Les retraites continuent d'être au coeur des revendications salariales

Publié le 05/10/2023 - 08:34
Mis à jour le 05/10/2023 - 08:25

Le syndicat CGT retraités multipro de Besançon a réalisé son assemblée générale de rentrée ce mercredi 4 octobre 2023 à la maison des syndicats située à Planoise. Une occasion pour les retraités de se retrouver à l’occasion d’un moment convivial et fédérateur où l'on aborde les problèmatiques sociales actuelles.

 © Élodie R.
© Élodie R.

Au cours de l’assemblée générale, les retraités syndiqués multipro à la CGT ont été invités par Michel Tournier, le secrétaire général des retraités multipropriétés de Besançon et Bertrand Poete, trésorier, à se mobiliser davantage y compris lors de la prochaine journée d’action fixée au 13 octobre afin de réclamer des pensions qui permettent de "bien-vivre". 

"La moyenne des retraites sur la région est de 1.200€ par mois" attaque d’emblée Michel Tournier, "qu’est-ce que vous faites avec ça quand vous avez un loyer de 500/600€ ?". Pour la CGT, les salaires et pensions ne suivent pas le cours de l’inflation ce qui crée notamment un "gros décrochage" pour les retraités qui eux, demandent à pouvoir "vivre décemment".

Deux journées d'action prévues en octobre

Car oui, quand on est retraités "on a également des revendications" complète Bertrand Poete. La journée d’action du 13 octobre concerne d’ailleurs aussi bien les actifs que les retraités. Une seconde journée de mobilisation propre aux pensions de retraités cette fois, aura lieu le 24 octobre 2023. 

Parmi les revendications à l’ordre du jour, celle de la défense des salaires et des pensions. Pour la CGT retraités multipro l’idéal serait de mettre en place "l’échelle mobile des salaires" qui consiste à augmenter les salaires en fonction de l’augmentation des prix afin de ne pas mettre en danger le pouvoir d’achat des salariés face à l’inflation.

Le syndicat a également pour volonté de rétablir le dialogue social. "On a de moins en moins de représentants de salariés, ceux qui restent sont accaparés par le patronat pour des négociations soit-disant et il n’y a plus de contact avec le personnel". Conséquence directe pour les salaires, "il y a de moins en moins de possibilité de négociations collectives, on est de plus en plus sur la négociation individuelle, du cas par cas" complète monsieur Poete. 

Les retraites toujours pointées du doigt

Une individualisation en somme du processus social de production où l’on "va rétribuer au mérite la personne dont on estime qu’elle suit les directives" et qui amène à la crise du syndicalisme. "Il y a un nécessaire renouveau à mettre en place mais aussi une prise de conscience de l’ensemble des salariés actifs sur la nécessité de passer de l’individualisme à la dimension collective" poursuit Bertrand Poete. Les dernières manifestations contre les retraites attestent justement du "retour de cette confiance entre les salariés" qui ont désormais la "nécessité de s’organiser syndicalement". 

Bien que la dernière réforme ait été entérinée par le gouvernement, les retraites sont toujours autant pointées du doigt. Notamment le cumul emploi-retraite issu de la nouvelle réforme, une situation "ubuesque" pour Bertrand Poete qui rappelle que la retraite est justement obtenue après cotisation grâce à une "contribution solidaire". Les retraités qui ont "déjà participé solidairement par leur contribution salariale lorsqu’ils étaient actifs au financement de la retraite de leurs paires" doivent désormais pouvoir bénéficier d’une "contribution solidaire qui doit être à la hauteur d’un besoin minimum" plutôt que de devoir cumuler retraite et emploi. 

Raison pour laquelle, Michel Tournier estime qu’une pension de "2.000 € par mois" serait "le minimum pour permettre l’accès à la culture et aux loisirs. En dessous on ne vit pas, on survit". À cela, il ajoute que "l’UCR disait que l’on a perdu en 10 ans au moins 1 mois de pension par année". Les syndicats exigent donc une augmentation des pensions de 10%. 

