Fronde sur les carburants: le gouvernement cherche une sortie de crise

Publié le 07/11/2018 - 14:42
Mis à jour le 07/11/2018 - 14:42

Refonte du chèque énergie, défiscalisation des aides au transport, discussions avec les entreprises: le gouvernement a précisé ses pistes pour accompagner les ménages pénalisés par la flambée des prix des carburants, sans convaincre l’opposition, exaspérée par un « marché de dupes ».
 

© IADE-Mochoko via Pixabay ©
© IADE-Mochoko via Pixabay ©
  • Interrogé sur le mouvement de fronde antifiscale qui agite depuis plusieurs semaines une partie de la population, Emmanuel Macron a dit une nouvelle fois mardi "comprendre" cette "colère", lors d'un entretien diffusé sur Europe 1. "Le gouvernement ne se trompe pas, il va dans la bonne direction", a affirmé le président de la République. Mais "il faut aider nos citoyens les plus modestes qui n'ont pas le choix".

Pris à partie quelques heures plus tard par des habitants dans les rues de Verdun, il a assuré vouloir "apporter des solutions en profondeur". "On n'écrase personne", a-t-il insisté, promettant de "trouver un mécanisme" pour "accompagner" les ménages qui connaîtraient des difficultés.

Une "simplification" du "chèque énergie"

Première piste évoquée : un élargissement des conditions d'accès au "chèque énergie", versé aux Français les plus modestes peinant à se chauffer, et qui doit passer en 2019 à 200 euros en moyenne contre 150 euros cette année. Le ministre des Comptes publics Gérald Darmanin a jugé nécessaire de rendre "plus simple" ce dispositif, créé pour remplacer les tarifs sociaux de l'électricité et du gaz, et versé à environ 3,7 millions de ménages.

"C'est très technocratique comme système, parce que vous recevez un chèque, mais c'est un chèque que vous ne pouvez pas encaisser, c'est un chèque que vous devez déduire de votre tarification", a rappelé le ministre sur LCI, indiquant que "560.000 Français" recevaient ce chèque sans l'encaisser.

"Est-ce qu'il faut aider les gens qui sont imposables" et ne bénéficient actuellement pas du chèque énergie, s'est interrogé M. Darmanin. "Effectivement", il faut "peut-être l'élargir à d'autres personnes".

"pompier pyromane"

Concernant les travailleurs contraints de prendre leur véhicule, le gouvernement a confirmé que les indemnités versées par les régions -- comme le font les Hauts-de-France, qui versent 20 euros par mois à partir de 60 km aller-retour de trajet quotidien -- seraient "défiscalisées". Ces aides versées par les collectivités résultent d'une "bonne philosophie", a estimé le chef de l'État, assurant que cette "défiscalisation", pour l'instant très théorique, s'agissant d'aides n'existant pas en dehors des Hauts-de-France, serait généralisée à l'ensemble du territoire.

Les solutions devront "répondre exactement aux besoins exprimés", a plaidé Gilles Le Gendre, chef de file LREM à l'Assemblée nationale, assurant que les députés de la majorité travaillaient à des réponses "très ciblées".

Une incompréhension du côté de l'opposition

Les pistes avancées par l'exécutif ont suscité l'incompréhension au sein de l'opposition, mais aussi chez les élus régionaux.

C'est à l'État "de financer les mesures palliatives en termes de pouvoir d'achat", le rôle des régions "n'est pas de compenser les mesures fiscales nationales", a affirmé l'association Régions de France, présidée par le centriste Hervé Morin.

Emmanuel Macron "est un pompier pyromane: il propose un allègement de taxes pour compenser une augmentation des taxes", a réagi la porte-parole des Républicains Laurence Sailliet, le président du parti Laurent Wauquiez dénonçant lui "un marché de dupes".

Pour Marine Le Pen, la proposition d'Emmanuel Macron est "assez gonflée". Il "transfère aux régions (...) le soin de compenser l'hyperfiscalité qu'il a décidée sur les carburants", a déclaré la présidente du Rassemblement national (ex-FN), dont le parti participera aux manifestations du 17 novembre.

"Bloquer la France, c'est minable"

Ce mouvement dit des "gilets jaunes", en référence aux chasubles fluorescentes portées par les automobilistes en cas d'accident, devrait se traduire par des blocages de routes et d'autoroutes dans toute la France. Selon le site blocage17novembre.com, 400 rassemblements sont déjà prévus.

