Obligation de tri des biodéchets : la plupart des Français sans solutions, mais sans sanctions

Publié le 03/01/2024 - 14:57
Mis à jour le 04/01/2024 - 15:04

Depuis le 1er janvier 2024, les déchets alimentaires ne doivent plus être jetés à la poubelle, mais cette obligation européenne restera encore de longs mois très théorique pour une majorité de Français faute d'une solution locale pour collecter séparément leurs biodéchets.

 © Sybert
© Sybert

"Moins d'un Français sur trois aura effectivement accès à une solution de tri à la source dans sa collectivité", regrette l'ONG Zero Waste Europe. De fait, le ministère de la Transition écologique n'a pas caché que seuls 27 millions de Français, soit 40% de la population, auraient une solution en 2024: une collecte porte-à-porte, un point d'apport volontaire proche de chez soi, ou la mise à disposition d'un bac de compostage sur la base du volontariat.

"Cette obligation est connue depuis 2015 !", rappelle Zero Waste Europe, dénonçant "un retard inacceptable" qui selon elle "traduit un manque de volonté politique des collectivités locales comme de l'Etat".

Trois métropoles

A Paris, la ville a expérimenté la collecte dans les immeubles comme à Milan où cela fonctionne bien, mais est déçue par la faible utilisation. A la place, elle installera d'ici fin 2024 environ 500 nouveaux bacs à biodéchets dans les rues, où les Parisiens devront apporter leurs épluchures et restes alimentaires, en espérant qu'ils n'y jetteront rien d'autre.

Rien ne change dans l'immédiat non plus pour les 1,9 million d’habitants de la deuxième métropole française, Aix-Marseille. Des points de collecte en extérieur existent déjà comme expérimentations, et d'autres seront installés progressivement en 2024.

La métropole de Lyon a entamé les démarches dès 2021. Selon l'agglomération d'1,4 million d'habitants, des bornes de compostage ont été installées tous les 150 mètres, soit 1.300 en tout pour l’instant.

Des petites villes ont anticipé depuis longtemps.

  • Dans la communauté urbaine du Grand Besançon existent des composteurs individuels en maison, des bacs partagés pour les copropriétés et des chalets de compostage prévus pour des quartiers entiers, à l'accès réservé aux riverains munis d'un code. Dans l'hypercentre, une collecte par vélo cargo des seaux à biodéchets, expérimentée depuis 2022, doit être étendue à 15.000 riverains en 2024. Conséquence, les habitants de l'agglomération n'auront plus à sortir les poubelles d'ordures résiduelles (bac gris) qu'une fois tous les 15 jours.

Pas d'amende

Le gouvernement s'est surtout employé à ne pas prendre à rebrousse-poil une opinion publique perçue comme réticente, insistant pour dire qu'il n'y aurait pas d'amende en cas de non-tri, ni d'obligation d'avoir un seau à épluchures trônant au milieu de son salon.

Tardives et non contraignantes, les modalités d'application de la loi n'ont été publiées que début décembre.

Un simple avis, dépourvu de la portée d'un décret, qui "ne prévoit ni sanctions ni objectifs de résultat", décrypte l'association d'élus Intercommunalités de France.

Le texte n'oblige même pas les collectivités à lancer une étude de préfiguration avant le 31 décembre, mais uniquement à prouver qu'elles ont décidé de le faire.

Alléger les poubelles

Nos poubelles contiennent environ 30% de matière organique: pelures, coquilles d'oeuf, marc de café, restes de repas, parfois donnés aux poules ou aux chiens, ou compostés dans le jardin, mais le plus souvent jetés en pure perte.

L'enjeu est le même qu'à Bruxelles, Milan ou Séoul où le tri des biodéchets est rentré dans les moeurs.

Il s'agit d'abord d'alléger nos poubelles et d'autre part de cesser de brûler en incinérateur des déchets organiques contenant beaucoup d'eau, ou de les enfouir en décharge, au lieu de les valoriser en compost pour le potager ou l'agriculture, ou en biogaz pour rouler ou se chauffer.

En avance

"Pour nous, c'est rentable", ose Odile Bégorre-Maire, élue de Lay-Saint-Christophe (Meurthe-et-Moselle) qui a près de 30 ans de recul. L'intercommunalité du bassin de Pompey (environ 40.000 habitants), dont elle est vice-présidente, a inauguré une plateforme de compostage dès 1999. La collecte en porte-à-porte touche deux tiers des habitants. En coeur d'agglomération, là où il n'y a ni courette ni jardin et des cages d'escaliers trop étroites, des points d'apport volontaire ont été placés dans la rue dans un rayon de 100 à 150 mètres des habitations.

Tout n'est pas parfait et "il y a encore 20% de biodéchets qui pourraient encore être éliminés du sac contenant les ordures ménagères résiduelles, et toujours 10% de lieux où les gens ne s'y mettent pas vraiment", dit-elle à l'AFP. Mais depuis janvier 2023, les éboueurs ne passent plus qu'une fois tous les 15 jours pour les ordures ménagères résiduelles. Pour les biodéchets et le recyclage, le ramassage a lieu chaque semaine.

"Les gens ont eu seulement 2 ou 3% de hausse de la taxe d'enlèvement des ordures depuis 2016, alors que, sinon, la taxe aurait grimpé de 25%", calcule-t-elle.

