Journée sans profession libérale : qui proteste aujourd'hui ?

Publié le 30/09/2014 - 10:30
Mis à jour le 30/09/2014 - 18:49

Médecins, dentistes, pharmaciens, mais aussi notaires et avocats sont appelés à garder portes closes mardi par l’Union nationale des professions libérales (UNAPL), en riposte à un projet de réforme des professions réglementées. Plusieurs  rassemblements seront organisés à l’occasion de cette « Journée sans professionnels libéraux ». A Besançon, une manifestation des professionnels de santé est partie à 9h30 pour rejoindre la préfecture du Doubs.  

 ©
©

 Les professionnels de santé

Le centre régional des professions de Santé de Franche-Comté et le centre départemental des professions de santé du Doubs  appellent l'ensemble des membres des syndicats adhérents (Sages-femmes, infirmiers, biologistes, podologues, orthophonistes, dentistes, kinésithérapeutes, médecins et pharmaciens)  à manifester ce mardi 30 septembre depuis 9h30 Place de la révolution. Le cortège est attendu devant la préfecture à 10h30 où une demande d'entretien a été sollicitée.

Les manifestants dénoncent le projet de loi " croissance et pouvoir d'achat"  qui  selon eux entraine une dérégulation de certaines des professions de santé dont la pharmacie et les la chirurgie dentaire ainsi que l'ouverture du capital des entreprises libérales à des non professionnels.

Les médecins libéraux ont également été appelés à fermer leur cabinet mardi. Le système de garde de nuit en vigueur aux urgences sera étendu en journée, a-t-il précisé, "pour s'assurer qu'il n'y ait pas de danger pour les patients".

 Médecins généralistes et spécialistes sont invités à fermer leurs cabinets par trois syndicats (CSMF, MG-France et le SML) et à participer aux rassemblements. Des syndicats de spécialistes (Le Bloc, pour les chirurgiens, le SNPF, pour les pédiatres, le SNORL pour les ORL) ont rejoint le mouvement. Les médecins s'en prennent surtout au projet de loi santé, attendu pour octobre. Ce projet va placer, selon eux, la médecine libérale sous la coupe de l'administration.

Les dentistes : trois organisations syndicales (la CNSD, l'UJCD-UD et le SFCD) appellent à une journée sans dentistes. Elles craignent la suppression du numerus clausus et surtout que les patients puissent à l'avenir se faire poser des prothèses directement par les prothésistes.

Les pharmaciens sont invités à fermer leurs officines. Outre la "menace" sur la fin de leur monopole sur la vente de médicaments, ils s'opposent à l'ouverture éventuelle du capital des sociétés d'exercice libéral (SEL) et à  l'arrivée d'actionnaires non pharmaciens dans leurs officines.

Les laboratoires de biologie médicale risquent eux aussi d'être fermés. Les trois syndicats représentatifs de biologistes médicaux libéraux refusent que "la réalisation des examens de biologie médicale, qui sont à l'origine de 60 à 70% des diagnostics médicaux, soit abandonnée aux mains d'intérêts financiers" si l'ouverture du capital des sociétés d'exercice libéral est retenue dans le projet de loi.

Les kinésithérapeutes : la Fédération Française des Masseurs Kinésithérapeutes Rééducateurs appelle les 64.000 kinés libéraux à fermer leurs cabinets, vexée que leurs revenus aient été pointés dans le rapport de l'Inspection générale des finances. Elle fustige aussi le projet d'ouverture des SEL et la fin éventuelle du numerus clausus. La profession ne sait pas si in fine elle sera concernée par le projet de réforme.                

Les professionnels de la justice

Les notaires : toutes les études sont appelées à fermer leurs portes par le Conseil supérieur du notariat (CSN). Une permanence sera toutefois assurée, "en cas d'urgence", dans les chambres départementales des notaires ou les conseils régionaux des notaires. Les notaires veulent conserver leur tarif, proportionnel au montant des transactions immobilières, refusent la libéralisation des conditions d'installation, et veulent conserver le monopole sur la rédaction et l'authentification des actes. 

Les avocats : ils abordent cette journée de mobilisation en ordre dispersé. Le Conseil national des barreaux, instance représentative de l'ensemble de la profession, a appelé à la grève, mais il ne pourra pas compter sur le soutien de l'ordre des avocats de Paris ou du Syndicat des avocats de France (Saf), qui ont appelé à ne pas la suivre. Les avocats sont concernés par la réforme, mais les trois points d'évolution envisagés par le gouvernement ne bouleverseraient pas leurs conditions de rémunération.

