Covid-19 : les autotests, comment ça marche, combien ça coûte ?

Publié le 12/04/2021 - 18:15
Mis à jour le 13/04/2021 - 15:49

Questions •

 © D Poirier
© D Poirier

Un outil de plus contre le coronavirus. Les Français vont pouvoir vérifier eux-mêmes s'ils ont le Covid-19 avec des "autotests" en vente à partir de ce lundi 12 avril 2021 dans les pharmacies. Ils aideront à renforcer la lutte contre l'épidémie mais ne sauraient se substituer aux tests PCR effectués par des professionnels.

Autotest Covid-19  : Comment ça marche ?

Les tests à domicile se présentent sous la forme d'une sorte de coton-tige. On le passe dans son nez, on le place dans un tube rempli d'une solution et, si le test est positif, une bande colorée apparaît. Le résultat est rapide, moins d'une demi-heure.

Le principe de base est le même que pour les tests "antigéniques" jusqu'à présent effectués en pharmacie. Mais pour les autotests, il n'est pas nécessaire de fouiller aussi loin au fond de son nez.

Les autorités sanitaires françaises estiment qu'un test doit aller au moins à trois centimètres pour être efficace, bien que certains fabricants assurent qu'il n'y a qu'à rester à la surface des narines.

Comme l'ensemble des tests antigéniques, ils se distinguent, par ailleurs, des tests PCR, bien plus précis et réalisés en laboratoires: ce sont ces derniers qui servent de base au suivi de l'épidémie.

Où peut-on en acheter ?

Le ministère de la Santé vient d'autoriser par arrêté leur vente en pharmacie à partir de ce lundi. Les autotests "vont se déployer progressivement dans des milliers d'officines tout au long de la semaine", a indiqué le ministre Olivier Véran dans un entretien au Journal du dimanche.

Alors qu'il était question d'une vente en supermarchés, ce qui est par exemple le cas en Allemagne, elle sera finalement réservée aux pharmacies.

Le secteur revendiquait fermement cette exclusivité et le gouvernement a finalement accédé à leur demande, la justifiant par la nécessité de pouvoir disposer des conseils d'un professionnel de santé.

Combien ça coûte ?

Le prix est encadré: il ne pourra excéder 6 euros jusqu'au 15 mai, puis au-delà 5,20 euros. Mais la Sécurité sociale ne les remboursera pas, sauf dans quelques cas particuliers.

Ils seront ainsi délivrés gratuitement, sur justificatif et avec un plafond de 10 autotests par mois, aux salariés à domicile intervenant auprès de personnes âgées ou en situation de handicap, ainsi qu'aux proches accompagnant ces personnes.

Qui les fabrique ?

Sept kits sont pour l'heure homologués en France. Quatre sont produits par des groupes chinois, deux par la même entreprise suisse, Biosynex, et l'un par une société française, AAZ.

Y a-t-il un risque de pénurie ?

En Allemagne, les supermarchés ont été dévalisés dès le premier week-end d'autorisation, suscitant quelques critiques politiques.

En France, "les grossistes répartiteurs devraient disposer dès lundi d'un nombre d'autotests suffisant pour que les pharmaciens d'officine commencent à en délivrer aux patients", a assuré dans un communiqué une fédération de pharmaciens, la FSPF.

Quelle fiabilité ?

Un autotest doit être sensible à 80% pour être autorisé en France, ce qui laisse un risque élevé de ne pas être repéré même en étant porteur du virus.

Qui plus est, ces tests sont particulièrement peu sensibles pour les personnes sans symptôme, alors que c'est d'abord à ce public qu'ils sont destinés: en cas de symptôme, un PCR est la règle.

Quel intérêt contre l'épidémie ?

Les partisans des autotests y voient un moyen de mieux limiter la circulation du virus en donnant la main aux particuliers.

Les autotests "sont simples d'utilisation, ils donnent un résultat immédiat", contrairement aux PCR, et "peuvent être diffusés largement", énumérait en mars à l'Assemblée nationale le député Cyrille Isaac-Sibille (Modem).

Mais les autotests ne permettent pas aux autorités de suivre l'épidémie, contrairement aux tests par des professionnels qui font ensuite remonter les résultats.

