqué, mais réellement pratiqué », réclame-t-elle en dénonçant « les réunions bidons dont rien ne sort».

Pour Marie-Guite Dufay, qui a envoyé un courrier à tout le personnel, il faut instaurer le dialogue social par le biais des instances existantes. « Depuis un mois, je suis confrontée en boucle à une posture politique, à un dialogue de sourds » a-t-elle regretté.

La teneur du comité technique paritaire de ce vendredi sera déterminante pour la suite du conflit, avec en toile de fond cette lancinante question: la réorganisation envisagée est-elle compatible avec le maintien de tous les acquis sociaux ?

Social

Grève à La Poste au centre-ville de Besançon : “Les factrices et facteurs n’en peuvent plus”

Après quatre jours de grève quotidienne de 59 minutes, de 11 h à 11 h 59, les factrices et facteurs de l'îlot Proudhon de La Poste à Besançon ne comptent pas mettre fin à leur mouvement. Leur objectif reste inchangé : obtenir une rencontre avec la direction afin d'exposer leurs difficultés et leurs revendications. Nous les avons rencontrés vendredi 26 juin.

Canicule : la CGT du Centre hospitalier de Novillars réclame des mesures durables

Alors que le Doubs est placé en vigilance rouge canicule depuis le 25 juin 2026, la CGT du centre hospitalier de Novillars prend acte des mesures annoncées par la direction à l’issue de la cellule de crise du 25 juin. Brumisateurs, aménagements d’horaires, suspension de certaines activités et adaptations organisationnelles apportent, selon le syndicat, une réponse immédiate à la situation. La CGT rappelle toutefois avoir alerté la direction dès septembre 2025 sur la nécessité d’anticiper des épisodes de fortes chaleurs devenus récurrents.

Canicule à Pontarlier : le CHI de Haute-Comté active le “Plan Bleu” dans ses EHPAD

Face à l'épisode de fortes chaleurs annoncé ces prochains jours, le Centre hospitalier intercommunal (CHI) de Haute-Comté a déclenché le "Plan Bleu" dans l'ensemble de ses établissements d'hébergement pour personnes âgées dépendantes (EHPAD). Objectif : assurer la sécurité, le bien-être et la prise en charge des résidents les plus vulnérables.

Deux réalisateurs bisontins portent la voix des enfants placés jusqu’au ministère du Travail et des Solidarités à Paris

Projeté dimanche 21 juin 2026 au ministère du Travail et des Solidarités, le documentaire Des ”K-Soss” comme vous dites, co-réalisé par Alexis Amiotte et Bertrand Vinsu, met en lumière la parole de quatre adolescents confiés à l’Aide sociale à l’enfance (ASE). Présenté en présence de professionnels du secteur et de représentants institutionnels, le film s’attache à restituer le vécu des jeunes placés à travers leurs propres témoignages.

Au lycée Germaine Tillion de Montbéliard, les personnels dénoncent une crise durable

Une réunion intitulée ”Présentation du dispositif d’accompagnement du collectif” s’est tenue le 18 juin 2026 au lycée Germaine-Tillion de Montbéliard. Cette rencontre intervenait à la suite de plusieurs événements ayant marqué l’établissement au cours des quatre dernières années, dont les plus récents sont le mouvement lycéen et la grève des enseignants survenus à la fin du mois de mai.

Transport urbain : la CGT dénonce une nouvelle mission confiée aux conducteurs de bus à Besançon

La CGT s’oppose à une nouvelle consigne mise en place par la direction concernant les conducteurs de bus. Selon le syndicat, l’entreprise prévoit de vérifier, à travers des ”clients mystères”, que les conducteurs interpellent les voyageurs qui montent à bord sans valider leur titre de transport.

Refugee Food Festival 2026 à Dijon : quand la gastronomie française s’ouvre au monde…

Du 18 au 20 juin, le Refugee Food Festival revient à Dijon pour sa 7ème édition. Pendant trois jours, des cuisiniers réfugiés et des chefs locaux se rencontrent en cuisine pour imaginer des plats inédits et célébrer une France ouverte. Cette édition est parrainée par la cheffe étoilée Manon Fleury et l'actrice, autrice et réalisatrice Aïssa Maïga. 

Franche-Comté : le SE-Unsa réclame un véritable statut pour les AESH et appelle à envoyer une carte postale au ministre

Le SE-Unsa de l’académie de Besançon appelle, dans un communiqué du 9 juin 2026, à une amélioration significative du statut des accompagnants d’élèves en situation de handicap (AESH). Le syndicat souligne l’importance croissante de ces personnels depuis la loi du 11 février 2005 sur l’égalité des droits et des chances des personnes en situation de handicap.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi
 27.1
ciel dégagé
le 30/06 à 11h00
Vent
1.91 m/s
Pression
1021 hPa
Humidité
66 %

Sondage