Indemnité inflation 2021 : la Cour des comptes déplore 170 millions d'euros de "doublons"

Publié le 11/10/2023 - 17:35
Mis à jour le 11/10/2023 - 17:14

L'attribution fin 2021 d'une "indemnité inflation" de 100 euros aux personnes les plus modestes a engendré 170 millions d'euros de doublons dans les versements, qui ne seront pas récupérés par l'Etat, déplore la Cour des Comptes mercredi 11 octobre 2023.

Pierre Moscovici, premier président de la Cour des comptes © CC2 Cour des comptes
Pierre Moscovici, premier président de la Cour des comptes © CC2 Cour des comptes

Cette indemnité était destinée aux personnes de 16 ans et plus, résidant en France, avec des ressources inférieures à 2.000 euros net par mois. La somme était versée par les employeurs ou les organismes sociaux des bénéficiaires, qui étaient à leur tour compensés par l'Etat.

349 millions au lieu de 170

Elle a concerné 38 millions de personnes, pour un total de 3,8 milliards d'euros. Or, dans un référé signé de son Premier président Pierre Moscovici, adressé à la Première ministre Elisabeth Borne le 21 juillet, la Cour constate "un nombre important de doublons, estimé à 1,7 million de bénéficiaires au minimum" (4,4% du total des bénéficiaires), qui ont reçu 349 millions d'euros au lieu de 170.

"L'indemnité inflation a été mise en place sans que soient prévues les modalités de contrôle du respect du versement unique", observe la Cour. En outre, le texte ne prévoyait pas que les organismes de sécurité sociale "puissent notifier et recouvrer les indus". Donc, seuls 791.500 euros, soit 0,5% des doublons, ont été restitués par les bénéficiaires "sur une base volontaire et spontanée".

Pas de procédure de recouvrement forcé

La direction générale des Finances publiques elle-même a déclaré qu'elle n'engagerait pas de procédure de recouvrement forcé, "compte tenu du faible montant unitaire de l'indemnité inflation". Pour éviter de telles situations à l'avenir, la Cour des comptes recommande de confier à "un seul organisme national" la responsabilité du dispositif, de A à Z.

Dans sa réponse du 5 octobre, Mme Borne remarque que "l'engagement de permettre un versement rapide et automatique à un public aussi nombreux et aux situations et statuts variés ne permettait pas de confier cette mission à un seul organisme", mais que les modalités retenues ont néanmoins empêché la plupart des versements à tort.

7.000 établissement avec des anomalies

Elle observe aussi que le niveau des indus, quoique "significatif" est "comparable aux niveaux (...) constatés pour les prestations sociales ou des dispositifs analogues". Enfin elle souligne que les contrôles de l'Urssaf chez les employeurs ayant versé l'indemnité inflation avant d'obtenir des baisses de cotisations équivalentes ont permis de détecter "7.000 établissements présentant des anomalies pour environ 32.000 primes versées". Les régularisations s'élèvent à ce jour à 1,9 million d'euros.

(AFP)

Soyez le premier à commenter...

Laisser un commentaire

Economie

Jott en redressement judiciaire : les cinq boutiques de Besançon, Belfort, Dijon et Chalon-sur-Saône surveillées

Le tribunal des activités économiques de Marseille a décidé le 18 décembre 2025 de placer la société SAS JOTT sous le régime du redressement judiciaire. Cette procédure, déclenchée en raison d’une situation de cessation des paiements, ouvre une période d’observation de six mois durant laquelle la viabilité de l’entreprise sera examinée. Une audience clé est prévue le 5 février 2026.

Espoir pour Fralsen à Besançon : des offres déposées au tribunal…

Placée en redressement judiciaire, l’entreprise Fralsen, basée à Besançon, dispose désormais de nouvelles perspectives. Selon nos informations, plusieurs offres de reprise ont été déposées auprès du tribunal des affaires économiques de Lyon. Une étape cruciale alors que la société doit impérativement trouver un repreneur d’ici le 5 février 2026.

Le marché du travail se dégrade de nouveau au troisième trimestre 2025 (Insee)

L’Insee Bourgogne-Franche-Comté a partagé ce mardi 13 janvier 2026, la nouvelle notre de conjoncture concernant le troisième trimestre de l’année 2025. Pour l’Insee un constat s’impose, celui que le regain de croissance national de l’été 2025 ne se retrouve pas en Bourgogne-Franche-Comté. 

Il n’y aura pas de vaches montbéliardes au Salon de l’agriculture 2026 à Paris

Le président de Montbéliarde Association, Samuel Carrey a annoncé ce mardi 13 janvier 2026 sur Ici Besançon que les vaches montbéliardes ne participeront pas au prochain Salon international de l’agriculture, prévu à Paris du 21 février au 1er mars 2026. Comme pour plusieurs autres races bovines, notamment les limousines, landaises, parthenaises et charolaises, cette absence est liée à la dermatose nodulaire contagieuse (DNC).

Psychopraticienne à Mamirolle, Laura Vieille a transformé une épreuve de vie en vocation

Victime d’un AVC à 13 ans, Laura Vieille est aujourd’hui psychopraticienne et a ouvert son cabinet à Mamirolle le 1er septembre dernier, liant ainsi son vécu personnel à une pratique professionnelle. La jeune femme s’est spécialisée autour du trauma et des étapes de vie difficiles. 

ESTM Pigier à Besançon : formations, portes ouvertes et job dating au programme !

PUBLI-INFO • Spécialiste des formations en alternance, l’ESTM Pigier de Besançon multiplie les initiatives à destination des futurs étudiants, du post-bac au Bac+5. Nouvelle formation diplômante, journée portes ouvertes et plusieurs job dating rythmeront notamment l’année 2026, qui s’annonce particulièrement dynamique pour l’établissement.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi

Sondage

 7.52
nuageux
le 15/01 à 21h00
Vent
1.46 m/s
Pression
1013 hPa
Humidité
96 %