Social

Deux réalisateurs bisontins portent la voix des enfants placés jusqu’au ministère du Travail et des Solidarités à Paris

Projeté dimanche 21 juin 2026 au ministère du Travail et des Solidarités, le documentaire Des ”K-Soss” comme vous dites, co-réalisé par Alexis Amiotte et Bertrand Vinsu, met en lumière la parole de quatre adolescents confiés à l’Aide sociale à l’enfance (ASE). Présenté en présence de professionnels du secteur et de représentants institutionnels, le film s’attache à restituer le vécu des jeunes placés à travers leurs propres témoignages.

Au lycée Germaine Tillion de Montbéliard, les personnels dénoncent une crise durable

Une réunion intitulée ”Présentation du dispositif d’accompagnement du collectif” s’est tenue le 18 juin 2026 au lycée Germaine-Tillion de Montbéliard. Cette rencontre intervenait à la suite de plusieurs événements ayant marqué l’établissement au cours des quatre dernières années, dont les plus récents sont le mouvement lycéen et la grève des enseignants survenus à la fin du mois de mai.

Transport urbain : la CGT dénonce une nouvelle mission confiée aux conducteurs de bus à Besançon

La CGT s’oppose à une nouvelle consigne mise en place par la direction concernant les conducteurs de bus. Selon le syndicat, l’entreprise prévoit de vérifier, à travers des ”clients mystères”, que les conducteurs interpellent les voyageurs qui montent à bord sans valider leur titre de transport.

Refugee Food Festival 2026 à Dijon : quand la gastronomie française s’ouvre au monde…

Du 18 au 20 juin, le Refugee Food Festival revient à Dijon pour sa 7ème édition. Pendant trois jours, des cuisiniers réfugiés et des chefs locaux se rencontrent en cuisine pour imaginer des plats inédits et célébrer une France ouverte. Cette édition est parrainée par la cheffe étoilée Manon Fleury et l'actrice, autrice et réalisatrice Aïssa Maïga. 

Franche-Comté : le SE-Unsa réclame un véritable statut pour les AESH et appelle à envoyer une carte postale au ministre

Le SE-Unsa de l’académie de Besançon appelle, dans un communiqué du 9 juin 2026, à une amélioration significative du statut des accompagnants d’élèves en situation de handicap (AESH). Le syndicat souligne l’importance croissante de ces personnels depuis la loi du 11 février 2005 sur l’égalité des droits et des chances des personnes en situation de handicap.

Des collectes de don du sang dans toute la région en prévision de la période estivale

À l'approche de l'été, l’Établissement français du sang Bourgogne-Franche-Comté alerte sur “un défi récurrent, continuer à collecter du sang“. Les donneurs se faisant plus rares en période estivale, plusieurs collectes de don de sang, de plasma et de plaquettes seront organisées  du 12 au 20 juin en Bourgogne-Franche-Comté dans le cadre de la journée mondiale des donneurs de sang (14 juin). 

À Bellevaux, une fille de résidente dénonce des chambres collectives ”indignes” sur fond de tensions sociales

Alors qu’un nouveau préavis de grève est annoncé le 8 juin 2026 au centre de gérontologie du site Bellevaux, à Besançon, une série de courriers adressés aux élus par Danièle Secrétant, fille d’une résidente du centre de long séjour, met en lumière ses critiques sur les conditions d’hébergement de certaines personnes âgées dépendantes. Dans ses textes adressés notamment au conseil départemental du Doubs, elle évoque des conditions qu’elle juge ”mauvaises, je pourrais même écrire, indignes”, écrit-elle.

Un nouveau préavis de grève à Bellevaux et une alerte sur les conditions de travail en Ehpad

Les syndicats FO Bellevaux et Unsa Santé & Sociaux public et privé ont déposé un nouveau préavis de grève pour le lundi 8 juin 2026 sur le site de Bellevaux du CHU de Besançon. Parallèlement, ils ont adressé un courrier d’alerte à l’Agence régionale de santé (ARS) Bourgogne-Franche-Comté ainsi qu’au Département du Doubs pour dénoncer la situation dans les Ehpad et réclamer des mesures immédiates.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi
 28.21
peu nuageux
le 25/06 à 11h00
Vent
1.86 m/s
Pression
1016 hPa
Humidité
61 %

Sondage