Louis Gallois à la tête du conseil de surveillance de PSA

Publié le 19/03/2014 - 08:54
Mis à jour le 15/04/2019 - 09:28

Le conseil de surveillance de PSA Peugeot Citroën s’est choisi mardi un nouveau président, Louis Gallois succède à Thierry Peugeot. Gallois aura pour tâche de surperviser l’arrivée de deux nouveaux actionnaires :  l’Etat et le chinois Dongfeng, aux côtés de la famille Peugeot.

Après plusieurs heures de discussions, "toutes les résolutions ont été votées à l'unanimité", a indiqué une source proche du dossier. 

L'ex-président exécutif de EADS (aujourd'hui Airbus group) était en concurrence avec l'ancien PDG du fabricant de câbles français Nexans, Gérard Hauser. Ce dernier avait les faveurs de Robert Peugeot tandis que la candidature de Louis Gallois était soutenue par les pouvoirs publics. Selon la presse, Dongfeng aurait souhaité de son côté voir l'actuel président du directoire, Philippe Varin, prendre la tête du conseil de surveillance, mais ce dernier aurait refusé.

Une bonne connaissance de PSA

Louis Gallois connaît déjà bien le groupe puisqu'il siège à son conseil de surveillance depuis décembre 2012 en tant que "membre référent". Il sert en fait de courroie de transmission avec le gouvernement, qui avait obtenu sa nomination en échange d'une garantie publique de 7 milliards d'euros accordée à la filiale bancaire de PSA.

Actuellement composé de 15 membres, le conseil sera resserré à 14, selon des sources proches. Les Peugeot, qui détenaient jusqu'à présent quatre sièges, n'en auront plus que deux. Ce sont Thierry Peugeot, actuel président du conseil de surveillance, et son cousin Robert qui ont été choisis pour représenter les deux holding, EPF et FFP, à travers lesquelles la famille détient sa participation dans PSA. Jean-Philippe Peugeot, qui représente une troisième branche de la famille, perdra son poste d'administrateur mais deviendra censeur du conseil, ce qui lui permettra de garder un œil sur les décisions qui seront prises, sans pouvoir voter.

En tandem avec Tavares

L'Etat comptera deux représentants. L'un d'entre eux sera le directeur général des Finances publiques, Bruno Bezard, et l'autre "un représentant d'une entreprise contrôlée par l'Etat", selon ces sources. Dongfeng aura aussi deux sièges, occupés par son numéro un, Xu Ping, et par Liu Weidong, qui dirige actuellement DPCA, la coentreprise chinoise entre Dongfeng et PSA.

Le conseil sera complété par deux représentants des salariés et six membres indépendants, qui seront en partie renouvelés. L'ancien patron de PSA Jean-Paul Parayre, Jean-Louis Silvant et Thierry Pilenko quitteront en effet leurs fonctions avant l'heure, toujours de source officieuse.

Louis Gallois travaillera de concert avec Carlos Tavares au redressement du constructeur automobile, qui a encore subi une perte nette de 2,3 milliards d'euros en 2013. L'ex-numéro deux de Renault prendra officiellement la tête du directoire de PSA le 31 mars, en remplacement de Philippe Varin, qui a négocié l'accord avec les Chinois.

Ce dernier devrait toutefois rester dans la maison au moins jusqu'à l'été afin de favoriser l'intégration des représentants de l'Etat et de Dongfeng, selon une source proche.

Un tournant pour le constructeur automobile

Le premier constructeur automobile français s'apprête à vivre un moment clé de son histoire. Au terme d'une augmentation de capital de 3 milliards d'euros, l'Etat et Dongfeng détiendront chacun 14% de son capital, à égalité avec la famille fondatrice, les Peugeot. Ces changements ne sont pas sans conséquence sur la gouvernance du groupe et c'est ce sujet qui était à l'ordre du jour de la réunion de l'organe de surveillance.

Ces annonces interviennent quelques jours avant la signature officielle de l'accord entre PSA et Dongfeng, qui comporte un volet industriel et un autre sur l'augmentation de capital. Elle sera faite en grande pompe mercredi après-midi à l'Elysée, à l'occasion de la visite du chef de l'Etat chinois, Xi Jiping, à Paris.

Par ce biais, le constructeur français entend se renforcer en Chine, avec l'objectif de tripler à l'horizon 2020 le volume de production de DPCA, et en Asie du sud-est. Le soutien financier de l'Etat et de Dongfeng doit aussi permettre à PSA de renforcer son positionnement en Europe, son principal débouché aujourd'hui.

(source : AFP)

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