Notre-Dame de Paris : la Cour des comptes réclame une meilleure gestion des dons

Publié le 30/09/2020 - 14:02
Mis à jour le 30/09/2020 - 14:02

Les dons pour la reconstruction de Notre-Dame doivent aller intégralement au chantier et ne plus financer le fonctionnement de l’Etablissement public, a réclamé mercredi 30 septembre 2020 la Cour des comptes, qui a demandé aussi une enquête administrative sur les dysfonctionnements avant l’incendie.

Après la publication d'un rapport sur le chantier de Notre-Dame, le président de la Cour des comptes Pierre Moscovici a exhorté le ministère de la Culture à attribuer l'intégralité des 825 millions d'euros de dons et promesses de dons aux travaux de restauration. La loi de juillet 2019, a-t-il rappelé, prévoit que les dons sont uniquement destinés à cette restauration. Or, une petite partie, de l'ordre de 5 millions d'euros, est utilisée pour divers frais de fonctionnement comme la communication, a-t-il expliqué.

"Nous ne comprenons pas que le ministère de la Culture n'ait pas engagé une enquête administrative"

"Nous recommandons que soit apportée à l'établissement public une subvention annuelle" à hauteur de ce montant, a dit M. Moscovici. Il s'agit de corriger "une anomalie de gestion. Ce n'est pas une somme considérable et elle est facile à dégager". "La crise du Covid pourrait fragiliser" certains donateurs qui pourraient se rétracter, a fait valoir M. Moscovici. Sur les 825 millions d'euros collectés, 640 sont encore au stade des promesses.

Il a aussi réclamé une enquête administrative "maintenant", afin de démêler les "responsabilités enchevêtrées" entre l'Etat, le Centre des monuments nationaux et l'évêché sur la cathédrale, qui ont pu contribuer à ce que le bâtiment n'ait pas été mieux sécurisé. "L'éclatement (des responsabilités) qui tient au double statut de Notre-Dame (monument public et église) a pu contribuer à la mauvaise anticipation", a estimé M. Moscovici.

"Nous ne comprenons pas que le ministère de la Culture n'ait pas engagé une enquête administrative" pour étudier les raisons des dysfonctionnements dans les années avant l'incendie : "insuffisante vigilance" et "défaillance" éventuelle dans l'entretien de l'édifice, qui faisait alors l'objet d'une restauration de sa flèche. "Des procédures et des marchés n'étaient pas très clairs, avec des moyens assez faibles", a expliqué l'ancien ministre sur France Inter. Et "vous découvrez que les travaux de restauration sont confiés aux mêmes entreprises après et avant l'incendie".

L'enjeu est pour l'avenir, pour "éviter que ça se reproduise" dans les 96 autres cathédrales propriétés de l'Etat. "Nous avons donc besoin d'une clarification, d'une mise à plat, sans attendre la réouverture" de l'édifice en 2024, a-t-il ajouté.

Selon de premiers résultats révélés à l'été 2019 de l'enquête judiciaire encore en cours pour déterminer les causes de l'incendie, celui-ci ne serait vraisemblablement pas d'origine criminelle mais accidentelle: court-circuit, mégot laissé sur le chantier. Mais un mauvais entretien des installations électriques et une série de dysfonctionnements le soir du sinistre ont certainement contribué à rendre l'incendie plus grave qu'il aurait dû être.

(AFP)

Culture

Une première réussie à Pont-sur-l’Ognon pour le No Logo !

Après des mois d’incertitudes et une organisation préparée à la hâte, le No Logo a réussi son retour à Pont-sur-l’Ognon, ce week-end du 7 au 9 août. Avec plus de 6 500 festivaliers chaque soir et une programmation 100 % surprise, cette édition inédite a permis au festival de retrouver son public et, surtout, son identité.

Aymée Vanhée, graveuse de pierre : faire revivre un métier d’art à travers chaque inscription

À 26 ans, Aymée Vanhée exerce un métier dont beaucoup ignorent encore l'existence. Installée à Besançon, cette jeune artisane vient de créer son entreprise, Papier de pierre, spécialisée dans la gravure manuelle sur pierre. Derrière chaque nom inscrit sur un monument funéraire, elle revendique un savoir-faire artisanal, hérité d'une longue tradition, mais aussi une approche plus directe et plus juste pour les familles.

