Jeux olympiques 2024 : le breakdance prend la pose olympique, coup de jeune sur les Jeux !

Publié le 21/02/2019 - 17:36
Mis à jour le 21/02/2019 - 17:13

Le breakdance, sport olympique ! C’est le coup d’éclat tenté jeudi 21 février 2019 par Paris-2024, qui a décidé d’inviter à son programme cette danse acrobatique, en compagnie du surf, de l’escalade et du skateboard, pour donner un coup de jeune à l’institution olympique.

Image libre de droit ©ionasnicolae/Pixabay ©
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Le choix de ces disciplines répond au souhait des organisateurs de "se connecter aux sports qui cartonnent partout dans le monde pour apporter aux Jeux une dimension plus urbaine, plus sport de nature, plus artistique", a souligné Tony Estanguet, le patron de Paris-2024. La sélection, qui s'ajouterait aux 28 sports déjà au programme, doit toutefois encore être validée par le Comité international olympique (CIO), en décembre 2020.

Le breakdance, une danse acrobatique issue de la culture hip-hop, ferait sa première apparition aux Jeux olympiques en 2024 alors que les trois autres sports sont déjà invités à Tokyo-2020. Vidéos projetées sur un écran géant, démonstration de sons et lumières, l'annonce officielle, qui a eu lieu à La Défense Arena, se voulait spectaculaire. "C'est le pas en avant le plus important du breakdance depuis que cette discipline existe", s'est enthousiasmé Mounir Biba, capitaine des Vagabond Crew, invité jeudi par Paris-2024.

Attirer les sponsors

Le breakdance est apparu aux Jeux olympiques de la jeunesse (JOJ) de Buenos Aires en 2018, sous forme de duels ("battles") départagés par des juges. Les candidats pouvaient se qualifier en envoyant une vidéo en ligne. Cette discipline est rattachée à la Fédération mondiale de la danse sportive (WDSF).

Le CIO et le Comité d'organisation des Jeux olympiques (Cojo) avaient annoncé que le nombre de sportifs accueillis serait plafonné à 10.500 pour les JO de Paris-2024, ce qui limitait les chances des sports collectifs. Le Cojo avait aussi indiqué que les sports invités ne devaient pas nécessiter de nouvelles constructions d'équipements pérennes.

En tout, ces nouveaux sports devraient représenter 248 sportifs, en respectant la parité hommes/femmes. Ils reflètent la volonté du CIO et du Cojo de rester au contact d'un public jeune, quitte à décevoir des disciplines qui toquent à la porte des Jeux depuis longtemps, comme le squash ou la pétanque. Autre déçu, le karaté, alors qu'il fera son apparition aux JO de Tokyo-2020.

Tony Estanguet a insisté sur la nécessité de "parler aux nouvelles générations", "si on veut que les jeunes se mettent au sport", en évoquant des "sports particulièrement vivants sur les réseaux sociaux". Pour le CIO, il s'agit aussi de valoriser les droits télévisés et d'attirer les sponsors, dont les noms défilaient jeudi sur un bandeau digital pendant toute la cérémonie, à La Défense Arena.

"Tournés vers les gens"

Les sites des trois disciplines urbaines (breakdance, skateboard et escalade) n'ont pas été arrêtés, a souligné Tony Estanguet.

Pour le surf, qui fera sa première apparition à Tokyo en 2020, deux candidats se sont faits connaître: Biarritz (sud-ouest), alliée à trois communes proches (Capbreton-Hossegor-Seignosse), a déjà déposé un dossier pour accueillir la discipline, tout comme Lacanau (sud-ouest).

Le budget total prévu des Jeux olympiques s'élève aujourd'hui à 6,8 milliards d'euros: 3,8 milliards, issus du privé (CIO, sponsors, billetterie), sont consacrés à l'organisation des compétitions -un chiffre qui peut évoluer en fonction des recettes- et 3 milliards, dont 1,5 milliard fourni par les pouvoirs publics (Etat, collectivités), sont consacrés aux chantiers pour les équipements pérennes.

En plus des nouveaux sports, les organisateurs des JO-2024 ont mis en avant jeudi "une approche des Jeux tournée vers les gens, pour les gens", selon les mots employés par Tony Estanguet.

En clair, Paris-2024 va proposer au grand public, aux spectateurs, de s'investir pleinement dans l'évènement, à travers des sports connectés et l'organisation d'un marathon ouvert à tous, dont les modalités restent à définir. Tony Estanguet a évoqué une course "sur le même parcours que les athlètes, le même jour", mais "pas en même temps".

"Avec Paris-2024, les spectateurs des Jeux deviennent enfin acteurs des Jeux", a voulu résumer le multiple champion olympique de canoë.

(Source : AFP)

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