Plus de 300 emplois menacés à l'usine Alstom de Belfort

Publié le 04/12/2014 - 17:50
Mis à jour le 04/12/2014 - 17:50

Le groupe d’énergie et de transport français Alstom pourrait supprimer plus de 300 emplois sur les quelque 600 salariés que compte l’activité transports de son site de Belfort, a-t-on appris jeudi de sources concordantes. La Fédération des industries ferroviaires (FIF) évoque même  un « risque de fermeture de l’activité ferroviaire du site de Belfort en 2016″

illustration © D Poirier
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Selon les syndicats CFE-CGC, CGT et CFDT, il n'y a pas eu d'annonce officielle mais tous pressentent un plan social en 2015 qui pourrait être officialisé "début janvier à l'occasion du prochain comité de groupe européen"

"Les carnets de commande sont vides. On n'a pas eu de nouvelle commande depuis deux ans"

 "La direction nous a annoncé il y a quinze jours un sureffectif de 320 personnes en 2015 dans les activités fabrication et ingénierie", "les carnets de commande sont vides. On n'a pas eu de nouvelle commande depuis deux ans", a indiqué Thierry Muller (CFDT). 

Un chiffre confirmé par Didier Lesou, (CFE-CGC) qui "pressent un plan social annoncé début janvier". Selon Olivier Kolher, délégué CFDT à Belfort, les suppressions de postes se feraient sous forme d'un "plan de départs volontaires qui se finaliserait au 31 décembre 2015".  Ce plan s'ajouterait au plan déjà en cours pour le siège de la division Transport, avec 185 départs prévus au moyen d'un plan de départs volontaires.

 Risque de fermeture en 2016 ?

Selon la Fédération des industries ferroviaires (FIF) c'est la pérennité même de l'activité transports à Belfort qui est menacée. Lors d'une conférence de presse jeudi, le délégué général de la FIF, Jean-Pierre Audoux, a évoqué un "risque de fermeture de l'activité ferroviaire du site de Belfort en 2016".  La FIF anticipe un minimum de 15.000 suppressions de postes dans la filière à l'horizon 2018, concentrées entre 2016 et 2018, en raison de la baisse des commandes.

Alstom : aucun plan de restructuration n'a fait l'objet d'une annonce   

"Les premiers plans sociaux commencent malheureusement à se mettre en place dès maintenant", souligne la FIF. Selon Jean-Pierre Audoux, 350 personnes sont concernées à Belfort. Interrogé, le groupe Alstom a déclaré "qu'aucun plan de restructuration n'avait fait l'objet d'une annonce". En novembre 2013, le groupe Alstom avait annoncé 1.300 suppressions de postes dans le monde.

CFE CGC : "Si l'État et la SNCF ne relancent pas très rapidement un programme de TGV, les sites de Belfort et La Rochelle n'auront plus rien" 

Pour M. Kohler (CFDT), la session du secteur énergie à General Electric "fragilise le secteur ferroviaire (d'Alstom). Maintenant, le secteur transport va se trouver esseulé" et lui aussi pense que l'avenir du site "est en jeu". "Toute la filière est en crise", explique M. Lesou (CFE-CGC). "Si l'Etat et la SNCF ne relancent pas très rapidement un programme de TGV, les sites de Belfort et La Rochelle n'auront plus rien", dit-il, en se disant également préoccupé par l'avenir du site de Reichshoffen, dans la banlieue de Strasbourg. Le responsable du syndicat des cadres reproche l'État de se "désengager" du dossier et se dit persuadé que "l'État ne tiendra pas sa parole de racheter à Bouygues les 20% du capital d'Alstom".

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