PCF-Front de gauche : "L’université de Franche-Comté se meurt !"

Publié le 21/11/2016 - 20:02
Mis à jour le 22/11/2016 - 15:45

Dans un communiqué de ce 21 novembre 2016, la section PCF-Front de gauche de Besançon alerte sur la situation de l’université en France, et plus particulièrement en Franche-Comté.

Alors que le nombre d’étudiants s’accroit régulièrement, les budgets universitaires sont constamment réduits depuis 2009. Les différentes réformes sur l’autonomie des universités conduisent à un désengagement progressif de l’État, notamment sur la gestion des personnels. "Sous la contrainte de la pénurie, un budget d’heures d’enseignement peut désormais être utilisé pour payer la facture de chauffage, l’État ne se sent plus responsable", déplorent les élus PCF, citant la loi LRU (Liberté Responsabilité des Universités) de Valérie Pécresse, sous le mandat Sarkozy.

"Malgré le mouvement de contestation étudiante qu’elle avait suscité, l’autonomie confortée par la loi Fioraso, sous le quinquennat Hollande, a introduit une contrainte de regroupement des établissements universitaires". C’est la création de la Comue (Communauté d’universités et d’établissements) de Bourgogne-Franche-Comté. Pour la section PCF de Besançon, ces regroupements correspondent à des projets qui privilégient principalement les domaines en lien avec l’industrie ou la technologie, et qui transforment les universités traditionnelles en des "super-campus de taille et réputation mondiales". "Nous sommes dans une logique de concurrence, de compétitivité avec d’autres universités étrangères. Une logique de marché transférée au secteur de la formation et de la recherche !"

La section PCF-Front de gauche de Besançon dénonce cette politique de concentration des moyens sur quelques pôles universitaires : "Cela creuse naturellement les inégalités entre personnels, entre étudiants, entre établissements et entre territoires".

"Bien que la Comue Bourgogne-Franche-Comté ait été sélectionnée pour un tel site, sur des domaines ciblés tels que les matériaux, les systèmes intelligents, l’alimentation ou la santé, l’université de Franche-Comté se meurt ! Des licences supprimées, des semestres ramenés à 10 semaines en 1re année, 30 postes gelés en philo, psycho, lettres, histoire de l’Art, langues diverses et même en sport et en éducation physique."

Les élus PCF s’interrogent sur l’avenir de l’université pluridisciplinaire de Franche-Comté et refusent "la condamnation des formations n’ayant pas un lien direct avec l’industrie et les technologies ou celles dont la logique comptable qui prévaut aujourd’hui dans le service public les considère comme trop coûteuses."

Ils appellent les élus du Conseil d’administration de l’université à résister aux côtés des personnels et des étudiants, et les élus de la ville de Besançon et de la région à soutenir cette mobilisation. "Le gouvernement doit donner à l’université de Franche-Comté les moyens nécessaires à la poursuite de ses missions, aujourd’hui fortement compromises."

Education

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