Comment créer son entreprise quand on est sans emploi et sans moyens ?

Publié le 22/11/2011 - 10:46
Mis à jour le 22/11/2011 - 12:50

Installée en Franche-Comté depuis dix ans, l’Adie donne les coups de pouce financiers nécessaires pour soutenir la volonté d’entreprendre des exclus du marché du travail et du système bancaire.  

Les petites rivières…

Il y a des associations qui, sans faire de bruit, rendent d’énormes services. C’est le cas en particulier pour l’Adie (association pour le droit à l’initiative économique) qui vient de fêter ses dix ans d’implantation en Franche-Comté. Cet organisme représenté dans tout le pays a contribué dans la région a créé 1400 emplois au profit de personnes exclues du marché du travail et du système bancaire et qui, grâce à l’apport financier et au soutien de l’Adie, ont pu créer leur propre entreprise. 1500 microcrédits ont été mis en place par les six salariés de l’association soutenus par une vingtaine de bénévoles.

« Une belle leçon »

Marie-Guite Dufay, présidente de la Région, qui soutient financièrement l’Adie, a salué «cette belle leçon » à l’occasion d’une remise de chèques à la Région à Besançon. « Ce sont des sommes modestes, voire très modestes, qui sont en jeu, mais qui sont d’un efficacité exemplaire et qui permettent à des gens de s’éloigner de la précarité », a-t-elle souligné en présence de Catherine Barbaroux, nouvelle présidente nationale de l’Adie, qui a succédé en mars à Maria Nowak, fondatrice de l’association en 1989 et « femme dérangeante ». Elle s’était inspirée du modèle de la Grameen Bank développé au Bengladesh par Muhammaad Yunus, prix Nobel de la paix en 2006.

« On s’occupe de ceux dont on s’occupe le moins », a résumé Catherine Barbaroux en évoquant « un projet de développement ambitieux » pour l’Adie déjà forte au niveau national de 130 antennes, 190 permanences, 450 salariés et 1700 bénévoles qui sont à l’origine de la création de 76000 entreprises avec « un taux de pérennité supérieure à la moyenne » et « seulement 2% de pertes sur les prêts ». « J’ai la conviction, comme Maria Nowak, que le développement économique ne peut et ne doit pas être dissocié de la cohésion sociale et de la lutte contre toutes les formes d’exclusion », estime Catherine Barbaroux.

« On m’a pris au sérieux »

68% des entreprises créées grâce à l’Adie sont pérennes après deux ans et 59% après trois ans. Le taux d’insertion des personnes financées est de 79%. Ces résultats plus qu’encourageants sont obtenus grâce à un suivi des bénéficiaires. Nul doute que l’argent est indispensable pour se lancer, mais l’Adie est encore plus convaincu de la nécessité d’un accompagnement. L’association a mis en place des dispositifs d’accompagnement avant, pendant et après…

Tous les jeunes présents au conseil régional ont souligné cette dimension de l’association de microcrédit. « D’abord on m’a pris au sérieux et ensuite on ne m’a pas laissé tomber une fois que j’avais touché mon prêt », a témoigné l’un d’eux. Sont très appréciés par les bénéficiaires, la réactivité de l’Adie et le temps record mis pour boucler les dossiers. Autre signe qui ne trompe pas, beaucoup de « clients » reviennent pour financer leur développement.

C’est plus particulièrement dans le domaine du commerce, secteur peu exigeant en formation initiale et en capital de départ, que s’inscrivent les projets soutenus (43% en 2010, dont 22% pour le commerce ambulant). Ensuite sont concernés le secteur des services (25%) et le bâtiment (9%). Les prêts accordés par l’association ne dépassent pas les 6000 euros.

Economie

À Besançon, Simon Leclair lance “Bissapéti” pour faire découvrir le bissap au grand public

Simon Leclair, jeune entrepreneur franco-sénégalais et bisontin de 25 ans, a créé Bissapéti, une boisson naturelle à base d’hibiscus inspirée d’une recette familiale, disponible depuis mi juillet 2026. De Besançon, il ambitionne de faire connaître cette spécialité d’Afrique de l’Ouest en France, puis à l’international.

