Le Cercle fête ses 7 ans à Besançon : "aujourd’hui, on s’est professionnalisé, on a grandi !"

Publié le 13/11/2023 - 16:31
Mis à jour le 19/11/2023 - 09:24

L'association événementielle Le Cercle fête ses 7 ans à Besançon et pour l'occasion, Corentin Chaduiron Germaneau, directeur artistique, nous parle de son rôle de "lubrifiant social" et les évolutions qu'elle a vécues à travers ses multiples évènements hauts en couleurs, ouvertement LGBTQIA+, sans oublier son côté militant...

Pour celles et ceux qui ne connaissent pas encore Le Cercle, pourriez-vous nous faire un petit récap' de son univers ?

Corentin Chaduiron Germaneau : ”Avec plaisir ! Pour celles et ceux qui ne nous connaissent pas encore, l’association est née avec la volonté de faire bouger la ville de Besançon à notre manière.  Le Cercle c’est cette amie fêtarde et expérimentée qui n'a qu’une envie : vous faire passer des moments inoubliables et inédits au sein de la capitale comtoise. Puisqu’il faut bien danser, célébrer, s’échapper de temps en temps, eh bien depuis 2016, l’association Le Cercle a installé son QG à Besançon.

Lors de nos événements, il n’est pas impossible de croiser une drag queer sur un podium, de fricoter devant le set d’un.e DJ, ou d’un concert, de se fendre la poire à l’un de nos spectacles et scène ouverte que nous organisons.

L’association, c’est tout ça à la fois, faire et défaire la fête (avec conscience), d’une saison à une autre, histoire de s'autoriser une pause dans ce beau bordel !”

Le Cercle © Marie Lougaville

Pour "Le Cercle" ? Ça donne un petit côté fermé, non ?

Corentin Chaduiron Germaneau : ”Eh bien c’est tout l’inverse ! Le nom de l’association est en référence à la série SENSE 8 (que je vous recommande vivement si vous ne l’avez pas encore vue) où tous les personnages sont dans un cercle vertueux, s’entraident, s’écoutent et construisent des projets ensemble. C’est vraiment l’idée de se dire que chacun.e.s d’entre nous à le pouvoir de faire bouger les lignes, à son échelle, et pour le moment ça nous réussit plutôt bien !”

Sur la page Facebook du Cercle, il est écrit "Lubrifiant social". Pouvez-vous nous en dire plus ? 🙂

Corentin Chaduiron Germaneau : ”Je crois que l’image est très explicite ! Clairement, le but de l’association c’est de rassembler des publics qui ne se seraient pas rencontrer de base grâce à une programmation qui mêle les genres et les disciplines. La fête et la culture, c’est un grand pouvoir et c’est pour cette raison qu’on s’associe avec des structures, des collectifs, des entreprises qui nous parlent. Nous ne sommes pas là pour être clivant.e.s, mais juste offrir un moment d’évasion au public ! On milite de cette façon en assumant pleinement notre appartenance à la communauté LGBTQIA+.”

© Le Cercle

Après 7 ans d'existence, quel(s) constat(s) faites-vous sur l'évolution de l'association et pourquoi ça marche bien ?

Corentin Chaduiron Germaneau : ”Le constat actuel c’est que nous avons besoin de nous rassembler, de faire partie d’un groupe et d’aller de l’avant ensemble. C’est parti d’une bande de copains qui réfléchissait sur un canapé. Après faut dire qu’on a eu la chance d’être parrainer par un producteur bisontin qui a tout de suite vu le potentiel dans notre projet. Aujourd’hui, on s’est professionnalisé, on a grandi !

Pour ma part, j’ai fais beaucoup d’investissements pour que le projet associatif continue et se développe tel qu’il est aujourd’hui. Pendant presque deux ans, nous avons eu une salariée à mi-temps qui nous a permis de passer à un autre niveau. Nous sommes plus de 30 bénévoles, certain.e.s nous aident occasionnellement, d’autres travaillent quotidiennement par passion et je les remercie de tout cœur publiquement. On accueille des stagiaires de l’IUT Info-com aussi !

Les portes de l’industrie culturelle ne se sont pas ouvertes toutes seules, il a fallu convaincre, proposer des projets qui changent. On est devenu un tremplin autant pour les bénévoles que pour les artistes. Le succès actuel est bel et bien mérité, nos partenaires nous font confiance et on leur rend bien. C’est important de travailler à l’enthousiasme  (et aussi avec un peu de folie) sinon ça ne marche pas.

Et ça marche parce qu’on ne se repose pas sur nos lauriers, on va toujours à la découverte de nouveaux artistes et bien sûr on rêve toujours plus grand. Pourquoi pas un Micropolis un jour !”

Corentin Chaduiron Germaneau © Le Cercle

Quels sont les prochains temps forts ? Une programmation est déjà en route jusqu'en 2024...

Corentin Chaduiron Germaneau : ”Oui c’est parti pour une saison culturelle qui va encore pétiller !

