Objectif "Zéro Phyto" pour préserver la source d'Arcier

Publié le 20/06/2019 - 11:07
Mis à jour le 25/07/2019 - 17:28

Eau potable de Besançon • Depuis 15 ans, les agriculteurs, collectivités, grandes entreprises, et gestionnaires d’infrastructures de transports (SNCF, départements et Drire pour les routes) ont été sensibilisés à la diminution de l’utilisation de produits phytosanitaires dans bassin de la source d’Arcier  qui couvre 45% des besoins en eau. Avec l’interdiction à la vente des produits phytosanitaires de synthèse et notamment le glyphosate depuis le début de l’année, les particuliers peuvent également jouer un rôle dans la protection de la ressource en eau de Besançon.

© Emmanuel Eme - Grand Besançon ©
© Emmanuel Eme - Grand Besançon ©

"Nous voulons être exemplaires, notamment sur le périmètre de protection du bassin de la source d'Arcier qui alimente 50.000 habitants et qui couvre 45 % des besoins en eau sur Besançon..." explique Christophe Lime, président de la régie Eau et assainissement à la ville de Besançon.

Maintenir et améliorer la qualité de l'eau brute

Préserver la qualité de l'eau brute est un objectif environnemental, mais aussi financier. En effet, dépolluer l'eau et la gérer les polluants résiduels a aussi un coût non négligeable.

Depuis 2003 , un plan de réduction des pollutions des eaux de la source par les pesticides a été mis en place à destination des exploitants agricoles en lien avec la chambre interdépartementale d'Agriculture Doubs Territoire-de-Belfort. De son côté l'association Fredon Franche-Comté accompagne les utilisateurs non agricoles : aérodrome de la Vèze, gestionnaires des infrastructures de transports (département du Doubs, Drire, Réseau Ferré de France), mais aussi les communes du bassin. 

La molécule la plus problématique est (Ampa), issue de la dégradation dans l'environnement du glyphosate. Elle représentent la plus grande partie des quantités de pesticide retrouvée dans les eux "brute" de la source en fonction du temps et des problématiques liées au lessivage des sols en cas de fortes pluies et d'orages. Selon les différents suivis analytique, la présence de cette molécule d

Top 5 des matières actives achetées par les habitants du bassin de la source d'Arcier (chiffres 2016)

Substance

Substance active (en kg)

Usage

Glyphosate

140,52

Désherbant

Fleur de Chaux (chaux éteinte)

13,65

Cicatrisant arbre

2,4-d

5,77

Désherbant

sulfate de fer (ferreux heptahydrate)

4,69

Anti mousse / engrais gazon

cuivre du sulfta de cuivre

4,36

Bouillie bordelaise

Baisse de 98,5% des quantités de substances actives de pesticides dans les communes du bassin

Les quantités appliquées de pesticides dans les communes du bassin de la source d'Arcier ont drastiquement diminué à partir de 2005, mais surtout depuis 2013 et 2017 grâce à une véritable prise de conscience des maires des communes concernées. Les communes de Mamirolle, Saône, Gennes et Montfaucon ont également rejoint Besançon dans une politique "zéro phytosanitaire"

"Il faut aussi progresser dans l'acceptation de la population que s’il y a quelques pissenlits, ce n'est pas dramatique et que notre personnel ne peut être utilisé qu'au désherbage ..." explique Franck Laidié, le maire de Pugey.

"Zéro Phyto" pour les jardiniers amateurs

La Fredon Franche-Comté va donc désormais poursuivre son action de sensibilisation auprès des particuliers qui parfois peuvent avoir la main lourde... "Les habitants peuvent avoir un impact sur la qualité de l'eau brute en réduisant ou en supprimant les emplois de produits phytosanitaires" précise Xavier Renaud du pôle environnement au sein de l'association. "La solution n'est pas de remplacer un produit par un autre qui arrive sur le marché, mais de jardiner autrement..."

Info +

Depuis le 1er janvier 2019, la vente, l'usage et la détention  des produits phytosanitaires de synthèse est désormais interdit. L'ensemble des déchetteries du Sybert peuvent collecter bidons de produits pesticides.

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