En cas de résultat positif, un test PCR sera donc indispensable pour le confirmer et permettre ce suivi, insistent les autorités sanitaires.

En fin de compte, ces tests sont "un outil de plus", estimait en mars Jérôme Salomon, directeur général de la santé, y voyant d'abord le moyen "de se rassurer", par exemple avant de voir des proches.

(AFP)

Coronavirus COVID-19

Covid-19 : le repli de l’épidémie se confirme selon l’agence régionale de santé

Avec un taux d’incidence en population générale désormais sous la barre des 400 cas pour 100/000 habitants, l’épidémie confirme son repli en Bourgogne-Franche-Comté selon les derniers chiffres de l'ARS Bourgogne-Franche-Comté.  Le taux de positivité des tests perd 5 points mais reste cependant élevé à près de 25%.
 

Covid-19 : le nombre de patients testés a doublé en un mois en Bourgogne-Franche-Comté  

Le nombre de tests a "de nouveau franchi" la barre des trois millions en une semaine, selon des chiffres publiés jeudi par le ministère de la Santé, sur fond de septième vague de l'épidémie de Covid-19. En Bourgogne-Franche-Comté, plus de 77.000 personnes ont réalisé un test antigénique ou PCR entre le 27 juin et le 3 juillet 2022 contre 54.000 la semaine précédente et 33.000 début juin.

Santé

La cure de raisin, bonne ou mauvaise idée ? Notre diététicienne nous répond !

Chaque automne, elle revient : la fameuse cure de raisin. Pendant un, deux, voire plusieurs jours, certains ne consomment plus que du raisin, avec la promesse de "détoxifier" l’organisme, de mettre le système digestif au repos et de retrouver de l’énergie. Vraiment ? Notre diététicienne Valentine Caput, nous éclaire !

Participez au challenge inter-organisme du don du sang 2026 avec l’UMLP !

Quoi de 9 • Parce que donner son sang est essentiel, tous les moyens de le rappeler à celles et ceux  qui peuvent le faire est à saisir. C'est dans cette optique qu'est organisée une compétition solidaire, le challenge interorganisme du Don du sang. L'Université Marie et Louis pasteur participe à cette 11 ème édition et souhaite également la relayer  auprès du plus grand nombre.

À Besançon, la Ville appelle les personnes à risque à se faire vacciner contre la Covid-19 et la grippe

À l’approche de la saison hivernale, la direction Santé publique de la Ville de Besançon recommande aux personnes les plus exposées aux formes graves de la grippe et de la Covid-19 de se faire vacciner. Médecins, pharmaciens, infirmiers, sages-femmes et centre de vaccination municipal peuvent assurer cette vaccination.

Octobre Rose : se réconcilier avec son corps et réapprendre à l’écouter

Octobre Rose, mois dédié à la sensibilisation au cancer du sein et au bien-être des femmes, pointe le bout de son nez. À cette occasion, Anne Sallé, notre coach bien-être spécialiste en gestion du stress, vous propose une série en quatre volets consacrée à l'art de prendre soin de soi. Premier arrêt de ce parcours automnal : la réconciliation avec son corps.

Besançon : au CHU, 20 patientes défilent pour changer le regard sur le cancer du sein

Dans le cadre de la campagne de sensibilisation au cancer du sein Octobre rose, le CHU de Besançon organise la troisième édition de Tapis rose, un défilé de mode de patientes atteintes ou en rémission d’un cancer du sein mercredi 29 septembre 2026 à 18h30 dans le hall de l’hôpital Jean-Minjoz.  

À Besançon, la filière du dispositif médical fait sa rentrée sous le signe de l’IA au Kursaal

Près de 600 professionnels sont attendus au Kursaal les 6 et 7 octobre 2026 pour la 14e édition de La Rentrée du DM (dispositif médical), rendez-vous organisé par l’ISIFC et le PMT. Au programme : évolutions réglementaires, intelligence artificielle, retours d’expérience et rencontres entre les acteurs de la filière medtech.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi
 14.67C°
légère pluie
le 07/10 à 23h00
Vent
4.36 m/s
Pression
1009 hPa
Humidité
88 %

Sondage