On va continuer les nuits au Privé Club avec des artistes drag queer, performeureuses de renommées nationale et locales. Pour la première fois dans l’histoire de l'association, on investira le Grand Kursaal, le vendredi 9 février prochain en collaboration avec l’association Madrigal, qui organise à chaque rentrée l’événement Rand’Art. On vous prépare un gala de haute voltige, mais je ne peux pas vous en dire plus pour le moment. Juste réservez cette date !

Le festival LOVE FOR ALL reviendra pour l’édition 2024 et pour une durée de presque un mois. Le festival est un message de tolérance et d'acceptation, et à une certaine époque, le festival n’aurait jamais pu avoir lieu car c’était tout simplement interdit. Les artistes viennent avec grand plaisir, le public s’agrandit et c’est vraiment un rendez-vous. C’est une particularité bisontine d’avoir un festival sur la culture LGBTQIA+ qui interroge notre rapport à l’autre, qui met en avant plus d’une vingtaine d’artistes et qui durent pendant un mois, au mois de mai. Il y aura des concerts, scènes ouvertes, clubbing, drag show, du stand up et des mariages aussi !

On organisera aussi la diffusion de la saison 3 de Drag Race l'été prochain !

Nous faisons aussi partie du Collectif du 17 mai avec lequel nous co-organisons la marche militante de lutte contre l’homophobie, la transphobie et la biphobie, aux côtés de nombreuses associations et collectifs de Besançon. Cette année nous étions 1.100 dans la rue et au parc de la Gare d’Eau, on espère bien être davantage en 2024.

Et puis dans ma tête, je prépare déjà la saison d’après, la 2024-2025 avec plus de spectacle vivant, pourquoi pas avec l'écriture d'une pièce de théâtre sur l’envers du décor du milieu de l’événementiel franc-comtois, y’a de quoi faire !”

Infos +

  • Pour adhérer à l’association le Cercle ou soutenir son développement, acheter nos jolis tee-shirt, faire une donation : linktr.ee/LECERCLEBESANCON 

Culture

Le Doubs à la Belle Époque, un voyage au cœur de la mémoire comtoise

À travers 300 cartes postales anciennes, l’ouvrage Le Doubs d’antan, sorti le 24 septembre 2026 et signé Jean-Claude Barbeaux, retrace le quotidien des Doubiens au début du XXe siècle. Publié aux Éditions Hervé Chopin dans la collection "Images d’antan", ce livre met en lumière les activités économiques, les transformations des transports et les premiers développements du tourisme dans le département.

Besançon, berceau oublié de l’anarchisme ?

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À Besançon, Ludovic Fagaut accusé de dépolitiser l’art

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À Besançon, Céline Girard redonne vie aux céramiques brisées grâce à l’art japonais du kintsugi

Installée à partir du 4 novembre 2026 Grande Rue, à Besançon, la restauratrice de céramiques Céline Girard perpétue la méthode traditionnelle japonaise du kintsugi. À l’Atelier Yumi Kintsugi, elle répare les objets abîmés à l’aide de laque végétale urushi et de poudre métallique, notamment d’or, pour faire des traces de la cassure un élément esthétique à part entière.

Le Festi’Diff revient faire vibrer la scène au rythme de l’inclusion à Labergement-Sainte-Marie

Le Festi’Diff de l’Espace Mont d’Or proposera une 9e édition placée sous le signe du partage, de la création et de l’inclusion les 13 et 14 novembre 2026 à l’Espace des Vallières de Labergement Sainte-Marie. Un événement pensé pour et autour de l’intégration du public handicapé ou empêché pour que "les différences ne soient plus un handicap, mais un enrichissement".
 

Festival de la photographie à Besançon – Rencontre avec GLADYS, figure singulière de la photographie contemporaine française

VIDÉO • Il y a des photographies que l’on regarde et puis il y a celles qui nous regardent en retour. À Besançon, la rencontre avec la photographe GLADYS appartient à cette seconde catégorie. À l’occasion du Festival de la photographie, organisé par Grain d’Pixel, la Galerie de l'ancienne poste accueille, jusqu'au 25 octobre 2026, le travail de cette photographe française de renommée internationale. Une exposition qui s’inscrit dans un contexte tout particulier : celui du bicentenaire de la photographie, qui invite à célébrer deux siècles d’images, mais aussi à s’interroger sur ce que la photographie continue de raconter de notre époque...
 

Tableau de Gustave Courbet : droit de réponse de Me Béatrice Cohen

DROIT DE RÉPONSE • En tant que conseil de la société adjudicataire du tableau litigieux, Béatrice Cohen, avocate au Barreau de Paris, souhaite apporter plusieurs précisions à la suite de la publication, le 10 septembre 2026, sur le site MaCommune.info, de l’article intitulé Une expertise judiciaire conclut à l’authenticité d’un tableau inédit de Gustave Courbet.

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