Aux urnes ! le mode d'emploi de la présidentielle...

Publié le 07/05/2017 - 08:00
Mis à jour le 07/05/2017 - 19:23

Près de 47 millions d’électeurs dont 830.000 Francs-Comtois sont appelés ce 7 mai 2017  pour élire le 8e  président de la Ve République. En Franche-Comté, les  bureaux de vote sont ouverts de 8h à 19h. 

C’est parti !

MODE DE SCRUTIN

Le chef de l’État est élu au suffrage universel direct, au scrutin uninominal majoritaire à deux tours, pour un mandat de cinq ans renouvelable une fois.

Un candidat est vainqueur s’il a obtenu la majorité absolue des voix du 1er tour, ce qui n’est encore jamais arrivé sous la V République. Il doit recueillir la majorité absolue des suffrages exprimés en un ou deux tours.

Aucun candidat n'a été élu au premier tour depuis l'instauration, en 1962, du suffrage universel direct.

Les 66.546 bureaux de vote de Métropole ouvriront à 8h et fermeront à 19h :  une heure plus tard que lors des présidentielles précédentes. Dans certaines grandes villes, les bureaux resteront ouverts jusqu'à 20H00. 

Dans le Doubs, on compte 765 bureaux de vote pour 383 686 inscrits sur les listes éléctorales

Les votants inscrits sur les listes éléctorales doivent se présenter au bureau de vote auquel ils sont rattachés avec une pièce d’identité

En outremer, le vote aura eu lieu les samedi précédant les deux tours (22 avril, 6 mai) dans certains territoires: Guadeloupe, Guyane, Martinique, Saint-Barthélemy, Saint-Martin, Saint-Pierre et Miquelon et en Polynésie française. A La Réunion, Mayotte et en Nouvelle-Calédonie, il se déroulera comme en métropole.

  •  Les électeurs auront à leur disposition dans les bureaux de vote (69.245 au total en métropole, en outremer et à l'étranger) des bulletins au nom de chaque candidat.

SÉCURITÉ

Plus de 50.000 policiers et gendarmes, appuyés par 7.000 militaires de l'opération Sentinelle (déployés en permanence sur le territoire national depuis les attentats jihadistes de janvier 2015 à Paris), sont mobilisés. C'est la première fois qu'une présidentielle se déroule sous le régime de l'état d'urgence, instauré dans la foulée des attentats du 13 novembre 2015.

SECOND TOUR 

Arrivés en tête au premier tour, Emmanuel Macron et Marine Le Pen sont les deux candidats du second tour de la Présidentielle.  

A noter qu'aucun candidat n'a été élu au premier tour au suffrage universel sous la Ve République. 

CANDIDATS 

Au premier tour, les électeurs devront choisir entre onze candidats. C'est un de plus qu'en 2012, mais cinq de moins qu'en 2002, où un nombre record de candidatures avait été enregistré. 

Marine Le Pen, 48 ans (Front National, extrême droite), François Fillon, 63 ans (Les Républicains, droite) Emmanuel Macron, 39 ans (En marche!, centre) Jean-Luc Mélenchon 65 ans (La France insoumise, gauche radicale) ont distancé dans les sondages le socialiste Benoît Hamon, 49 ans. 

Les autres candidats sont: les souverainistes Nicolas Dupont-Aignan, 56 ans, Jacques Cheminade, 75 ans et François Asselineau, 59 ans, les trotskistes Nathalie Arthaud, 47 ans et Philippe Poutou, 50 ans, le député et ancien berger Jean Lassalle, 61 ans.

  • M. Nicolas DUPONT-AIGNAN : 4,7%
  • Mme Marine LE PEN : 21,3%
  • M. Emmanuel MACRON : 24,01%
  • M. Benoît HAMON : 6,36%
  • Mme Nathalie ARTHAUD : 0,64%
  • M. Philippe POUTOU : 1,09%
  • M. Jacques CHEMINADE : 0,18 %
  • M. Jean LASSALLE : 1,21 %
  • M. Jean-Luc MÉLENCHON : 19,58%
  • M. François ASSELINEAU : 0,92 %
  • M. François FILLON : 20,01 %

Participation du 1er tour : 77,77% (79% en Franche-Comté)

VOTE BLANC 

Le vote blanc, qui permet d'exprimer un refus de choix, n'est pas reconnu en France. Depuis une loi de 2014, ces bulletins sont décomptés séparément des votes nuls et annexés en tant que tels au procès-verbal de chaque bureau de vote, mais ils ne sont pas pris en compte dans le calcul des suffrages exprimés.

Les bulletins vierges et les enveloppes vides (votes blancs) ne sont plus assimilés  sont désormais pris en considération dans une catégorie à part entière.

A noter que les bulletins raturés, déchirés ou non conformes au code électoral sont déclarés nuls. 

PROCURATION

Trois catégories d'électeurs sont autorisés à voter par procuration: ceux qui en raison d'obligations professionnelles, d'un handicap, pour raison de santé ou en raison de l'assistance apportée à une personne malade ou infirme, ne peuvent être présents dans leur commune d'inscription. Les électeurs attestant sur l'honneur qu'en raison d'obligations de formation, parce qu'ils sont en vacances ou résident dans une commune différente, ils ne sont pas présents dans leur commune d'inscription. Les personnes en détention provisoire et les détenus purgeant une peine n'entraînant pas une incapacité électorale.

Pour établir une procuration, il faut choisir un mandataire inscrit sur les listes électorales de la même commune.

La demande se fait au commissariat, à la gendarmerie ou au tribunal d'instance. A l'étranger, les procurations sont établies par les autorités consulaires. La personne qui veut se faire représenter doit se présenter personnellement, munie d'une pièce d'identité et d'une déclaration sur l'honneur. La présence du mandataire n'est pas nécessaire. 

Le mode d'emploi du vote par procuration 

RÉSULTATS

Aucun résultat, hormis ceux concernant l'abstention, ne pourra être communiqué avant la fermeture du dernier bureau de vote, à 20h , y compris ceux des collectivités où le scrutin se sera déroulé la veille. 

L'investiture du nouveau président de la République devra avoir lieu au plus tard le 14 mai 2017, date d'expiration du mandat de son prédécesseur.

Les précédents présidents sont : 

  • 2012-2017 : François Hollande (socialiste)
  • 2007-2012: Nicolas Sarkozy (droite)
  • 1995-2007: Jacques Chirac (droite), qui a enchaîné un septennat et un quinquennat 
  • 1981-1995 : le socialiste François Mitterrand, qui a effectué deux mandats de sept ans


présidentielle 2017

Présidentielle : B. Romagnan salue la victoire de Macron même si elle " ne partage pas ses propositions "

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Présidentielle 2017 : la réaction de Jean-Louis Fousseret

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Présidentielle 2017 : la réaction de Sophie Montel (FN)

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