Interrogé sur ce mouvement, Emmanuel Macron a mis en garde mardi contre une forme de "démagogie". "Je suis toujours méfiant sur ces grands appels à mobilisation pour tout bloquer, parce que généralement on trouve derrière un peu tout et n'importe quoi", a-t-il déclaré.

Une critique relayée par le président de l'Association des Départements de France, Dominique Bussereau (ex-LR). "Bloquer la France, c'est minable", a estimé l'ancien ministre des Transports, tout en jugeant la réforme fiscale "mal menée".

(Source AFP)

Economie

Politique économique du Département du Doubs : l’opposition dénonce un soutien orienté vers des patrimoines privés

Le groupe d’opposition Doubs sociale, écologique et solidaire (DSES) au Département du Doubs a publié, le 9 février 2026, un communiqué critique à l’égard du dispositif économique départemental baptisé ”Le Doubs investit”. Les élus y dressent un bilan qu’ils jugent très éloigné des objectifs affichés de soutien à l’économie locale.

Café d’Ami, un nouvel espace pour bruncher tout au long de la semaine à Besançon

Maguette Diouf, ancienne chef pâtissière du 1802 à Besançon a décidé de se lancer à son compte et d’ouvrir son propre commerce en proposant un service de type brunch tout au long de la semaine. Elle a ouvert ce mercredi 11 février 2026 au 128 Grande rue à Besançon (anciennement Au Régal de Chouchou). On vous en parle…

153,3 M€ de financement régionaux votés lors de la dernière commission permanente

Réunis en commission permanente à Besançon vendredi 6 février 2026, les élus ont adopté 153,5 millions d’euros de financements régionaux destinés à soutenir l’économie, l’agriculture, l’aménagement du territoire ou encore la Culture et le patrimoine. Zoom sur quelques dossiers. 

La seconde vie des vélos au cœur d’un dispositif à Decathlon Besançon

Infos pratiques • À Besançon, l’usage du vélo continue de se développer, que ce soit pour les déplacements quotidiens, les activités sportives ou les balades le long du Doubs. Dans ce contexte, Decathlon Besançon propose depuis 2023 un service de reprise de vélos d’occasion. Ce dispositif vise à prolonger la durée de vie du matériel, à limiter le gaspillage et à faciliter l’accès à des vélos à prix réduit.

FCSM : un actionnaire vent ses parts sur Leboncoin, désaccords internes et flou autour du capital

Le Football Club Sochaux-Montbéliard (FCSM), sauvé à l’été 2023 grâce à une mobilisation conjointe d’investisseurs, de collectivités et de supporters, se retrouve de nouveau au cœur de discussions financières et capitalistiques à quelques jours d’une assemblée générale attendue le 13 février 2026.

MaPrimeRénov’: “rendez-vous personnalisé” obligatoire pour les rénovations d’ampleur

Les demandeurs d'aides MaPrimeRénov' pour une rénovation d'ampleur devront désormais obligatoirement avoir un "rendez-vous personnalisé" avec un conseiller France Rénov' pour être mieux accompagnés et éviter les fraudes, a annoncé le ministre du Logement Vincent Jeanbrun ce mois de février 2026.

À Besançon, Fralsen s’éteint dans un silence assourdissant…

ÉDITORIAL • L’entreprise Fralsen, fleuron industriel aux savoir-faire reconnus dans l’horlogerie, la défense, le luxe et la connectique industrielle, cherche aujourd’hui un repreneur dans le cadre d’une procédure judiciaire. Les candidats ont jusqu’au 16 février 2026 pour se faire connaître auprès du tribunal des affaires économiques de Lyon. Et pourtant, autour de cette situation critique… presque rien. Le silence.

Crise, tensions économiques, fatigue sociale… un documentaire pour “entreprendre autrement” projeté dans la région

Coopilote, la coopérative d’entrepreneurs salariés basée à Besançon organise huit ciné-débats autour de son film documentaire Entreprendre Autrement, dans la région Bourgogne-Franche-Comté entre février et avril 2026. 

Action de L214 contre l’élevage en cages des truies reproductrices

Une quinzaine de militants de l'association L214 ont manifesté samedi 7 février 2026 devant la boutique Colombus du 40 Grande rue à Besançon. Munis de pancartes et d’une banderole, le but de leur action était d’encourager l’enseigne à s’engager contre la mise en cage des truies reproductrices. 

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi

Sondage

 7.63
forte pluie
le 12/02 à 09h00
Vent
8.64 m/s
Pression
984 hPa
Humidité
91 %