Les huissiers et les commissaires-priseurs : la Chambre nationale des huissiers de justice (CNHJ) soutient le mouvement, mais laisse le choix à ses membres d'ouvrir ou non leurs études mardi. Ils s'inquiètent notamment de la possible ouverture du capital des études à des investisseurs extérieurs. Les commissaires-priseurs, eux, appellent à une "journée morte".

Les administrateurs et les mandataires judiciaires : ils ne peuvent pas faire grève, mais certaines études devraient néanmoins refuser d'accueillir le public. "On traitera les dossiers, mais on peut très bien décider de ne pas recevoir les débiteurs, les créanciers", indique-t-on au Conseil national des administrateurs judiciaires et mandataires judiciaires (CNAJMJ). Tout comme celle des huissiers, la profession s'inquiète notamment de l'ouverture du capital des études à des investisseurs extérieurs.

Les greffiers des tribunaux de commerce : ils ne peuvent pas davantage cesser le travail et les greffes resteront donc ouverts. Ils s'attacheront néanmoins à communiquer à leurs interlocuteurs, juges et usagers, leurs inquiétudes, a indiqué le Conseil national des greffiers des tribunaux de commerce.

Social

Transports : la CGT appelle à la grève chez MBFC le 15 septembre et réclame des hausses de salaires

La CGT annonce une mobilisation à partir de ce mercredi 15 septembre au sein de la SPL Mobilités Bourgogne-Franche-Comté (MBFC). Le syndicat dénonce des négociations salariales au point mort et un climat social qu’il juge dégradé. Des perturbations sont à prévoir sur plusieurs lignes dans le Doubs, le Jura et la Saône-et-Loire.

" Permis de tuer " : une manifestation contre la proposition de loi sur la légitime défense policière à Besançon

Le Comité pour Clément, avec le soutien de plusieurs dizaines d’associations, syndicats et organisations politiques, appelle à un rassemblement samedi 19 septembre à Besançon contre la proposition de loi relative à la présomption de légitime défense des forces de l’ordre.

" On est préparés à la violence externe, mais pas à la violence institutionnelle " : les policiers du Doubs tirent la sonnette d’alarme

Alliance Police Nationale appelle les policiers à manifester à Paris le 15 septembre 2026. Plus de 50 agents du Doubs comptent participer à cette mobilisation, organisée pour dénoncer le manque d’effectifs, les conditions de travail et l’absence de réponses du ministère de l’Intérieur aux revendications du syndicat. Emmanuel Pin, secrétaire départemental adjoint du syndicat du Doubs, liste les problèmes rencontrés au quotidien par sa profession, sans mâcher ses mots.

À Valentigney, un nouveau dispositif pour aider les personnes âgées à rester chez elles

Depuis le 1er septembre 2026, le Centre de Ressources Territorial porté par la résidence Les Jardins de Pomone accompagne les personnes âgées en perte d’autonomie sur le secteur de Valentigney. Financé par l’Agence Régionale de Santé Bourgogne-Franche-Comté, en collaboration avec le Département du Doubs, ce nouveau dispositif entend renforcer la coordination autour du maintien à domicile

À Vieux-Charmont, le Secours Catholique fête 80 ans d’engagement et lance un cri pour la fraternité

Le Secours Catholique-Caritas France célèbre cette année ses 80 ans. Pour marquer cet anniversaire, la délégation de Franche-Comté organise ce mardi 8 septembre une journée placée sous le signe de la rencontre, de la convivialité et de la fraternité. Bénévoles et participants sont attendus à Vieux-Charmont.

Les Écologistes de Franche-Comté alertent sur les enfants sans hébergement et le mal-logement

Alors que la rentrée scolaires s'est déroulée ce mardi 1er septembre, les Écologistes de Franche-Comté alertent sur la situation des enfants privés d’hébergement et, plus largement, sur les difficultés d’accès à un logement stable. Dans un communiqué consacré à cette question, le parti s’appuie notamment sur le baromètre ”Enfants à la rue” publié par l’Unicef France et la Fédération des acteurs de la solidarité (FAS).

À Besançon, des sourires à venir dans le ciel grâce à l’opération " Avions de Rêves "

Le Rotary club Besançon Boucle en partenariat avec Domergue Aviation et l’association Sourire à la Vie, poursuit son engagement auprès des enfants malades en renouvelant son opération solidaire “Avions de Rêves”, qui aura lieu le mercredi 9 septembre 2026 après-midi à l’aérodrome de Besançon la Vèze. 

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi
 16.84C°
peu nuageux
le 25/09 à 11h00
Vent
1.62 m/s
Pression
1022 hPa
Humidité
71 %

Sondage