L'État va garantir la moitié des emprunts des agriculteurs en difficulté

Publié le 04/10/2016 - 14:28
Mis à jour le 04/10/2016 - 14:28

Objectif : permettre aux agriculteurs d’emprunter auprès de leurs banques aux mêmes taux que s’ils étaient en bonne santé financière, a annoncé ce mardi 4 octobre 2016  Manuel Valls en présentant un nouveau plan de soutien agricole qui suit de très mauvaises récoltes.

 ©
©

Le gouvernement va également augmenter l'enveloppe attribuée aux aides à la reconversion professionnelle des agriculteurs et mettre en place avec la sécurité sociale agricole (MSA) des possibilités de remplacement gratuit pour les exploitants victimes d'épuisement professionnel (« burn-out ») mais aussi davantage de retraites anticipées, a précisé le ministre de l'Agriculture, Stéphane Le Foll. Autres mesures financières : l' "année blanche", c'est-à-dire le report de remboursement de prêts, va être prolongée de deux mois jusqu'à fin décembre 2016. Et les céréaliers pourront bénéficier d'un dégrèvement supplémentaire, sur les prairies, de leur taxe foncière.

Intempéries catastrophiques

"Il fallait ces mesures fortes pour répondre à la situation d'urgence créée par la conjugaison d'accidents climatiques et de crise de marché. Pour éviter des dépôts de bilan massifs et permettre aux exploitants agricoles de passer ce cap difficile" , a jugé Manuel Valls lors d'une conférence de presse avec Stéphane Le Foll, après une réunion à Matignon avec les organisations agricoles et les représentants des banques.

Face à une récolte céréalière en chute de près de 30 % après les intempéries catastrophiques du printemps, qui vient s'ajouter à une crise persistante de l'élevage et du secteur laitier, l'exécutif avait promis un plan de soutien dès la fin juillet. Notamment en matière de refinancement bancaire alors que de nombreux agriculteurs sont étranglés de dettes.

La principale mesure du nouveau « plan de consolidation et de refinancement de l'agriculture », le troisième plan d'aide présenté depuis l'été 2015, va dans ce sens : l'État va se porter caution à hauteur de 50 % des prêts, via la banque publique d'investissement bpifrance. Un fonds de garantie, où l'État verserait selon Matignon de 50 à 100 millions d'euros, doit permettre de débloquer 1,5 milliard d'euros de prêts des banques privées pour les agriculteurs en difficulté. Entre 50 000 et 80 000 exploitants devraient bénéficier de la mesure, selon le gouvernement.

« Burn-out » paysan

Ces prêts, qui devront être demandés d'ici au 31 décembre 2016, pourront "à la fois servir à obtenir de l'argent nouveau ou à refinancer de la dette" d'emprunts déjà souscrits. Objectif : "que les taux d'intérêt soient les plus bas, quelle que soit la situation de l'agriculteur", selon Stéphane Le Foll. En cas de non-remboursement, l'autre moitié des pertes restera à la charge des banques privées afin d'éviter des effets d'aubaine. L'autre volet principal du plan, qui inclut également des précisions sur les aides aux producteurs laitiers, concerne les aides sociales.

Le gouvernement va ainsi réactiver des aides existantes à la reconversion : 3 100 euros en cas de changement d'activité, plus 1 500 en cas de déménagement. Si le montant de ces aides restera inchangé pour ne pas donner l'impression que l'État pousse les agriculteurs à arrêter leur activité, l'enveloppe globale accordée par le ministère va être multipliée par dix pour atteindre 15 millions d'euros par an. Des retraites progressives ou des cumuls emploi-retraite doivent également être renforcés.

 Enfin, comme le demandait la Confédération paysanne, un effort particulier va être fait pour combattre le « burn-out » paysan, avec une enveloppe de 4 millions d'euros pour financer un service de remplacement gratuit d'agriculteurs reconnus en épuisement professionnel.

Nature

90 rendez-vous régionaux pour découvrir les “Méconnus de Bourgogne-Franche-Comté”

Après le succès du premier volet du projet, le Conservatoire botanique national de Bourgogne-Franche-Comté - Observatoire régional des Invertébrés (CBNBFC-ORI) lance une nouvelle phase du programme scientifique intitulé "Les Méconnus de Bourgogne-Franche-Comté" qui intégre de nouveaux groupes méconnus. Près de 90 rendez-vous sont organisés en Bourgogne-Franche-Comté.

Deux nouvelles visites au Parc zoologique de la Citadelle de Besançon

À l’approche du printemps, le Muséum de Besançon fait évoluer l’offre de son Parc zoologique en lançant deux formats de visites inédits : les "visites nocturne" et les "visites coulisses". Du 4 avril au 5 septembre, ces rendez-vous mensuels invitent les visiteurs à découvrir la vie animale sous un angle différent ainsi que le travail quotidien des soigneurs animaliers, "tout en soutenant activement la protection de la biodiversité", indique la Citadelle dans son communiqué.
 

20 nouvelles génisses s’installent au Gaec Lhomme à Pouilley-Français

Avec beaucoup de tristesse et de colère, les exploitants du Gaec Lhomme avaient vu leur 83 vaches abattues en décembre 2025 suite aux dispositions prises par l’Etat pour lutter contre la dermatose bovine. Ce 18 avril 2026, 20 nouvelles génisses ont été installées à la ferme.

La Fête de la Nature lance un appel national à l’organisation pour son 20e anniversaire

La 20e édition de la Fête de la Nature se tiendra du 20 au 25 mai 2026 partout en France. À cette occasion, les organisateurs lancent un appel national afin d’inviter particuliers, associations, collectivités et professionnels à proposer des événements ouverts au public.

Un appel aux dons de briques en jouet pour un projet artistique au musée des Maisons comtoises

Le musée des Maisons comtoises invite le public à participer à un projet artistique original et participatif avec l’artiste franco-allemand Jan Vormann pour son projet International Dispatchwork. Un appel aux dons de briques LEGO est lancé depuis le 13 mars 2026.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi

Sondage

 6.88C°
légère pluie
le 22/03 à 09h00
Vent
2.22 m/s
Pression
1011 hPa
Humidité
79 %