François Sauvadet (UDI) visé par une enquête du parquet financier de Paris

Publié le 13/01/2016 - 18:20
Mis à jour le 14/01/2016 - 17:13

Le président UDI du conseil départemental de Côte-d’Or, François Sauvadet, est visé par une enquête sur des soupçons de malversations ouverte au parquet national financier de Paris, a-t-on appris ce mercredi 13 janvier 2016 de source proche de l’enquête, confirmant une information de Mediapart.

François Sauvadet ©Alexane Alfaro ©
François Sauvadet ©Alexane Alfaro ©

"Des pratiques de favoritisme"

Cette enquête préliminaire a été ouverte après un dessaisissement du parquet de Dijon en 2015 sur le signalement des élus d'opposition, a-t-on ajouté. Le procureur de Dijon, Marie-Christine Tarrare, a confirmé à l'AFP avoir été "saisie à la fin du 1er semestre 2014 par un courrier émanant de plusieurs élus du conseil départemental sur des interrogations qu'ils avaient sur des pratiques qui, si elles étaient avérées, pourraient être qualifiées de favoritisme ou de détournement de fonds publics".

Ce courrier, "signé par l'ensemble des élus de l'opposition", a été envoyé "le 11 juillet 2014 au procureur de Dijon pour signaler des faits qui nous interpellaient", a déclaré la cheffe de file de l'opposition départementale, Colette Popard, qui n'a pas souhaité préciser son contenu.

Bygmalion

Selon Mediapart, les élus de gauche ont signalé au parquet un poste de chargé de mission au conseil départemental occupé par un proche de M. Sauvadet, qui ne fournirait "aucune production d'acte". Les élus se sont aussi interrogés sur l'obtention de deux marchés par la société de formation de ce proche.

Le journal en ligne révèle aussi la passation d'un marché pour la production du journal départemental avec la société Bygmalion, entreprise au coeur d'une enquête pour avoir émis des fausses factures au cours de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy en 2012. 

"Très surpris"

Selon son entourage, François Sauvadet, qui fut ministre de la Fonction publique de M. Sarkozy, a été "très surpris" par les révélations de Mediapart. Le candidat malheureux aux dernières élections régionales en Bourgogne-Franche-Comté n'avait "pas connaissance de la moindre procédure" à son encontre. "Tout avait fait l'objet de délibérations devant le conseil départemental, en toute transparence", a-t-on poursuivi.

(AFP)

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