Gastronomie : la France remporte le prestigieux Bocuse d’or

Publié le 28/09/2021 - 13:10
Mis à jour le 28/09/2021 - 18:03

Le Bocuse d’or 2021, premier prix du Concours mondial de la cuisine, a été remporté par la France lundi 27 septembre. Le concours était organisé à proximité de Lyon, dans le cadre du Salon international de la restauration (Sirha).
 

 © FBK Team France Bocuse d'Or
© FBK Team France Bocuse d'Or

La France remporte son huitième Bocuse d’or après de nombreuses années de désillusions successives.

L’équipe victorieuse était emmenée par le chef Davy Tissot. La France n’avait plus remporté le titre depuis 2013. "Il revient vraiment à la maison", s’est réjoui le chef lyonnais de surcroît, en brandissant le Bocuse d’or.

"En tant que Lyonnais, c’est énorme"

 "Cela fait presque dix ans qu’il n’est pas revenu à la maison. Là où je suis le plus fier, c’est qu’en tant que Lyonnais, ça, c’est énorme […], demain je serai fier de l’emmener à la maison à Collonges, à l’auberge" de Paul Bocuse, où sera apposée une plaque à son nom au côté de celles des précédents gagnants, a déclaré Davy Tissot.

L'équipe

À la tête de l’équipe de France, Davy Tissot est titulaire d’une étoile Michelin au Saisons, le restaurant d’application de l’Institut Paul Bocuse, situé à Ecully dans l’agglomération lyonnaise. Dans l'ombre, l'équipe a pu compter sur plusieurs coaches dont le chef étoilé Franc-Comtois Romuald Fassenet.

Chef : Davy Tissot

  • Commis : Nicolas FERRAND
  • Commis officiel : Arthur DEBRAY
  • Responsable de la recherche et du développement des recettes : Naïs PIROLLET
  • Chef de projet logistique : Julien DUBOIS
  • Chef conseil : Alain LE COSSEC
  • Coach officiel : Yoann CHAPUIS et Romual Fassenet

La précédente victoire datait de 2013. "Je crois que l’on a su montrer un bon travail, on n’a pas voulu copier, on n’a pas fait comme, on a fait du made in France et aujourd’hui ça paye", a estimé le président de l’équipe de France, le chef doublement étoilé Serge Vieira, à l’issue de ce concours tenu sur deux jours avec 24 participants dans le cadre du Sirha, le grand rendez-vous mondial des professionnels de la restauration.

Outre le traditionnel plateau autour du paleron de bœuf, cette nouvelle épreuve, où devaient être proposés dans une "box" une entrée, un plat et un dessert sur le thème de la tomate cerise, rappellent l’essor de la restauration à emporter en France depuis les contraintes sanitaires liées au Covid-19. En plat principal, le chef vainqueur a notamment proposé une tomate complètement farcie avec de la crevette, accompagnée d’un jus de têtes de crevette tomaté, d’une sauce vierge à l’huile de basilic et de champignons de France et herbes sélectionnées.

"Le niveau monte à chaque édition"

Pour le dessert, il s’est fendu d’un bonbon tomate "prune pourpre" avec une tomate fermentée et fruitée, un coulis de celle-ci, de l’huile des feuilles et des fleurs bigarrées et oxalis pourpres. "Le niveau monte à chaque édition", s’est félicité le président du concours, Jérôme Bocuse, le fils du légendaire "Monsieur Paul", décédé en 2018.

"Même sur un produit simple comme la tomate cerise, il y a des choses extraordinaires", a-t-il ajouté, louant la "créativité" des concurrents. "Au comité d’organisation, notre travail, c’est de toujours innover, de penser aux tendances […]. Le take away a été l’unique solution pendant la crise et a permis de découvrir des techniques un peu différentes", estime le chef trois étoiles et président du comité d’organisation, Régis Marcon.

La crise sanitaire a entraîné une croissance de + 47 % de la vente à emporter entre 2019 et 2021. 85 % des professionnels qui l’ont adopté envisagent de poursuivre, selon des chiffres fournis par le Sirha. Fait marquant de cette finale : la venue d’Emmanuel Macron, resté une dizaine de minutes lundi au moment des dégustations, après avoir annoncé quelques mesures en faveur des restaurateurs. "C’est important qu’un président ait pris la mesure de ça [les compétitions internationales, NDLR] car on est au summum de l’innovation", estime le chef Serge Vieira, lui-même vainqueur du Bocuse d’or en 2005.