(Source AFP)

Société

Doubs : malgré la sécheresse, les barbecues sauvages se multiplient

Alors que les autorités multiplient les messages de prévention face à la sécheresse et au risque d’incendie, gendarmes et pompiers continuent de constater de nombreux comportements à risque. Rien que samedi 8 août, six interventions ont été nécessaires dans le Doubs pour des barbecues allumés en pleine nature... 

" Vieillir en France " : une consultation citoyenne est lancée pour préparer la transition démographique

Alors que la France s’apprête à connaître une évolution majeure de sa structure démographique, Camille Galliard-Minier, ministre chargée de l’Autonomie et des Personnes en situation de handicap, poursuit la Mobilisation France Autonomie et ouvre une consultation citoyenne intitulée ”Vieillir en France, aujourd’hui et demain”.

Pour une exposition sur la Déportation, une association de Belfort lance un avis de recherche d’objets

À travers un communiqué daté du 5 août 2026, l'Union nationale des association de déportés et internes de la Résistance et familles - Jeunesses et relayeurs du Territoire de Belfort (UNADIF-FNDIR JR 90) lance un avis de recherche afin de recueillir des objets et documents en lien avec la Déportation durant la Seconde Guerre mondiale. Cette collecte s'inscrit dans la préparation d'une exposition temporaire consacrée à cette période de l'Histoire.

Au Clavelin, Jules Laude sert la Franche-Comté aux Parisiens…

Dans une rue calme du 9e arrondissement de Paris, à deux pas de la rue des Martyrs, le Clavelin ne ressemble pas à un bar à vin comme les autres. Derrière le comptoir, Jules Laude a choisi de faire de son établissement une véritable vitrine de la Franche-Comté. Vins du Jura, fromages régionaux, recettes familiales et rencontres avec des vignerons composent l'identité de ce lieu ouvert depuis août 2023, où le terroir franc-comtois s'exprime dans une ambiance décontractée.

Sécheresse dans le Doubs : préserver l’eau, un combat de long terme aux conséquences déjà très visibles

Le Doubs est en "crise sécheresse", niveau maximum, depuis le 17 juillet 2026. À cela s'ajoute la quatrième vague de chaleur qui frappe la région. L'écosystème du département est mis à rude épreuve. Quel est l’impact sur ce territoire où l’eau est une ressource devenue fragile ? Qu’en est-il de la production laitière, premier produit agricole de la région, qui est vulnérable vis à vis du manque de précipitations ? On en parle avec le directeur de l'EPAGE et un agriculteur.

Bourgogne-Franche-Comté : 20 refuges animaliers soutenus face à un été sous haute tension

La Fondation 30 Millions d’Amis débloque une aide renforcée de 2,4 millions d’euros pour accompagner 243 refuges indépendants en France, selon une annonce du 4 août 2026. Vingt structures de Bourgogne-Franche-Comté bénéficieront de ce soutien financier et alimentaire alors que les refuges font face à une forte pression.

Climat, paix et solidarités : une mobilisation nationale annoncée le 26 septembre en France

L'association Bio Consom'acteurs lance un appel à une journée de mobilisation nationale le samedi 26 septembre. Baptisée ”Marchons partout en France pour le climat, la paix et les solidarités”, l'initiative s'appuie sur une lettre ouverte adressée au président de la République, déjà signée par plus de 1 000 citoyennes et citoyens.

La gendarmerie alerte sur une recrudescence des faux courriels de convocation judiciaire

Depuis le 3 août 2026, la Gendarmerie nationale met en garde contre une nouvelle vague de courriels frauduleux usurpant son identité ainsi que celle d'Europol. Ces messages accusent faussement leurs destinataires de détenir des contenus à caractère pédopornographique et se présentent comme des convocations en justice.

Une commémoration d’Hiroshima organisée par le Mouvement de la Paix le 6 août à Besançon

À l'occasion du 81e anniversaire des bombardements atomiques d'Hiroshima et de Nagasaki, le comité du Doubs du Mouvement de la Paix organise un rassemblement jeudi 6 août à 18 h 00 au parc Micaud, à Besançon, devant la statue dédiée à Louis Pergaud, écrivain pacifiste doubien.

Une journée d’étude internationale à Besançon pour explorer l’art né de la Déportation

Le Musée de la Résistance et de la Déportation de Besançon réunira, le 16 septembre 2026, des spécialistes français et européens autour d'un patrimoine rare : les œuvres réalisées pendant et après la Déportation. Une rencontre ouverte au public qui mettra en lumière l'un des plus importants fonds d'art concentrationnaire d'Europe conservé dans la capitale comtoise.

Fichier des personnes interdites de détenir un animal : une association demande un accès élargi au dispositif

À la suite des annonces du Premier ministre Sébastien Lecornu concernant le fichier des personnes interdites de détenir un animal, l’Association Stéphane Lamart ”Pour la défense des droits des animaux” appelle, dans un communiqué du 3 août 2026, à élargir l’accès à ce dispositif aux refuges, associations, fondations et éleveurs.

Le village d’enfants organise deux journées de recrutement à Besançon

Le village d’enfants de Besançon, inauguré le 15 juillet 2026 dans le quartier de la Butte, organise deux journées de recrutement les 12 août et 8 septembre 2026. L'objectif est de renforcer les équipes qui accompagnent les enfants confiés à l'Aide sociale à l'enfance (ASE).

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi
 31.13
partiellement nuageux
le 10/08 à 20h00
Vent
1.34 m/s
Pression
1016 hPa
Humidité
37 %

Sondage