No Logo Festival 2026 : une 13e édition qui ouvre un nouveau chapitre à Pont-sur-l’Ognon

Ce vendredi 7 août, le No Logo Festival donnera le coup d'envoi de sa 13e édition sur son nouveau site de Pont-sur-l'Ognon. Après plusieurs mois de préparation, l'événement s'apprête à accueillir près de 6 500 festivaliers dans un format plus réduit, tout en conservant les principes qui ont fait son identité depuis sa création.

J’ai testé pour vous les visites en bateau et en bus cabriolet des Vedettes de Besançon

Quel effet ça fait d'être un touriste à Besançon, ville de mon adolescence pleine de souvenirs ? Mercredi 5 août 2026, j'ai pris le bus décapotable et le bateau des Vedettes de Besançon pour le savoir, en voici un aperçu qui, je l'espère, donnera envie...

Aux Auxons, rencontre Sébastien Lombardo, un artiste muraliste qui donne des couleurs à l’urbain

VIDÉO • Sébastien Lombardo, ancien graphiste, a lâché sa souris pour prendre les pinceaux et embellir, de fresques colorées, le mobilier urbain et les murs des particuliers, à Besançon et ses alentours, ainsi que et dans toute l'Europe. Aux Auxons, ses oeuvres embellissent des tranformateurs électriques...

Saline royale d’Arc-et-Senans : 9 soirées de cinéma en plein air du 6 au 22 août 2026

La Saline royale d'Arc-et-Senans accueillera, du 6 au 22 août 2026, une série de neuf soirées de cinéma en plein air. Organisé les jeudis, vendredis et samedis, l'événement se déroulera au sein du site inscrit au patrimoine mondial de l'Unesco et proposera la projection de grands classiques du cinéma à la tombée de la nuit.

Et si la future grande bibliothèque de Besançon portait le nom de Charles Weiss, l’illustre bibliothécaire de la ville ?

Alors que la construction de la nouvelle grande bibliothèque de Besançon entre dans sa dernière phase, une proposition de nom est mise sur la table : celui de Charles Weiss, figure de l’histoire culturelle de la cité. À l’origine de cette initiative, Gilles Champion, administrateur de Renaissance du Vieux Besançon, qui a adressé une lettre au maire et président de Grand Besançon Métropole Ludovic Fagaut le 10 juin 2026 afin de défendre cette idée. 

Une journée d’étude internationale à Besançon pour explorer l’art né de la Déportation

Le Musée de la Résistance et de la Déportation de Besançon réunira, le 16 septembre 2026, des spécialistes français et européens autour d'un patrimoine rare : les œuvres réalisées pendant et après la Déportation. Une rencontre ouverte au public qui mettra en lumière l'un des plus importants fonds d'art concentrationnaire d'Europe conservé dans la capitale comtoise.

À Besançon, la Colo du Bitume initie dix jeunes aux coulisses des arts de rue

Pensée par la Maison de quartier Battant et le Festival du Bitume et des Plumes, la Colo du Bitume propose à dix jeunes âgés de 12 à 15 ans une immersion dans l’univers des arts de rue et de la programmation artistique. Le projet se déroulera du 4 au 8 août 2026 à La Chaux-de-Fonds, en Suisse, dans le cadre du festival La Plage des Six Pompes, rendez-vous reconnu de la création en espace public.

Les Éditions du Sekoya publient un nouveau tome consacré aux expéditions de Paul-Émile Victor

Les Éditions du Sekoya annoncent la parution de L'Or blanc du Groenland, deuxième volume de leur collection dédiée à l'explorateur français Paul-Émile Victor. L'ouvrage, présenté sous la forme d'une bande dessinée, retrace les expéditions scientifiques menées au Groenland entre 1935 et 1939.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi

Les données météo sont momentanément indisponibles.

Sondage