(Avec AFP)

Culture

Besançon, berceau oublié de l’anarchisme ?

Dans la boucle du Doubs, entre une citadelle classée à l'Unesco et les ateliers d'horlogerie qui firent sa fortune, Besançon a nourri l'une des traditions libertaires les plus singulières de France. De la naissance de Pierre-Joseph Proudhon au projet avorté de Commune en 1871, retour sur une histoire où la "ville horlogère" a longtemps battu au rythme des idées anarchistes... pour rappel.

À Besançon, Ludovic Fagaut accusé de dépolitiser l’art

Dans un communiqué de presse, l’ex-adjointe en charge de la Culture et conseillère municipale à la Ville de Besançon, Aline Chassagne (PCF) dénonce une « mise en pratique » de la « cancel culture » par le maire de Besançon Ludovic Fagaut. La raison à cela ? La décision prise par la Ville de Besançon de débaptiser le nom de l’exposition "Ni Dieu ni maître ! Art et anarchie de Courbet à Banksy" qui sera présente à Besançon du 27 février au 4 juillet 2026, pour "L’Art en liberté. De Courbet au Street art". Une décision également dénoncée en vidéo par Hélène Magnin-Feysot, conseillère municipale (LFI) sur ses réseaux sociaux.

À Besançon, Céline Girard redonne vie aux céramiques brisées grâce à l’art japonais du kintsugi

Installée à partir du 4 novembre 2026 Grande Rue, à Besançon, la restauratrice de céramiques Céline Girard perpétue la méthode traditionnelle japonaise du kintsugi. À l’Atelier Yumi Kintsugi, elle répare les objets abîmés à l’aide de laque végétale urushi et de poudre métallique, notamment d’or, pour faire des traces de la cassure un élément esthétique à part entière.

Le Festi’Diff revient faire vibrer la scène au rythme de l’inclusion à Labergement-Sainte-Marie

Le Festi’Diff de l’Espace Mont d’Or proposera une 9e édition placée sous le signe du partage, de la création et de l’inclusion les 13 et 14 novembre 2026 à l’Espace des Vallières de Labergement Sainte-Marie. Un événement pensé pour et autour de l’intégration du public handicapé ou empêché pour que "les différences ne soient plus un handicap, mais un enrichissement".
 

Festival de la photographie à Besançon – Rencontre avec GLADYS, figure singulière de la photographie contemporaine française

VIDÉO • Il y a des photographies que l’on regarde et puis il y a celles qui nous regardent en retour. À Besançon, la rencontre avec la photographe GLADYS appartient à cette seconde catégorie. À l’occasion du Festival de la photographie, organisé par Grain d’Pixel, la Galerie de l'ancienne poste accueille, jusqu'au 25 octobre 2026, le travail de cette photographe française de renommée internationale. Une exposition qui s’inscrit dans un contexte tout particulier : celui du bicentenaire de la photographie, qui invite à célébrer deux siècles d’images, mais aussi à s’interroger sur ce que la photographie continue de raconter de notre époque...
 

Tableau de Gustave Courbet : droit de réponse de Me Béatrice Cohen

DROIT DE RÉPONSE • En tant que conseil de la société adjudicataire du tableau litigieux, Béatrice Cohen, avocate au Barreau de Paris, souhaite apporter plusieurs précisions à la suite de la publication, le 10 septembre 2026, sur le site MaCommune.info, de l’article intitulé Une expertise judiciaire conclut à l’authenticité d’un tableau inédit de Gustave Courbet.

Ce week-end, les Absinthiades ont mis Pontarlier au vert…

PALMARÈS DES MEILLEURES ABSINTHES • Les 3 et 4 octobre 2026, Pontarlier a une nouvelle fois vécu au rythme de la fée verte. Pendant deux jours, les Absinthiades ont réuni professionnels, amateurs, passionnés et curieux autour d’un même emblème : l’absinthe. Un rendez-vous devenu incontournable, où la découverte se mêle à la convivialité et où, le temps d’un week-end, la célèbre boisson est véritablement reine.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi
 9.64C°
légère pluie
le 17/10 à 08h00
Vent
2.93 m/s
Pression
1022 hPa
Humidité
91 %

Sondage