À Dijon, Cycles Lapierre demande son redressement judiciaire pour préparer son avenir

L'entreprise dijonnaise Cycles Lapierre, qui célèbre cette année ses 80 ans, a demandé l'ouverture d'une procédure de redressement judiciaire auprès du tribunal de commerce de Dijon, selon un communiqué du 5 août. Une décision présentée par la direction comme une étape destinée à assurer la poursuite de l'activité, préserver le maximum des 106 emplois et permettre l'entrée d'un nouvel investisseur.

Besançon : le restaurant Le Calice Enchanté va fermer, sa gérante lance un appel pour trouver un repreneur

Ouvert rue Péclet à Besançon depuis 2020, le restaurant Le Calice Enchanté, spécialisé dans la cuisine médiévale historiquement documentée, va cesser son activité. Dans une vidéo publiée sur Instagram le 5 août, sa gérante, Eva Oberson, explique les raisons de cette décision et appelle à partager son annonce afin de trouver un repreneur pour le local. Elle souhaite désormais poursuivre son projet sous une forme itinérante.

Un tiers des véhicules neufs vendus en France sont électriques

Selon le dernier rapport de la Plateforme automobile (PFA) concernant les ventes de voitures neuves en juillet 2026, les véhicules électriques poursuivent leur belle progression en France. Ils ont représenté plus d'un tiers des immatriculations de juillet. Une dynamique dont profite notamment Renault, qui place quatre modèles dans le top 5 des ventes.

Au Clavelin, Jules Laude sert la Franche-Comté aux Parisiens…

Dans une rue calme du 9e arrondissement de Paris, à deux pas de la rue des Martyrs, le Clavelin ne ressemble pas à un bar à vin comme les autres. Derrière le comptoir, Jules Laude a choisi de faire de son établissement une véritable vitrine de la Franche-Comté. Vins du Jura, fromages régionaux, recettes familiales et rencontres avec des vignerons composent l'identité de ce lieu ouvert depuis août 2023, où le terroir franc-comtois s'exprime dans une ambiance décontractée.

Sécheresse dans le Doubs : préserver l’eau, un combat de long terme aux conséquences déjà très visibles

Le Doubs est en "crise sécheresse", niveau maximum, depuis le 17 juillet 2026. À cela s'ajoute la quatrième vague de chaleur qui frappe la région. L'écosystème du département est mis à rude épreuve. Quel est l’impact sur ce territoire où l’eau est une ressource devenue fragile ? Qu’en est-il de la production laitière, premier produit agricole de la région, qui est vulnérable vis à vis du manque de précipitations ? On en parle avec le directeur de l'EPAGE et un agriculteur.

Le groupe haute-saônois ABEO rachète 60 % de Hurricane Group, spécialiste des sports urbains

Le groupe ABEO poursuit son développement dans l'univers des sports urbains. L'entreprise a annoncé, ce mardi 4 août, l'acquisition de 60 % du capital de Hurricane Group, société montpelliéraine reconnue pour l'organisation du FISE et la conception d'infrastructures dédiées aux disciplines urbaines.

Où prendre un petit-déjeuner à Besançon ?

INFOS PRATIQUES • Le réveil a sonné un peu trop tard ? Ou une envie de troquer la routine matinale contre une pause gourmande ailleurs que chez soi ? À Besançon, de nombreux établissements ouvrent leurs portes dès tôt le matin pour accueillir les amateurs de petit-déjeuner. Du traditionnel café-croissant aux formules plus généreuses et élaborées, voici une sélection d'adresses pratiques où savourer un petit-déjeuner à Besançon.

Bourgogne-Franche-Comté : l’Anis de Flavigny incarne le savoir-faire confiseur régional

Alors que les vacances d’été se poursuivent, les Confiseurs de France valorisent les spécialités qui font la richesse du patrimoine gourmand français. En Bourgogne-Franche-Comté, l’Anis de Flavigny figure parmi les produits emblématiques de cette tradition confiseuse. Fabriquée selon un savoir-faire ancestral, cette spécialité témoigne de l’attachement de la région à un patrimoine culinaire reconnu.

Un DSI externalisé made in Besançon : ADTC veut rapprocher les PME de leur stratégie numérique

Depuis le 30 juin 2026, ADTC propose à Besançon et en Bourgogne-Franche-Comté de gérer les systèmes d'information dans les PME et collectivités ne pouvant se permettre d'employer une personne à plein temps à ce poste. Alexandre Duffait ingénieur bisontin de formation et diplômé en management des systèmes d'information nous explique.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi

Les données météo sont momentanément indisponibles.

Sondage